La lettre de l'économie en Aveyron
Déc. 2006
Numéro 13


Edito

En guise de vœux

La RN 88 à deux fois deux voies le plus rapidement possible, un marché porteur, des réponses satisfaisantes aux besoins en emplois, des conditions de concurrence raisonnables dans un monde de plus en plus ouvert, le plaisir de relever les défis…
C’est bientôt la période des vœux.
Et ceux des entreprises sont ceux que l’on peut, sans risque, formuler pour l’Aveyron : marier harmonieusement le développement et les territoires sur lesquels il se construit, produire des richesses sans oublier la place essentielle des solidarités, être efficace en respectant la qualité du patrimoine naturel et l’héritage du savoir-faire.
Les indicateurs les plus récents en termes d’actifs (plus de 8 400 emplois supplémentaires entre 1990 et 2005) comme ceux qui touchent à l’attractivité (35 000 nouveaux Aveyronnais en 10 ans) et à l’évolution démographique (plus 8 000 habitants depuis le recensement de 1999) prouvent que nous sommes sur la bonne voie.
Je souhaite que l’Aveyron puisse continuer à avancer sur ce modèle d’équilibre que beaucoup nous envient et que de plus en plus de personnes souhaitent venir partager.
Ainsi, le département et son économie continueront à réussir ensemble.

Jean PUECH
Président d'Aveyron Expansion

Au sommaire
Macro économie
> L’aéronautique civile, un marché qui reste porteur…

Collectivités
> Navigabilité du Lot en Aveyron, un grand projet structurant et d’aménagement sur le Bassin de Decazeville et ses communes rurales !

> Agenda
Vie des entreprises
> L’Entreprise Sévigné : une diversification qui en fait un groupe

Entrepreneurs aveyronnais
> Patrick ARCHIER, un homme passionné

A la une  

A VILLEFRANCHE DE ROUERGUE, BLANC AERO INDUSTRIES ouvre ses portes…

"La fille de Jean Vaurs, l’inventeur dans les années 1920 du procédé de matriçage à chaud, a fait du chemin… Par des alliances progressives avec les pionniers de la visserie, du décolletage ou de la forge (Japy, Viellard Migeon, Martouret, S.I.D., Bohly…), la Bomap est devenue Blanc Aero Industries filiale de Lisi Aerospace, le n° 3 mondial des fixations pour l’Aéronautique et l’Espace.
Le site de Villefranche de Rouergue est tout particulièrement reconnu et spécialisé dans les fixations moteurs et pièces critiques. A l’exception probable des avions produits en Russie ou en Chine, pas un ne vole sans une pièce Lisi Aerospace et pas un ne vole sans une fixation fabriquée à l’usine de Villefranche de Rouergue.

La diversité des clients et des qualifications est importante : Airbus, Rolls-Royce, Dassault, Bombardier, Eurocopter, Safran, Pratt et Whitney, General Electric … ce qui met en partie l’Entreprise à l’abri des « turbulences momentanées » de tel ou tel constructeur.

Aussi, M Bernard Cazes, directeur de la Division Moteurs et Pièces Critiques de Lisi Aerospace pour l’Europe, affiche-t-il un certain optimisme pour 2007, précisant que les effectifs globaux qui sont passés à 620 à Villefranche de Rouergue, pourraient encore croître de 40 ou 50 dans les prochains mois !

LISI qui est coté au Second Marché à la Bourse de Paris a 3 branches d’activités :
- Fixations aéronautiques avec LISI AEROSPACE.
- Fixations automobiles avec LISI AUTOMOTIVE.
- Composants d’emballages pour la parfumerie et les Cosmétiques avec LISI COSMETICS

Blanc Aero Industries est une pièce maîtresse de Lisi Aerospace qui progresse fortement avec plus de 2 500 personnes et un chiffre d’affaires qui pourrait se dessiner autour de 360 M€ pour 2007. L’ensemble du Groupe LISI représente environ 6 000 personnes et près de 700 M€ de chiffre d’affaires.

