La lettre de l'économie en Aveyron
Mai 2007
Numéro 18


Edito

L’économie, ce n’est pas du spectacle !

Dans un contexte de croissance modeste de l’économie française, l’Aveyron tire bien son épingle du jeu avec une nouvelle progression de l’emploi salarié de 1,2% et un niveau soutenu des investissements des entreprises.
Lorsque se présentent des difficultés (comme récemment pour le couteau de Laguiole), il faut savoir mobiliser les énergies pour faire face. C’est ce que font les chefs d’entreprises. C’est le métier d’Aveyron Expansion.
Le développement économique -et donc l’emploi- sont des domaines qui réclament la plus grande rigueur dans l’information publique. L’économie, ce n’est pas de la politique-spectacle. Pour l’oublier parfois, certains courent le risque de faire échouer des opérations sur lesquelles se joue l’avenir d’un site, d’une filière. Ce n’est pas une attitude responsable. Ce n’est pas ma vision des choses.
La démarche appliquée par Aveyron Expansion est tout le contraire de cette méthode. L’Agence de développement économique du Département travaille dans la discrétion. C’est la marque de son professionnalisme. C’est une exigence qui se mesure aux résultats obtenus.

Jean PUECH
Président d'Aveyron Expansion

Au sommaire
Macro économie
> Le marché de la charcuterie en France

Collectivités
> Le marché de Laissac : emblème économique et traditionnel de l'Aveyron

> Agenda
Vie des entreprises
> Manoir Alexandre : une vraie culture gastronomique

Entrepreneurs aveyronnais
> Pierre Foucault a choisi l'Aveyron


A la une  

Prologis et l’Aveyron, le début d’une belle histoire…

Le 3 mai dernier, Jean Puech, Président du Conseil Général de l’Aveyron, et Jean-Louis Lazuech, Vice-Président de Prologis, étaient réunis à Rodez pour signer une convention de partenariat entre le Département et le Groupe d’envergure qu’est Prologis, garantissant ainsi l’implantation de ce dernier sur le parc d’activités Départemental de Sévérac-le-Château. Les élus concernés -et en particulier Monsieur le Député Maire de Millau, Monsieur le Sénateur Maire de Sévérac, le Président du Parc Naturel Régional des Grands Causses et le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Millau- manifestaient, par leur présence, leur soutien à l’arrivée du plus important propriétaire, développeur, bailleur et gestionnaire de plates-formes logistiques au Monde.

Prologis, 1er investisseur patrimonial
Avec l’évolution du tissu industriel, l’émergence des pays à main d’œuvre à faible coût, les délocalisations, les habitudes d’achat qui changent… la réalisation des grands circuits d’acheminement était nécessaire. Prologis en a fait son métier. Elle met à disposition des acteurs de la logistique des solutions immobilières. « Nous achetons des terrains, nous construisons des entrepôts et nous les mettons à disposition de nos clients » explique Jean-Louis Lazuech. L’originalité de Prologis tient en sa position d’unique investisseur patrimonial : elle garde la totalité des bâtiments qu’elle développe. Contrairement aux promoteurs immobiliers qui revendent leurs biens, la stratégie de Prologis est de mettre en réseau un certain nombre de plates-formes logistiques. « En créant un réseau de plates-formes logistiques, on crée un réseau de clients. C’est notre grande force. » lance le Vice-Président de Prologis. Une logique de mise en réseau qui peut être mondiale au travers des clients. En témoignent les clients actuels de Prologis que sont les « chargeurs » (Rossignol, Nestlé, Danone…), les grands distributeurs (Auchan, Carrefour, Décathlon…) et les prestataires logistiques qui pourraient bientôt remplir les bâtiments (50 000 m²) prévus à Sévérac-le-Château. Prologis est déjà propriétaire d’un peu plus de 2,5 millions de m² d’entrepôt en France, de plus de 8 millions en Europe et de près de 39 millions dans le monde. Mais le plus important étant le taux d’occupation de ces bâtiments : 97 % en France. La saturation des entrepôts conduit Prologis à développer ses points d’implantation mais aussi à proposer des offres spécifiques qui répondent aux besoins du client.

