La lettre de l'économie en Aveyron
Nov. 2007
Numéro 23


Edito

Une logique de projets

Mes responsabilités m'amènent à parcourir régulièrement le département. J'ai toujours tenu lors de ces déplacements dans les cantons et dans les communes à participer à des réunions de travail avec les élus. Je m'efforce également d'aller rencontrer les chefs d'entreprise chez eux, dans leur atelier ou dans leur usine.
Je constate qu'en Aveyron les acteurs locaux ont pris l'habitude de se retrouver, de dialoguer et, autant que faire se peut, de construire ensemble.
Ils ne se mobilisent pas sur un chantier identique. Mais ils sont animés d'une même logique de projets, les uns pour bien s'insérer dans le contexte économique, les autres pour répondre aux attentes de nos concitoyens.
En abordant ainsi la réalité des situations avec la volonté d'agir dans le concret, le département est plus fort. Les bons résultats enregistrés ces dernières années dans le domaine de l'emploi ou de la démographie prouvent que c'est la bonne méthode pour réussir.


Jean PUECH
Président d'Aveyron Expansion

Au sommaire
Macro économie
> La fréquentation du viaduc de Millau progresse toujours

Collectivités
> Chambre de Commerce et d’Industrie de Rodez :
former au plus près des besoins des entreprises


> Agenda
Vie des entreprises
> JPM Bennes, l'histoire d'une reprise pas comme les autres

Entrepreneurs aveyronnais
> Gérard Laprade, un homme du Bassin, une mine de valeurs

A la une  

« Nous irons tous vivre et travailler en Aveyron »

Les Aveyronnais aiment leur département. Ils y sont attachés et si les obligations professionnelles les en éloignent, ils sont candidats au retour.

Mais à l’extérieur, quelle est l’image de l’Aveyron ?
Avant la campagne de communication grand public, le département était classé au 26ème rang quant à la notoriété. Au 19ème après, devant la Dordogne, la Savoie et tous les départements de Midi-Pyrénées et à égalité avec les Alpes de haute-Provence (source IFOP 2007). Autant dire que l’Aveyron attire. Rien d’étonnant que plus de 1 000 familles candidates à l’installation se soient inscrites sur Internet pour vivre ou travailler en Aveyron.

Conscient de l’enjeu, le Conseil Général avait mis en place à titre expérimental, une cellule d’accueil baptisée « Vivre et travailler en Aveyron », animée par le Cabinet F.M. Consultant. Fort de cette expérience et avant le lancement de la nouvelle campagne de communication, le Conseil Général a souhaité pérenniser l’action en la confiant à un service associé proche des problèmes d’emploi : Aveyron Expansion. C’est donc Aveyron Expansion qui, depuis le 1er octobre dernier, est devenu animateur de « Vivre et Travailler en Aveyron ». Son objectif sera de faciliter l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants et notamment des nouveaux arrivants actifs. Aveyron Expansion s'attachera aussi à assurer un lien entre les candidats à l’installation et les services de l’emploi publics ou privés. De même, il aura à coeur de faciliter les rapprochements entre les entreprises et les candidats. Enfin, contribuer à éviter les départs du territoire par l’information et notamment l’information des jeunes sera un axe majeur de cette nouvelle mission.

L’Aveyron attire : les candidats à l’installation le confirment. Pour les aider à franchir le pas ou rester en Aveyron, quelques points doivent être confortés : qu’il s’agisse de services à la personne, de disponibilités de logements ou d’emplois pour le conjoint. La prise de conscience est réelle. Les élus répondant à la démarche Aveyron 2011 ont engagé de nouvelles actions. « Vivre et Travailler en Aveyron » peut favoriser le lien entre l’entreprise et l’emploi, entre le nouvel arrivant et la collectivité. Aveyron Expansion s’en donne les moyens.