La journée Portes Ouvertes du 11 Novembre 2006, la troisième du genre après celles de 1990 et 1998, a été organisée à la suite d’une demande du personnel, relayée par le Comité d’Entreprise qui s’est fortement impliqué dans l’organisation.
Elle a représenté un réel succès avec plus de 3 000 entrées et la possibilité pour les visiteurs de découvrir une usine moderne, une usine où la technologie est fortement présente et qui sait s’adapter à la mondialisation de l’économie.
C’est la possibilité pour les jeunes d’avoir une idée de l’industrie moderne et des perspectives d’emplois qu’elle peut offrir localement…

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Telex... l'économie aveyronnaise en bref
Arc en Ciel : 20 ans de créativité et d'exigence au service des entreprises et des collectivités

Créée en 1986, l’agence de communication Arc en Ciel, dirigée par Jean-Marc Couillard, fête cette année ses 20 ans. A cette occasion, elle confirme son dynamisme avec l’ouverture d’un bureau à Millau et le recrutement d’un chef de publicité. A la pointe de la communication, l’agence se tourne maintenant vers les nouveaux médias : sites web multimédia et réalisation de films publicitaires.
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La Soberim a 60 ans et de beaux jours devant elle

Fort d’un chiffre d’affaires de 4,6 millions d’euros et d’une progression de 25 % de son activité, la Soberim peut fêter fièrement ses 60 ans. Le succès du salon professionnel qu’ils ont organisé, avec 40 exposants et plus de 300 visiteurs, fut l’occasion de présenter leur nouveau catalogue. La société ruthénoise voit son avenir serein mais ne compte pas s’endormir sur ses acquis en développant la vente par Internet et restant proche du client.

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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°13 - Décembre 2006 - Page 1

Macro économie - Collectivités


Macro-économie

L’aéronautique civile, un marché qui reste porteur…

Beaucoup de choses ont été dites ou écrites ces derniers temps sur le secteur aéronautique. Aveyron Expansion a souhaité dresser un bref état des lieux qui peut éclairer le futur immédiat de la filière.

Le marché reste très porteur puisque 27 200 avions civils sont à produire sur les deux prochaines décennies. Ce marché se répartit de la manière suivante :


Type d’avions Parts de Marché
  En nombre d’appareils
  En chiffre d’affaires
Monocouloirs
(ex. : A320, 737)
60 % 41 %
Bicouloirs moyen tonnage
(ex. : A330, A340, A350, 777, 787)
23 % 45 %
Gros porteurs
(ex : A380, 747)
4 % 10 %
Jets régionaux
(ex : ATR, Bombardier,…)
13 % 4 %

Les enjeux pour AIRBUS

Malgré les retards pris sur le lancement de l’A350, AIRBUS semble avoir remporté le marché des avions « gros porteurs ». Compte tenu des coûts de développement, BOEING ne devrait pas s’engager dans un programme concurrent.
Les vrais enjeux concernent donc les marchés « monocouloirs » et « bicouloirs moyen tonnage », qui représentent plus de 80% du marché global en volume et en chiffre d’affaires. AIRBUS devra impérativement « rester au contact » de son concurrent au travers de ses deux nouveaux programmes « New A320 » et « A350 XWB », en y intégrant notamment les innovations technologiques qui s’imposent.
Afin de faire face aux défis qui l’attendent, AIRBUS a officialisé le lancement du plan de restructuration industrielle « POWER 8 », qui prévoit notamment :
• une réduction de 2ans des délais de développement des nouveaux programmes ;
• une augmentation de productivité de 20% ;
• une réduction de 30% des frais de fonctionnement (en partie, par une baisse des effectifs mais sans licenciements secs).

Quels défis pour nos entreprises ?

Pour ses nouveaux programmes, AIRBUS va revoir sa chaîne d’approvisionnement, en resserrant le nombre de sous-traitants directs, dits de rang 1. Pour tirer le meilleur parti de ces nouveaux réseaux de sous-traitance, les PME aveyronnaises du secteur aéronautique devront maintenir un niveau élevé de compétitivité, alliant performance industrielle et innovation technologique.
Christian VIGUIER, PDG de SEFEE (Saint-Affrique) confirme cette analyse en la modérant : « Seul un programme connaît des difficultés : l’A380 et ces difficultés ne toucheront qu’une période limitée. Il est donc important de diversifier ses activités, de gérer ses coûts et de rester optimiste. Les autres programmes se portent bien… ».