Jean Puech et Jean-Louis Lazuech

L’Aveyron, point d’entrée du Sud-Ouest
Après avoir conquis les grands bassins de consommation (régions parisienne, lyonnaise et marseillaise), Prologis a décidé d’aborder le Sud-Ouest par l’Aveyron grâce à la position stratégique du parc d’activités départemental de Sévérac, à la croisée de la RN88 et de l’A75. « La nouvelle gestion des flux engendrée par le viaduc de Millau a bien évidemment pesé dans notre choix de nous implanter en Aveyron » dit Jean-Louis Lazuech. Rappelons-le, emprunter l’A75 et son fameux viaduc revient à gagner 1h12 de temps, à économiser 67 km, 25 L d’essence et 46 € de péage. Après cette réflexion, Prologis s’est associée à Aveyron Expansion et à Eiffage pour étudier l’opportunité de s’implanter à Sévérac. Aujourd’hui, le partenariat entre le Département et Prologis est signé. La machine est lancée. Avis aux logisticiens. 50 000 m² seront à pourvoir sur un terrain de 10 ha. Le premier bâtiment verra le jour en 2009, dès sa commercialisation. En attendant, d’importantes réflexions vont être menées sur l’intégration du projet en terme d’accessibilité, de paysage, de commercialisation et de développement des services. « C’est la signature de la modernité » lance Jean Puech.

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Telex... l'économie aveyronnaise en bref
Aerospace Valley, moteur de croissance et d’emploi

Le pôle de compétitivité Aéronautique, Espace et Systèmes Embarqués des régions Midi-Pyrénées et Aquitaine qui rassemble entreprises, centres de recherche, centres de formation et institutions concernés par le secteur est à présent opérationnel au travers de l’association Aerospace Valley. Ses objectifs : devenir le leader aéronautique mondial et créer 40 000 emplois dans les 20 ans qui viennent. Le 20 avril dernier, Aveyron Expansion a réuni les entreprises aveyronnaises du secteur et les différents partenaires locaux pour recevoir à Rodez une délégation d’Aerospace Valley, venue présenter le bilan du déploiement opérationnel du pôle, un panorama des programmes technologiques et des exemples de projets de coopération portés par des PME des 2 régions. Soit un bel avenir qui se profile devant les entreprises aveyronnaises du secteur…
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UNICOR lance les Halles de l’Aveyron

Bernard Cazals, Président du Groupe UNICOR, vient d’annoncer la création d’un pôle de distribution alimentaire « Les Halles de l’Aveyron » qui proposera 1400 références de produits sur une surface de 720 m², ayant vocation à se développer partout en France. Porte drapeau de l’identité gastronomique aveyronnaise, les Halles de l’Aveyron offriront entre autre un point restaurant avec une vitrine des produits proposés et pourront, dans les grands centres urbains, servir de fournisseur privilégié aux restaurateurs soucieux de rajouter les produits du terroir à leur carte. Cette initiative permettra de positionner les marques et grandes marques de l’Aveyron comme Roquefort, les Tripoux de la Naucelloise, les liqueurs Marius Bonal et bien entendu le Marcillac et les produits carnés du groupe. UNICOR garantit une très forte implication du personnel dans le conseil à la clientèle.
Bernard Cazals affirme ainsi la volonté du groupe de s’engager plus encore dans ses activités les plus rentables. La distribution est en augmentation de 10 %/an à travers 43 magasins de jardinerie répartis sur l’ensemble du territoire aveyronnais ainsi que sur Languedoc-Roussillon et représente 25 millions d’€ de chiffre d’affaires. Le Groupe UNICOR a réalisé en 2006 un chiffre d’affaires de 200 millions d’€ sur l’ensemble de ces activités (distribution, alimentation, équipement, organisation de producteurs ovins, bovins, activité palmipède et caves des vignerons du vallon) et un résultat consolidé de 3,6 millions d’€. Il emploie aujourd’hui 542 salariés.
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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°18 - Mai 2007 - Page 1

Macro économie - Collectivités


Macro-économie

Le marché de la charcuterie en France

Le marché de la charcuterie est en pleine évolution.

La conjoncture s’améliore. La charcuterie bénéficie d’un regain d’intérêt de la part des industriels et des investisseurs. Le report de consommation sur la viande de porc lié au risque de grippe aviaire, les efforts d’innovation des industriels et le développement de l’offre économique (Marques De Distributeurs et discount) contribuent à accroître le chiffre d’affaires de la charcuterie libre service des hypermarchés et supermarchés.

Le circuit MDD constitue une réelle opportunité pour un secteur dominé par des structures de taille modeste qui disposent de ressources marketing et R&D limitées. La problématique de la taille critique devient néanmoins de plus en plus cruciale. Les charcutiers/salaisonniers sont contraints de faire face aux pressions des distributeurs et tentent de réduire leur dépendance vis-à-vis des cours de matières premières.