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Telex... l'économie aveyronnaise en bref
Les bâtiments de la SA Calmettes repris par les établissements Serrault

Les bâtiments de l'entreprise capdenacoise spécialisée dans la confection de plats cuisinés, la charcuterie et les noix ont été repris fin octobre par une autre société agroalimentaire capdenacoise : les établissements Serrault. Cette dernière qui fabrique des produits charcutiers et est surtout connue pour sa saucisse fraîche pérennise l'activité "noix".

Inauguration du Don du Fel

Suzy et Nigel Atkins, fondateurs de la Poterie du Don et de la Galerie du Don, inauguraient dernièrement le nouveau pôle européen pour la céramique contemporaine au Fel qui représente un investissement de 980 000 € HT. 15 000 personnes sont déjà venues visiter le Don du Fel. 45 000 visites sont prévues en 2008.
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Les 20 ans de l’imprimerie Delaroche

Le 13 octobre dernier, Nadine et Joël Delaroche fêtaient les 20 ans de leur entreprise à Rignac : une imprimerie aux dernières technologies et aux grandes préoccupations environnementales.
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L’interprofession blé-farine-pain du Lévézou et de l’Aveyron récompensée

Lors de la soirée de l’excellence artisanale organisée par la Chambre de Métiers de l’Aveyron, l’interprofession aveyronnaise blé-farine-pain a reçu le Prix de l’artisan de l’année. Ce sont 8 années de collaboration entre les mondes agricole et artisanal qui sont récompensées, à l’origine du pain Régalou, du gâteau « Régal du Régalou » et de la vente de la farine Epidoux dans les hypermarchés Auchan.

Aprovia a 20 ans

Les quelques 300 adhérents du groupement de producteurs ovins Aprovia (Association des Producteurs Ovins Viande de l’Aveyron) se sont réunis le 28 octobre dernier à Rignac pour fêter leurs 20 ans. De la production à la transformation, la structuration de la filière ovine aveyronnaise a permis de remporter des combats tel que celui de la reconnaissance de l'allaiton (agneau sous la mère). Ainsi une soixantaine de chefs étoilés ont l’agneau à leur carte.
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« Organisation et Développement Commercial des PMI »

Dans le cadre de l’action collective visant à augmenter la productivité des PMI, une opération, portée par la CCI Millau Sud Aveyron, permettant à un consultant d'intervenir 5 jours dans les PMI aveyronnaises pour en affiner leur stratégie commerciale, a été lancée. Cette action collective, co-financée par l’Etat et le Conseil Régional, permet aux PMI participantes du département d'obtenir un financement à hauteur de 80%.
Plus d'infos Vos contacts : Christophe Contant - CCI de Millau Sud-Aveyron - 05 65 59 59 06/Denis Gaillard - CCI de Rodez - 05 65 77 77 73

Révision des Nomenclatures d’Activités Françaises (code NAF)/Changement des codes d’Activité Principale Exercée (APE)

L’INSEE a entrepris la révision des codes NAF afin de moderniser ces nomenclatures et de les rapprocher des grands systèmes de classification utilisés dans le monde. Ce qui impactera les codes APE des entreprises dès le 1er janvier 2008. L’INSEE informera les entreprises qui ont des salariés de leur nouveau code. En revanche, les entreprises qui n’ont pas de salarié devront prendre connaissance de leur nouveau code APE sur internet www.sirene.tm.fr.

Programme stratégique de recherche français « forêt bois papier »

Les acteurs de la plate-forme technologique « forêt bois papier » élaborent un programme stratégique de recherche. Ce programme décrit les priorités de recherche validées par les acteurs français de la filière (industriels, propriétaires forestiers, organismes de recherche…) permettant ainsi aux entreprises d’orienter le montage et le financement de projets de recherche. Des réunions d’information sont organisées en région.
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Démographie en Aveyron : quelques chiffres clés pour y voir clair

Dans le prolongement du débat qui a récemment alimenté les colonnes, il nous a paru utile d'apporter l'éclairage suivant : en 2005, la population de l’Aveyron s’élève à 271 300 personnes, soit 7 200 habitants de plus gagnés depuis 1999 (source INSEE !). Ainsi, la tendance observée depuis de nombreuses années de baisse de population s’inverse de façon significative sur la période récente. Les gains essentiels de population concernent les tranches d’âges comprises entre 0 et 19 ans et surtout entre 40 et 59 ans. C’est une population active avec des enfants qui s’installe en Aveyron.