Agenda économique

4ème édition du SISQA du 7 au 10 décembre 2006
La Semaine Internationale Sécurité et Qualité Alimentaires se déroulera du 7 au 10 décembre au parc des expositions de Toulouse. Des thèmes variés tels que les animaux de « la ferme » ou encore la découverte dans le parcours     « des sens » seront abordés.

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La Société de l'Information en Midi-Pyrénées
Mercredi 13 décembre de 16h30 à 19h30, un diagnostic régional de la Société de l'Information sera assuré à Toulouse à l'Hôtel de Région. L'objectif est de mesurer l'usage des T.I.C. et les mutations engendrées dans les entreprises Midi-Pyrénéennes, témoins du progrès enregistré dans ce domaine.
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Collectivités

Navigabilité du Lot en Aveyron, un grand projet structurant et d’aménagement sur le Bassin de Decazeville et ses communes rurales !

Initialement, la rivière Lot de Bouquiès à Aiguillon (270 km) avait été rendue navigable vers 1850 pour transporter le charbon et l’acier de Decazeville vers Bordeaux. Vers 1928, l’arrivée du chemin de fer mit fin à l’utilisation du Lot comme voie navigable. En 1969, Christian Bernad et son association ont pour projet de rendre à nouveau le Lot navigable et seront aidés par les anciens Ministres MM. François-Poncet et Faure. Par la suite Jean Puech, alors ministre du gouvernement Balladur, contribuera, par la décision du CIAT de Mende en 1993, à faire retenir ce grand projet structurant d’aménagement du territoire avec une enveloppe de 800 millions de Francs. Les départements du Lot-et-Garonne et du Lot engagèrent rapidement des travaux de remise en navigation. Seul l’Aveyron n’avait pas débuté la réalisation de son linéaire. Christian Tieulié, conseiller général de Decazeville relance dés 2002, le projet aveyronnais.

Les travaux ont commencé !Jean Puech, Francis Cayron, Christian Tieulié, Christian Bernad, Martin Malvy et Chantal Jourdan
Le 23 novembre 2006 s’est déroulé la cérémonie de la pose de la 1ère pierre de la restauration de l’écluse de Boisse-Penchot. Plus qu’un symbole il s’agissait bien du début des travaux suite à la Déclaration d’Utilité Publique arrivée dans les mairies le 3 novembre 2006. Le potentiel touristique et la portée économique de ce projet ont été salués par l’ensemble des personnalités présentes. Les 14 premiers km, d’un coût de 14,3 millions d’euros, ne sont qu’une partie du vaste projet de remise en navigabilité du Lot dans son ensemble, qui permettra à terme de pouvoir rejoindre le canal du midi, la Garonne, la Baïse et les autres rivières françaises et européennes ; il restera pour cela à surmonter les défis des barrages de Fumel, Luzech et Cajarc qui seront des ouvrages hautement techniques et coûteux. .

Des aménagements et des projets
Après l’écluse de Boisse-Penchot, il y aura celle de Marcenac, puis viendra la construction du barrage à clapet de Roquelongue, l’écluse et le chenal de la Roque-Bouillac faisant suite pour enfin terminer par l’écluse de Bouillac. Un programme qui sera terminé avant l’automne 2008, permettant aux premiers bateaux de naviguer à la fin de cette même année.
Les projets touristiques et économiques sur cette vallée du Lot en Aveyron sont nombreux. On peut citer pour l’exemple : un bateau promenade et restaurant, des investissements pour l’hébergement individuel et collectif, la remise en place des chemins de halage, les vélosroutes, une marina, un mini port pour enfants, des promenades en gabarres…
Nul doute que ce grand projet sera fédérateur des acteurs de tous horizons, et s’intégrera bien avec les sites touristiques déjà existants : Conques, les Bastides du Rouergue, Figeac, La Maison de la Rivière de St-Parthem, le château de Gironde, le village de la Vinzelle, Almont les Junies et son stockfish, le Musée de la Mine d’Aubin…