Entrée à base de charcuterie à démouler et prête à l'emploi. Conditionnement individuel dans une coupelle en plastique de 70g. Photo © SIAL

Les marques nationales redoublent d’inventivité pour revaloriser leur offre et améliorer l’image de produits à « mauvaise réputation » nutritionnelle ( trop gras, trop salés…) Pour cela, elles utilisent des leviers tels que la praticité/ le snacking , la nutrition/santé, le terroir.

Les stratégies de diversification se multiplient. Les industriels tentent de se déployer sur de nouveaux segments de marché (sandwichs, plats cuisinés ou tartes salées) et visent de nouveaux débouchés parmi lesquels la restauration et l’industrie d’assemblage. La restauration rapide notamment est un débouché particulièrement porteur pour les charcutiers/ salaisonniers de même que le marché de la fabrication de Produits Alimentaires Intermédiaires ( PAI ) en progression de 6 à 10 % en volume par an.

Une étude Aveyron Expansion relative au marché de la charcuterie sera disponible fin juin 2007.


Agenda économique

2ème édition du Carrefour des Métiers les 11 et 12 mai
Les vendredi 11, de 15h à 22h, et samedi 12 mai, de 10h à 17h, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Aveyron, en partenariat avec le Département, ouvrira ses portes au public. Cet espace de rencontre pour les futurs apprentis et les maîtres d’apprentissage propose de nombreuses animations et démonstrations. Ce sera l’occasion de découvrir les 30 formations dispensées par le CTM (Centre Technique des Métiers) dans des domaines aussi porteurs que le bâtiment, la réparation automobile, les métiers de l’alimentaire… mais aussi de consulter les offres et les demandes d’apprentissage.
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Agenda des actions internationales des CCI
Les PME/PMI françaises exportatrices peuvent désormais consulter l’agenda de toutes les actions internationales des CCI pour l’année 2007. Cela concerne aussi bien des missions de prospection collectives accompagnées par les CCI dans un pays étranger que des stands collectifs, des visites, des salons étrangers, des journées pays d’information et des rendez-vous individualisés avec les experts des CCI et des CCI françaises à l’étranger...
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Collectivités

Le marché de Laissac : emblème économique et traditionnel de l’Aveyron

Le marché aux bestiaux de Laissac a traversé les époques et reste aujourd’hui un élément incontournable de l’économie aveyronnaise. Sa réputation n’est plus à faire. Vendeurs et acheteurs se côtoient chaque mardi, au milieu des bêtes, dans une ambiance particulière.

Les marchands parquant leurs bestiaux

« Il est 5h00, Laissac s’éveille… »
C’est à l’aube que les marchands locaux et ceux des contrées voisines déchargent leurs bestiaux sur le foirail de Laissac. Vêtus de leur blouse noire et chaussés de bottes, ces usagers du marché attachent les bêtes de boucherie dans les barres et parquent les bovins d’élevage, parfois un peu têtus, dans les box, réservés à l’année par chacun ou à plusieurs. Rigueur et organisation sont de mise pour être à l’heure. On peut loger jusqu’à 2000 bêtes sur le foirail. Sans discipline, il paraît improbable de contenir les tentations de chacun. C’est pourquoi Yves Boyer, le seul Maire de France à être Directeur du marché aux bestiaux de sa commune, épaulé de 6 partenaires sur le « carreau », veille, de son « perchoir », à la bonne organisation du placement des bovins. Et surtout à ce que vendeurs et acheteurs ne commencent pas les transactions avant l’heure. « Ceux qui viennent de très loin pour acheter des bêtes doivent pouvoir choisir en même temps que les autres acheteurs » explique Yves Boyer. Gare aux impatients qui seront punis par une amende ! C’est à 8h00 que commence la vente des bovins de boucherie et que l’on tire les rideaux pour séparer les bovins de boucherie des bovins d’élevage. Ainsi, ceux qui n’achètent pas vaches, génisses ou taureaux destinés à la boucherie ne peuvent regarder à la dérobée les bestiaux d’élevage pour commencer à choisir leur future acquisition. La vente des bovins d’élevage commence à 8h45.
Le mardi est incontestablement le jour des transactions à Laissac. Ce jour là, les bovins ont droit à toutes les attentions. Les bêtes de boucherie se vendront de 2 à 4,5 €/kg carcasse. Les bovins d’élevage sont estimés et vendus à la pièce. Acheteurs et vendeurs traitent ensemble toute la matinée devant les parcs et les barres où les bestiaux sont exposés au regard expert des professionnels. Fort de son succès, ce marché de gré à gré est aussi le lieu des travaux pratiques d’une école qui forme à la commercialisation du bétail. Les élèves viennent exercer leurs compétences à estimer le poids et le rendement d’une bête.
La matinée du mardi passe vite à Laissac. Dès 9h20, c’est l’embarquement des bovins. Il dure parfois toute la matinée. Certains repartent avec plus d’une centaine de bestiaux achetés. Souvent ce sont de grands groupes français de la viande (comme Socopa, Bigard mais il y a aussi la SA Poujol, Spanghero…) qui sont de très gros acheteurs. Au marché de Laissac, on ne se quitte pas comme ça. Vient l’heure du casse croûte aux tripoux et de sa convivialité, dans les commerces environnants. Le mardi, c’est « le tout Laissac » qui est en ébullition au grand bonheur de l’économie locale. Le marché des commerçants non sédentaires draine beaucoup de monde ce jour là. Et encore plus l’été où les visiteurs affluent. Il accueille régulièrement 500 à 600 touristes pour une visite guidée.