 Lettre de l'économie en Aveyron - n°23 - Novembre 2007 - Page 1

Macro économie - Collectivités


Macro-économie

La fréquentation du viaduc de Millau progresse toujours

Si l’année 2005, 1ère année de fréquentation du viaduc de Millau, était jusqu’à présent l’année de tous les records en raison de sa « primeur », 2007 annonce déjà un score meilleur. Cette tendance est encore plus vraie pour les poids lourds.

A75

Une vocation logistique confirmée
Le viaduc de Millau, viaduc le plus haut du monde, réalisé par Eiffage, a, depuis son ouverture en décembre 2004, attiré de nombreux touristes. Mais il a surtout modifié la configuration des flux logistiques à l’échelle du continent européen. L’achèvement du viaduc de Millau a fait de l’A75 (E11), un axe logistique à part entière pour les flux européens Nord/Sud. Cette autoroute, dans sa continuité, représente une alternative réelle à l’A6/A7. Elle permet de gagner du temps et de l’argent. Rappelons le, emprunter l’A75 et son fameux viaduc exploité par la CEVM (Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau) revient à gagner 1h12 de temps, à économiser 67 km, 25 L d’essence et 46 € de péage. Les routiers l’ont bien compris. En témoigne l’augmentation continue des chiffres de fréquentation des poids lourds. La fréquentation annuelle des poids lourds est passée de 292 684 en 2005 à 327 212 en 2006. Soit une augmentation de 11,8 %. Cette fréquentation n’en finit pas de croître puisqu’au mois d’août 2007 la fréquentation cumulée de l’année a déjà augmenté de 11,2 % par rapport à 2006. Soit près de 26 % de plus depuis 2005. L’augmentation du trafic est constante pour les poids lourds.

photo Daniel Jamme - Millau pour C.E.V.M. ©

 

Un ouvrage qui attire
Et puis il y a « monsieur tout le monde » : de celui qui emprunte le viaduc pour aller en vacances à celui qui vient exclusivement pour voir cette prouesse de génie civil. L’aire du viaduc de Millau a fait de l’ouvrage le 1er site de tourisme industriel de l'Aveyron. 500 000 curieux, en moins de 2 mois, sont venus voir le viaduc de Millau la 1ère année. Il y a eu un véritable engouement du grand public pour la réalisation d’Eiffage. Un engouement qui ne faiblit pas avec le temps. Plus d’un million de personnes ont fait escale sur l’aire du viaduc de Millau cet été pour admirer l’ouvrage. Le mois d’août est le mois de tous les records. Ce ne sont pas moins de 831 562 passages (hors poids lourds) qui ont été enregistrés aux péages du viaduc en 2007 contre 782 778 passages en août 2005. Soit une augmentation de plus de 6 % et ce, malgré le mauvais temps estival. L’année 2007, celle de la régulation du trafic, révèle un véritable succès : 3 316 946 véhicules (poids lourds compris) ont déjà franchi le viaduc de Millau en août contre 3 235 246 à la même période, en 2005. Soit plus de 12 millions de véhicules qui ont emprunté le viaduc de Millau depuis son ouverture ! Les 4 points de passage supplémentaires à la barrière de péage ajoutés l’hiver 2006, garants de la fluidité du trafic, étaient un moindre mal. Aujourd’hui, la « machine » est rodée ; elle fonctionne mieux que jamais et confirme la position stratégique de Millau pour irriguer efficacement l’Europe du Sud-Est et du Sud-Ouest.