 
Lettre de l'économie en Aveyron - n°13 - Décembre 2006 - Page 2

Vie des entreprises

Entreprise  

L’Entreprise Sévigné : une diversification à l'origine d'un groupe

usine à béton de l'entreprise SévignéDans le secteur des Travaux Publics, SEVIGNE est incontournable, qu’il s’agisse de terrassements, de génie civil, de goudron, de préfabrication d’agglos, d’assainissement, de carrières… L’histoire a commencé il y a un demi-siècle avec Jacques SEVIGNE qui s’est lancé dans les activités de terrassements. Il s’est attaché à faire grandir son entreprise sur les conseils d’ingénieurs de l’Equipement, en rajoutant des activités de revêtements, et profitant des gros chantiers du département. L’entreprise est depuis 1982 aux commandes de Marc Sévigné son fils. Le groupe Sévigné ou AGCS (Avenir Génie Civil Sévigné) c’est aujourd’hui une holding de 6 filiales, près de 300 salariés et un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros. Les 6 filiales ont chacune leurs activités passant des travaux publics (80 % de l’activité du groupe) à l’exploitation de carrières (au nombre de 6), la préfabrication du béton ou encore l’assainissement.

Un esprit d’entreprise
Dans cette structure, le recrutement est fondé sur l’homme et ses valeurs, « Il faut un véritable feeling » précise Marc Sévigné. Aussi prend-t-il un soin tout particulier à recevoir ses collaborateurs avant le recrutement. Il participe à toutes les réunions du comité d’entreprise et s’efforce de rencontrer régulièrement ses équipes. Et cela paie : le faible turnover tout comme de l’absentéisme, la productivité, l’ambiance, autant d’indicateurs au vert qui plaident pour l’efficacité de la méthode. Nous sommes face à une entreprise à l’image de son territoire, fière de ce qu’elle est, fière de ce qu’elle fait avec une véritable identité.

Un avenir pris en main
L’activité semble pérenne pour les 10 ans à venir et ce malgré la baisse d’activité logique suite à l’achèvement de l’A 75. Il s’agit dès lors de savoir anticiper et d’accompagner cette anticipation par la formation, la polyvalence devenant le maître mot : « Il nous faut diversifier notre activité pour éviter toute dépendance » précise Marc Sévigné. Il nous confie qu’il n’est pas question de régresser ni de croiser les bras. Le « tarissement » des travaux prévisible au plan local devra être compensé ailleurs et d’autres activités devront être recherchées. Sur l’assainissement, SEVIGNE s’est déjà fait un nom. Il veut affirmer sa notoriété. L’environnement ne le laisse pas indifférent. L’entreprise a déjà recyclé des boues de carrière et produit des fertilisants. Elle pourrait bien s’intéresser demain aux déchets… Une diversification à l’image de ce groupe, précoce, surprenante et avisée.

Innovation : produits, services, marques...

La SARL Pourquié distinguée par MIDITECH

La Société Pourquié à Rivière sur Tarn est bien connue dans le travail du fer. Elle l’utilise essentiellement pour réaliser du mobilier en tout genre et du mobilier ergonomique pour enfants et plus largement pour l’éducation. Soucieuse de faire évoluer ses produits, elle a réalisé une nouvelle table et une chaise qui lui ont valu de recevoir le prix Hubert Curien 2006 à travers le « coup de pouce » MIDITECH Midi-Pyrénées. Le jury de sélection a voulu souligner la capacité d’innovation et l’originalité des fabrications de cette PME aveyronnaise qui emploie 35 personnes à Rivière sur Tarn et a de bonnes perspectives de développement. L’entreprise Pourquié confirme ainsi la capacité d’innovation des petites entreprises.

Technologies clés 2010

Ce document, téléchargeable gratuitement sur le site du MINEFI, présente les prochaines technologies porteuses, secteur par secteur, en terme d’attractivité et de compétitivité.
Document disponible sur www.industrie.gouv.fr/liste_index/technocles2010.html

Le SIAL, reflet des tendances de consommation alimentaire

Le 21ème Salon International de l’Alimentation (SIAL), s’est déroulé fin octobre à Paris. Cette manifestation a réuni 5200 exposants provenant de 99 pays et plus de 135 000 visiteurs. L’Aveyron était représenté au travers de plusieurs  entreprises : Société des caves, Roquefort Papillon, Roquefort Vernières, Fromageries occitanes, Carles, Fromager du causse mais aussi Arcadie Sud ouest, SACOR-Bastides Salaisons, Fromentiers de France, Marie de Livinhac.
Le SIAL permet de repérer les grandes tendances de consommation. En 2006, l’importance de la notion de « plaisir / santé » se confirme : présence forte des fruits et légumes dans la composition des produits à l’image de Knorr vie (jus de légumes et de fruits à boire en dose quotidienne), importance des produits diététiques « légers et bons ». Les produits éthiques (commerce équitable, produits citoyens) sont également bien présents. En revanche la notion de praticité s’est normalisée. Les ouvertures faciles, les poignées pratiques ne sont plus des « plus » pour les consommateurs… même si leur absence pourrait être considérée comme un « moins ».
Liens possibles :
Etude Réalisée pour l'ANIA, par TNS SOFRES : L’industrie alimentaire française vue par ses consommateurs et ses principaux acteurs