Les rideaux séparent les bêtes de boucherie des bêtes d'élevage

Une assise emblématique
Cette fameuse foire dont les origines remontent au XVème siècle est le 3ème (sur 60) marché national avec 135 553 bêtes commercialisées en 2006 (après Sancoins dans le Cher et Parthenay dans les Deux-Sèvres) et le 1er dans le Sud de la France. Elle fêtera ses 30 ans cette année. Pour l’occasion, elle sera le siège du congrès de l’Association Européenne des Marchés aux Bestiaux (AEMB), du 26 au 29 mai prochain, avec un programme très aveyronnais qui ne devrait pas décevoir les congressistes venus de toute l’Europe.
La traçabilité des bêtes garantit la qualité des bovins et des ovins. Le marché de Laissac, surtout connu pour son commerce de bovins (75 000/an), écoule aussi 60 000 ovins/an et 5 000 porcs/an.
La zone d’influence du marché de Laissac ne concerne pas moins de 6 régions administratives et 20 départements. Les acheteurs viennent de loin pour acquérir les bestiaux présents sur le marché. « L’Italie a beaucoup acheté, l’année dernière, et à des prix chers » précise Yves Boyer. L’A75 et le viaduc de Millau ont amené de nouveaux clients et le doublement de la RN88 préfigure une nouvelle phase de développement du laissagais. Laissac qui compte désormais plus de 1500 habitants participe de près au renouveau du département.

 
Lettre de l'économie en Aveyron - n°18 - Mai 2007 - Page 2

Vie des entreprises

Entreprise  

Manoir Alexandre, une vraie culture gastronomique

La SAS SEMA à Espalion, plus connue sous la marque Manoir Alexandre qu’elle commercialise, a positionné son activité sur des produits de bouche. Ce fabricant et distributeur de produits alimentaires haut de gamme s’est doté, avec le temps, d’un outil performant.

Caille fourrée au foie gras de canard

La vitrine alimentaire de la vallée du Lot
Créée à Saint-Geniez en 1970 par Monsieur Semenzin père, l’entreprise s’est d’abord exercée 15 années dans le domaine de la distribution de charcuterie. C’est seulement en 1985 que la marque Manoir Alexandre qui estampille les produits fabriqués par la SAS SEMA à partir de canard gras, a vu le jour. L’unité de production, initialement basée à Estaing, au Manoir Alexandre d’où la société tient le nom de sa marque, a très vite rejoint l’activité de distribution à Espalion déménagée elle, dès 1974. C’est ainsi qu’à partir de cette zone de chalandise du Nord Aveyron et des départements limitrophes, la conserverie fabrique des produits alimentaires à base de foie gras et commercialise des produits de charcuterie.
La société, où travaillent le père et ses 2 fils (Laurent et Patrick), s’est positionnée sur du haut de gamme. « Notre choix est de développer un niveau de qualité supérieur plutôt que de fabriquer de grandes séries » lance Patrick Semenzin, Directeur Général de SAS SEMA. « Nous ne sommes pas taillés pour la grande distribution » ajoute-t’il. Les produits sont variés : pas moins de 150 « à l’affiche » dans le domaine du canard, et 1000 environ dans le domaine des produits de charcuterie, salaison et plats cuisinés. Le foie gras entier de canard est aussi emblématique chez Manoir Alexandre. Quelques spécificités sont moins connues, comme les cuisses de caille confites, mais gagnent à l’être. Plus de 120 000 cailles fourrées au foie gras par an sont fabriquées. Et tout est fait à la main ! Plusieurs distinctions ont déjà récompensé les produits Manoir Alexandre (médaille d’or, d’argent et de bronze aux différents concours nationaux). A titre d’exemple, dans le domaine de la charcuterie, la SAS SEMA a été la 1ère à être récompensée pour un produit diététique au niveau national, avec son jambon Le Fruy Oméga 3 élu « saveur de l’année » ; le reste de la série est lauréat depuis 2005. Des recettes originales qui se déclinent par saison viennent enrichir la gamme : des terrines à thèmes, comme celle aux endives pour le mois de janvier ou aux asperges pour le printemps, illustrent la stratégie de développement de l’entreprise.