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Agenda économique

3èmes rencontres du e-tourisme institutionnel les 19 et 20 novembre prochains
Ces journées sont organisées par l’ARDESI Midi-Pyrénées à l’Espace des Congrès Diagora Toulouse Labège à destination des Comités Départementaux et Régionaux du Tourisme, Offices de Tourisme et Syndicats d'Initiative.
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Journées Portes Ouvertes Recrutement le 21 novembre 2007 à 9h30 pour Lagarrigue et SATS
Ces 2 filiales respectives de Guintoli organisent une journée de recrutement sur le site de l’entreprise Lagarrigue à Firmi.
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7èmes rencontres de la dynamique économique le 22 novembre à l’amphithéâtre de Rodez
Pac Communication organise cette manifestation sur le thème « une nouvelle génération d’entrepreneurs aveyronnais ». A cette occasion, interviendront Alain Tourdjman, économiste, et Eric Ginestet, Président du CJD Midi-Pyrénées.
Plus d'infos au 05-65-68-04-10
pac.p@wanadoo.fr

2ème concours à la création d’entreprise initié par la Communauté de Communes Millau Grands Causses
Les dossiers téléchargeables sur http://www.cc-millaugrandscausses.fr/ pour les entreprises en « émergence » ou les entreprises « créées / développées depuis moins de 24 mois » sont à restituer avant le 14 décembre pour une remise des prix (5000 € pour chaque catégorie) en janvier ou février.
Plus d’infos au 04-68-42-04-04
jp.martinez@interfaces-fr.com

Collectivités

Chambre de Commerce et d’Industrie de Rodez :
former au plus près des besoins des entreprises

Le centre de formation consulaire forge depuis plus de 30 ans les compétences dont les entreprises ont besoin pour assurer leur développement.

Fort de son statut de représentant de l’entreprise, l’établissement consulaire professionnalise les cursus, adapte les produits de formation aux besoins du marché et recherche l’excellence à tous les niveaux de l’entreprise : « des diplômes reconnus avec une valeur pédagogique au minimum hexagonale » nous dit avec force Michel Carrié, Directeur Général. « Des partenariats noués avec l’Université Paul Sabatier à Toulouse, l’Université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand, avec des écoles d’ingénieurs, à Limoges (3.I.L), à Albi (Ecole des Mines) permettent de délivrer des diplômes avec des équivalences universitaires ».

Trois types de formation représentent à la rentrée 2006 un flux permanent de 800 apprentis/ stagiaires/étudiants par jour :

- formations initiales (du type EGC, Ecole de Gestion et de Commerce, niveau bac +3)

- formation professionnelle continue à 80 % en intra ou au travers des structures du type Ecole des managers particulièrement « formatée » pour la reprise d’activités

- L’alternance et l’apprentissage (Ecole d’ingénieurs en informatique, bac pro commerce, BTS MUC…)

Le meilleur outil de mesure de l’efficacité de ces formations est le niveau de placement et de rémunération à la sortie. Une seule ambition : répondre aux défis des entreprises de demain (problèmes de succession, adaptation aux marchés et aux normes).
Quant à l’avenir à 5 ans, Michel Carrié le trace avec lucidité et pragmatisme : environ 300 apprentis de plus par an ; un renforcement de la professionnalisation en faisant de la recherche (en partenariat avec les écoles d’ingénieurs) ; une meilleure intégration de la formation au cœur de l’entreprise ; une accentuation de l’internationalisation (par des stages, l’accueil d’étudiants étrangers, la maîtrise des normes européennes).

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Vie des entreprises

Entreprise  

JPM Bennes, l’histoire d’une reprise pas comme les autres

Qui ne connaît pas en Aveyron le charismatique Jean-Paul Massol à l’origine de l’entreprise JPM Bennes ? Le temps de la retraite venu, c’est sûr il n’aurait pas laissé son « bébé » à n’importe qui… Aujourd’hui les choses se confirment. Jean-Paul Massol peut être confiant au vu des résultats de JPM Bennes à Naucelle. Son successeur, Jean-Marc Feral, assure la réussite de l’entreprise.