 
Lettre de l'économie en Aveyron - n°13 - Décembre 2006 - Page 3

Entrepreneurs Aveyronnais

Portrait  

Patrick ARCHIER, un homme passionné

Issu d’une famille ardéchoise, Patrick Archier a passé son enfance en Rhône-Alpes. Sa formation de chimiste, comme ses parents, doublée par celle d’électronicien lui a donné une culture scientifique et industrielle.
Après quelques brèves expériences, que ce soit dans les silicones ou les huiles moteurs, il rentre à la Société Nouvelle d’Affinage des Métaux de St Quentin Fallavier près de Lyon au service laboratoire et plus précisément au sein de la R&D (Recherche et Développement).

Une confiance qui s’est avérée payante

L’activité de SNAM, depuis les années 80, consiste à extraire le cadmium contenu dans les accumulateurs nickel cadmium usagés ainsi que des résidus et déchets de leur production. De part la nature de ses activités, cette entreprise a souhaité s’implanter et s’agrandir dans le bassin de Decazeville. SNAM a pu, grâce au plan de reconversion de l’entreprise Vieille Montagne, embaucher du personnel qualifié.
Patrick ARCHIER, fortement impliqué dans le projet d’implantation du nouveau site de Viviez, en prit tout naturellement la direction. C’était, malgré ses 25 ans, récolter les fruits de son implication et de sa motivation.
Il s’installe donc en Aveyron et prend les rênes de cette nouvelle unité de 23 salariés en 1988. Des conditions favorables, grâce au cours du cadmium plutôt élevé à cette période, a permis à SNAM un démarrage encourageant. La capacité de traitement de cette nouvelle unité (4 000 tonnes/an) était près de trois fois supérieure à celle de l’usine de St Quentin Fallavier.

Un homme qui veut encore faire avancer SNAM

SNAM, c’est aujourd’hui 65 salariés et un chiffre d’affaires d’environ 11 millions d’euros pour 2005.
Dans un secteur fortement concurrentiel, mais qui reste porteur, les évolutions techniques des batteries contraignent à un développement et à une recherche en continu de nouveaux procédés : « l’adaptabilité reste primordiale surtout au niveau des techniques de recyclage de nouveaux produits comme les batteries de téléphones portables et c’est ça le plus intéressant », précise cet homme issu de la R&D. La veille technologique reste donc indispensable et les commerciaux sont nos premiers informateurs, dans un milieu où « 50 % des accumulateurs que nous traitons aujourd’hui n’existeront plus dans 10 ans ».
Actuellement, SNAM est le plus gros recycleur de batteries au monde. Le premier objectif de Patrick ARCHIER : « Rester N°1 ». Son avenir est décidément lié à cette société. Après 18 ans dans le département, il est devenu Aveyronnais, sans aucun doute. Son équilibre : travail et qualité de vie !
A terme, son ambition est de doubler la capacité du site, ce qui représente l’un des nombreux challenges que se fixe ce passionné : « j’ai encore de très nombreux projets à réaliser à Viviez ».

Pour plus d'infos

Brèves, les gens ...
Philippe Taillez nouveau directeur de SOPAVE à Viviez
Monsieur Philippe Taillez a été nommé le 6 septembre 2006 directeur de SOPAVE, Société Pour l'Amélioration et la Valorisation de l'Envrionnement qui compte 85 salariés et dont le chiffre d'affaires atteint 9 500 000 € .
Dominique Neuville société SAS TPI
Madame Dominique Neuville qui a racheté le 1er mai 2006 la SARL SAS TPI, entreprise de propreté à Decazeville est une figure de proue des « femmes qui prennent l’initiative » en Aveyron comme l’illustrait le salon du même nom en cette fin d’année. Elle s’affirme aujourd’hui en tant que gérante de la société.
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