Chambre froide des nouveaux bâtiments

LA SAS SEMA avance
La SAS SEMA emploie près de 70 salariés et réalise 12 millions d’€ de chiffre d’affaires dont 8 sont attribués à la simple activité de distribution. La société s’est dernièrement dotée d’une véritable plate-forme logistique, 1800 m² couverts. Cette unité de distribution qui fonctionne 24 heures sur 24 (entrée, sortie et stockage de marchandises en chambre froide) est assortie du service commercial et administratif de l’entreprise. Les transports frigorifiques sont gérés en interne, excepté sur Paris où la société sous-traite l’activité à ses voisins Ladoux et Galtier. Car les produits Manoir Alexandre sont livrés jusqu’à Paris. « Tous les jours, un certain nombre de palettes partent à Rungis et sont, par la suite, dispatchées » témoigne Patrick Semenzin. Après avoir acquis la marque « Traiteur du Rouergue » à Capdenac, l’entreprise a aussi racheté 2 entreprises sur Paris, comme point d’accroche pour un développement commercial vers le métier de la brasserie et de la restauration traditionnelle. La nouvelle étape du développement de la SAS SEMA concerne le transfert de l’unité de fabrication de Capdenac fin 2007 sur le site d’Espalion.

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Innovation : produits, services, marques...

La « Fleur de Courgette » d’Espalux

Après avoir été présentée au salon du meuble au mois de janvier, la cuisine innovante d’Espalux prénommée « Fleur de Courgette » s’expose actuellement à la foire de Paris. Il s’agit d’une cuisine entièrement électrisée et motorisée : des tiroirs télécommandés, une eau lumineuse qui change de couleur avec la température… Cette cuisine aux multiples brevets qui annonce les ambitions d’Espalux -décrocher un brevet au minimum par an- devrait être commercialisée fin 2007.
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Les produits « Bébé nature » du laboratoire du Haut Ségala

Le Laboratoire du Haut-Ségala, spécialisé dans les cosmétiques biologiques naturels qui sont distribués essentiellement dans les pharmacies et parapharmacies, lance une nouvelle gamme de produits « Bébé nature » commercialisés depuis le 1er mai dernier.
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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°18 - Mai 2007 - Page 3

Entrepreneurs Aveyronnais

Portrait  

Pierre Foucault a choisi l’Aveyron

Après un parcours qui l’a conduit aux quatre coins du globe, Pierre Foucault, aujourd’hui Directeur de RMI, a choisi l’Aveyron. En 1981, cet avant-gardiste a préféré Rodez à Tulle pour entreprendre.

Pierre Foucault

Aux quatre coins du monde
Né à Paris en 1950, Pierre Foucault y a vécu les 13 premières années de sa vie. Puis c’est dans l’Yonne qu’il passera son adolescence près de Sens, ses parents ayant fait le choix d’une vie à la campagne. Il intègre ensuite l’ENSCM (Ecole Nationale Supérieure de Chronométrie et de Micromécanique) à Besançon où il obtiendra son diplôme d’ingénieur en micromécanique en 1973. Dès lors, Pierre Foucault, embauché chez Schlumberger dans la recherche pétrolière, aborde sa destinée de voyageur « aventurier ». Il est affecté à Aberdeen, en Ecosse, où il rencontre sa femme. Pendant 4 ans, il travaille sur les plates-formes pétrolières en mer du Nord, entre les Shetland et la Norvège. « C’était une expérience intéressante » se souvient Pierre Foucault. Avant de rejoindre l’Afrique, il est muté 6 mois au Groenland. Ses dernières escales : le Gabon puis Abidjan où il sera en charge du suivi clients et marketing pour l’ensemble des pays du Sud de l’Afrique. En 1981, c’est un nouveau départ qui s’annonce pour Pierre Foucault : son envie d’entreprendre et l’arrivée de son 2ème enfant le décident à rentrer en France.