chaîne de montage des bennes JPM

Une histoire de confiance
JPM Bennes doit avant tout son succès à une histoire d’hommes. Il y a d’abord eu Jean-Paul Massol, l’homme par qui tout est arrivé, de Meljac à Naucelle : la naissance de JPM Bennes et sa croissance. Et puis, il y a Jean-Marc Feral, l’homme de la relève qui en peu de temps a déjà fait ses preuves. Deux aveyronnais avec un même intérêt : la production de bennes. Jean-Marc Feral, anciennement directeur de Marrel (leader français de la benne) à Mont de Marsan, effectue sa première visite de JPM Bennes à Naucelle en mars 2006 et apprend que Jean-Paul Massol cède son entreprise pour partir à la retraite. « J’étais venu voir des robots de soudure parce que je souhaitais faire la même chose à Mont de Marsan » explique le nouveau dirigeant. Conscient du potentiel de la société mais ne sachant comment aborder la reprise de JPM faute de moyens, Jean-Marc Feral ressasse l’idée dans sa tête. Il propose alors à la direction générale de Marrel qui achetait ses petites bennes à JPM de racheter la société naucelloise. Mais le leader français de la benne n’a pas souhaité faire cet investissement. Jean-Marc Feral n’abandonne pas l’idée. « J’y pensais tous les jours » dit-il. Il décide alors de se lancer. Il entre en contact avec Jean-Paul Massol, qu’il connaissait déjà, par l’intermédiaire de la CCI de Rodez. Et là, le courant passe. La démarche de reprise est entamée. Le montage financier du rachat de l’entreprise se déroule autour de 3 hommes : Jean-Paul Massol, Jean-Marc Feral et Michel Azemar, l’expert comptable de JPM. « Tout s’est passé à l’amiable, aucun autre expert n’est intervenu. Jean-Paul Massol a fait tout ce qu’il a pu en amont pour que cela se passe bien. Et de notre côté, nous avons essayé d’être à la hauteur de ce qu’il nous a confié. Tout a été bâti sur la confiance » explique Jean-Marc Feral. Une reprise idéale selon le nouvel entrepreneur avec une cerise sur le gâteau pour cet Aveyronnais originaire de Marcillac. Jean-Marc Feral et Pascale Feral, Saint-Cypriennoise, retrouvent leurs racines. Ainsi décembre 2006, le prix est conclu. Fin janvier 2007, l’accord de principe des banques est donné. 1er mai 2007, le rachat de JPM Bennes est effectif.

la benne alu et le coffre alu : produit phare de JPM

 

JPM Bennes prend de la puissance
L’entreprise aujourd’hui détenue par 3 associés (Jean-Marc Feral, Pascale Feral et Yves Chevalier, ex-directeur des achats de Marrel) est en pleine croissance. Le chiffre d’affaires de JPM Bennes a augmenté de 40 % en un an. Il devrait passer de 7,2 millions d’€ en 2006 à 10,5 millions d’€ en 2007. Le chiffre d’affaires de 3 mois (juillet, août, septembre) a même doublé de 2006 à 2007. En 2006, l’entreprise a fabriqué 2700 bennes. En 2007, ce ne sont pas moins de 3800 bennes qui vont être produites. JPM Bennes qui a pour politique de ne rien externaliser a ainsi intégré 20 personnes en un mois et demi après avoir recruté un ingénieur, un directeur qualité, un responsable amélioration continue, un directeur administratif et financier, et 7 ouvriers. Ce sont aujourd’hui 70 personnes qui travaillent pour JPM Bennes. Et ce n’est pas fini. L’entreprise qui fabriquait des bennes 3,5 tonnes à 90 % s’est fixée de nouveaux objectifs qu’elle n’aura sans aucun doute pas de mal à atteindre étant donné le dynamisme de la société. JPM Bennes compte fabriquer exclusivement des bennes 3,5 tonnes et stopper la production de bennes poids lourds. L’entreprise a commencé à attaquer le marché des constructeurs, ses clients étant jusqu’à présent à 80 % des carrossiers et des concessionnaires. Ainsi d’ici la fin de l’année, JPM Bennes travaillera avec IVECO, Mercedes et Nissan. Aujourd’hui, JPM Bennes qui réalise 5 % de son chiffre d’affaires à l’export vers l’Espagne, la Belgique, le Luxembourg et la Nouvelle-Calédonie prévoit aussi de développer l’export. Pour atteindre ces objectifs, l’entreprise naucelloise, 2ème fabricant de petites bennes en France, se donne les moyens de la réussite. Elle investira en 2009 1 million d’€ pour 1000 m² de bâtiment supplémentaire et l’automatisation de la peinture des bennes.

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Innovation : produits, services, marques...

Choc’Aubrac, des pâtes à tartiner/fondues au chocolat espalionnaises

Chrystelle et Hervé Lantuech qui se sont lancés dans Choc’Aubrac en mai 2006 avec un produit éponyme (une pâte à tartiner/fondue au chocolat) développent leur gamme de pâtes à tartiner. Choc’Aubrac, c’est aujourd’hui plusieurs parfums : Chocolat Gentiane, Thé d’Aubrac, Gentille (gentiane/myrtille), Orange, Lait à la Noisette, Grand Marnier… Les époux Lantuech présentent leurs produits dans les différents salons du chocolat. Des produits qui sont aussi diffusés dans 70 magasins français (dont 10 en Aveyron). Suite au salon du chocolat de Lorient, un nouveau produit Choc Bretagne (chocolat au lait, caramel et beurre salé) est en cours d'élaboration et devrait être commercialisé en janvier. En attendant, vous pourrez déguster toutes les pâtes à tartiner/fondues au chocolat de la gamme, les 24 et 25 novembre, au salon du chocolat de Rodez.
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L’innovation aveyronnaise récompensée aux rencontres agroalimentaires du Grand Rodez

Rémi Seguin du GAEC des Grands Causses a reçu le trophée de l’innovation produit/process pour sa feda (fromage de brebis en cubes pour salade). Jean-Michel Cayla du Moulin du Pivert a lui, reçu le trophée de l’innovation circuit de distribution pour la distribution de ses biscuits bio en Europe, Asie, Pays du Golfe et Etats-Unis.

Un site internet pour la SEM12
La Société d’Economie Mixte de l’Aveyron (SEM12) vient de mettre en ligne son site internet http://www.sem12.fr
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Entrepreneurs Aveyronnais

Portrait  

Gérard Laprade, un homme du Bassin, une mine de valeurs

Gérard Laprade, à la tête d’ABC, entreprise de calcination et de broyage de minéraux à Viviez, est un homme de valeurs qui fait partie intégrante du Bassin. Il va sans cesse de l’avant.

Un homme qui se construit
Fils de paysan de la Creuse, Gérard Laprade prône les valeurs du travail et du respect qui selon lui ont été très importantes dans son parcours. Aujourd’hui, il est conscient des enrichissements personnels qu’ont pu lui apporter les expériences qu’il a vécues. Avec beaucoup de recul, il explique que ses années de « prépa bio » lui ont appris la ténacité, que l’école de géologie (ENSG à Nancy) qu’il a suivie lui a inculqué le côté naturaliste qui l’habite. Son parcours scolaire lui a enseigné l’observation, la maîtrise du jeu des échelles, les notions de gestion et de stratégie, lui permettant ainsi d’avoir une vision adaptée très en amont. Mais c’est surtout « la mine » qui lui a le plus appris, humainement parlant. « La mine est une affaire merveilleuse, j’y trouve beaucoup de valeurs » explique le dirigeant d’ABC. Lors de son premier emploi en 81, en tant que travailleur immigré au Maroc pour une filiale de Vieille Montagne, Gérard Laprade découvre les valeurs qui sont propres à la « mine ». « Tout le monde partage le même risque. Tout le monde est pareil : de l’ouvrier au directeur, le costume est le même. Dans les mines, bon sens et expérience valent mieux que beaucoup d’études. » lance l’entrepreneur. Cette ambiance, particulière selon lui, lui a permis de développer des relations de groupe très fortes.