L’Aveyron, sa terre d’adoption
« Je voulais fonder ma société mais je ne savais pas de quoi ni où » explique Pierre Foucault. Tout se joua à Marseille où, fraîchement débarqué, il trouva une franchise d’électronique et d’informatique. Le franchiseur « Tandy » lui proposait Tulle ou Rodez. Il a choisi Rodez. Elle lui semblait plus dynamique et correspondait mieux à ses objectifs. C’est ainsi que, particulièrement intéressé par la vente d’ordinateurs, Pierre Foucault fut le premier à commercialiser des ordinateurs en Aveyron. Bien qu’il ait fait le choix de laisser derrière lui une situation confortable, de nouvelles perspectives s’ouvraient à lui. D’autant plus que l’Aveyron l’a très rapidement adopté. « Nous sommes arrivés en Aveyron en juillet 81. En décembre 81, nous étions déjà invités à passer le réveillon du jour de l’an chez des Aveyronnais » lance Pierre Foucault.
Une succession de « hasards », selon lui, a fait naître RM Informatique, devenue plus tard RM Ingénierie. Mais il est surtout de ces hommes qui savent saisir les opportunités. Optimiste, il n’a pas peur de se lancer. Il n’hésite pas à répondre à la demande de Jacques Ferry, kinésithérapeute à Rodez. Ce dernier sollicitant les compétences de RMI pour développer un logiciel de gestion administrative spécifique aux cabinets de kiné. Une première en France à cette époque (1983). « Il y avait tout à créer » explique le Directeur de RMI. Lors de sa venue au SICOB (Salon de l’Informatique, de la Communication et de l’Organisation du Bureau) à Paris, il trouve le moyen de participer, le lendemain, au salon de la kinésithérapie. Une centaine de demandes du logiciel, de toute la France, s’en est suivie. RMI finit par élargir sa clientèle à l’ensemble des professionnels de santé et devient, avec l’informatisation du système de santé en France, le n° 1 (avec 29000 utilisateurs du logiciel). Une autre rencontre -avec un médecin de Besançon- a décidé Pierre Foucault à développer le désormais fameux Biorescue. Ce quinquagénaire à la tête de 80 employés n’est pas du genre à vivre sur ses acquis. Il se donne perpétuellement de nouveaux objectifs. Aujourd’hui, il parle avec passion du dernier « bébé » de la maison : un nouveau système très innovant d’étude du mouvement, réalisé en partenariat avec le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique), qui devrait être commercialisé en 2008. Pierre Foucault aime les challenges. Il voit d’ailleurs en le rachat de CEGEDIM la possibilité de développer l’export et de se positionner sur des projets très importants comme le DMP (Dossier Médical Personnel). Pierre Foucault indique qu’il se plaît dans ce qu’il fait et que sa vie est désormais ici, en Aveyron.

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Brèves, les gens ...
Michel Bras à l’"espace gourmand et des savoir-faire" de Brocuéjouls

Le chef Laguiolais étoilé au Michelin a été choisi par le comité interconsulaire pour gérer l’espace de restauration de l’aire offrant une vue panoramique sur le Viaduc de Millau.
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Une nouvelle équipe à la tête de la Forge de Laguiole

La Forge a été rachetée par 5 investisseurs aveyronnais : Honoré Durand et Christian Valat -professionnels de la coutellerie qui deviennent actionnaires majoritaires-, Jean-Marc Calvet -chef d’entreprise et maire de Rignac-, Jean-Luc Bessodes -agent immobilier- et Thierry Moysset -ancien Directeur d’Espalux Bozouls-. C’est ce dernier, Thierry Moysset, qui succède à Bernard Divisia en tant que Président Directeur Général.
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Patrick Reguillon désormais Directeur d’Espalux

Suite au départ de Thierry Moysset de la direction d’Espalux Bozouls pour devenir PDG de la Forge de Laguiole, c’est Patrick Reguillon qui prend les rênes d’Espalux Bozouls.
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Lettre de l'économie en Aveyron - n°18 - Mai 2007 - Page 4