Toujours de l’avant
En 84, le hasard mène Gérard Laprade et sa femme, d’origine belge et rencontrée au Maroc, en Aveyron. Un hasard qui fait plutôt bien les choses puisqu’on les retrouve dans le bassin, 23 ans plus tard, plus que jamais investis dans la vie locale. C’est d’abord à la carrière de barytine de Bertholène que Gérard Laprade a exercé ses compétences. La migration définitive vers « cette grande terre d’accueil » qu’est le Bassin, selon les mots de Gérard Laprade, vint en 1986 lorsqu’il intègre l’usine de Viviez. Dès ce moment, les époux Laprade ne quitteront plus leur nouvelle terre d’adoption. Et ce, malgré les événements liés à la conjoncture du bassin minier. En 89, lors de la fermeture de la Société des Produits Chimiques de Viviez, Gérard Laprade aurait pu partir ailleurs. Mais il choisit de rester et de s’installer à son compte. L’outil industriel et le savoir-faire étaient là : une occasion fortuite pour l’entrepreneur de faire du traitement de minéraux à façon. Une activité qui fonctionne maintenant depuis 17 ans et qui n’a de cesse de se développer avec un dirigeant plein de ressources. Deux piliers à cette activité : la calcination et le broyage de minéraux dont le succès est souligné dès 1996 par l’achat d’une usine au Pont Neuf à Colombiès où les grès de Thiviers sont broyés pour le compte d’une filiale d’Imerys, la société Cesar. Au vu du développement de cette activité, une usine neuve est construite en 2003 chez le client (Cesar) en Dordogne en contrepartie d’un tonnage plus important et d’une exclusivité de la totalité de leur production. L’activité calcination des minéraux qui consistait jusqu’à présent essentiellement en la calcination du talc pour la société Talc de Luzenac (filiale de Rio Tinto) subit un profond changement. Gérard Laprade a fait en sorte que la société Soka (un producteur breton de kaolin) vienne calciner son kaolin à Viviez. Pour cela, il n’a pas hésité à céder son usine de calcination à la société Soka, tout en continuant à en assurer la gestion courante. La création de 2 nouveaux postes et un investissement d’1 million d’€ pour une nouvelle usine de broyage s’en sont suivis. Mais le traitement des minéraux, ce n’est pas tout pour Gérard Laprade. Il détient aussi 50% des parts d’AS Diffusions, société de vente d’isolants minces qui, à compter du 1er novembre, diversifie son activité vers la vente de produits d’entretien de plomberie. Et puis, il y a Belloubet Design dont il est actionnaire minoritaire. Si ce papa de 3 garçons est incontestablement pro-actif au niveau économique, il s’investit aussi dans la vie locale. Il est Président de la Commission Industrie aux Prud’Hommes de Decazeville, coordinateur de l’opération « place aux projets » pour la Plateforme d’Initiative Locale ODI. Sans oublier le sport, le football plus particulièrement : Gérard Laprade apporte son soutien à la JSBA…

 

Brèves, les gens ...
Jean-Pierre André à la direction de la Boulange des Bastides

Depuis le 1er octobre, Jean-Pierre André a pris ses fonctions de directeur de site suite à la démission de son prédécesseur.

L’équipe d’Agrimip Innovation
Une équipe opérationnelle a été mise en place pour le pôle de compétitivité Agrimip Innovation. Hubert De Rochambeau, directeur de recherche à l’Inra et directeur de Toulouse Agri Campus en est le dirigeant. Vincent De Lagarde est chargé du secrétariat général, Georges Saleil du suivi des projets et Monique Malett est assistante.
Plus d'infos ou contactez Agrimip Innovation au 05-61-32-13-60/agrimip@orange.fr
Roland Bacou, directeur provisoire de la délégation UNOSTRA Midi-Pyrénées
Le Syndicat des transports routiers UNOSTRA (Union Nationale des Organisations Syndicales des Transporteurs Routiers Automobiles) ouvre une délégation en Midi-Pyrénées. Roland Bacou, président de l’UNOSTRA Languedoc-Roussillon, en assurera provisoirement la direction.
Plus d'infos au 04-67-75-68-55/languedoc-roussillon@unostra.com
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