La lettre de l'économie en Aveyron
Déc. 2008
Numéro 35


Edito

Crise de foi

Les phases dépressives font partie de l'histoire du capitalisme. Il conviendrait toutefois de distinguer les crises conjoncturelles et celles plus pernicieuses qui atteignent le cœur même du système et affectent durablement la confiance. C'est manifestement ce qui nous arrive aujourd'hui. Pourtant là encore, nous devons éviter que la crise de foi ne mute en crise cardiaque. De nombreuses pistes d’action sont d’ores et déjà visibles. Elles préfigurent le monde de demain. Même si pour s’y engager il nous faut battre en brèche le mythe de la « mondialisation heureuse » ou de l’hégémonie américaine, de nouveaux marchés apparaissent, de nouveaux pionniers se dégagent. Des projets insolites, innovants, écologiquement corrects, économiquement viables voient le jour ici en Aveyron ou ailleurs. Mieux structurés, en quête de valeur ajoutée, les yeux grands ouverts dans un monde en pleine mutation, les entrepreneurs de demain à l’image de ceux dont nous dressons ici le portrait sauront à leur tour créer de la richesse pour nos territoires. Pour l’année 2009 dont la température s’annonce sibérienne, c’est un message d’espoir car du chaos sombre et glacé ce sont eux qui feront jaillir la lumière.


Arnaud VIALA
Conseiller Général de Vezins
Président d'Aveyron Expansion

Au sommaire


Macro économie

> Marché bio : une croissance qui contraste avec l’atonie actuelle du marché alimentaire

> Agenda

 

Vie des entreprises
> Mathou, la dernière venue chez Finadorm

 

Entrepreneurs aveyronnais
> Benjamin de Chilly sauve De La Ballina Industrie


A la une  

Le Groupe Alliance Porci d’Oc investit

Le Groupe Alliance Porci d’Oc (A.P.O.), à Sainte-Radegonde, cultive de longue date une véritable expérience des métiers d’abattage et de découpe. Face aux évolutions sociétales, il est sans cesse obligé de s’adapter. Au travers de ses filiales Porc Montagne sur la zone d’Arsac et Roussaly à Lacaune, il développe des savoir-faire spécifiques qui nécessitent de nouveaux investissements. Aujourd’hui, ces 2 sociétés font l’objet d’un important projet de développement.

le site de Porc Montagne à Arsac

L’histoire d’A.P.O. est indissociable de la structuration de la filière porcine et de ses évolutions depuis les années 60. La spécialisation et la segmentation des métiers a notamment nécessité « la réorganisation des savoir-faire » selon les mots de Serge Clamagirand, Directeur Général du Groupe. L’activité fait désormais la part belle à la découpe avec de plus en plus de produits élaborés. Porc Montagne a par exemple automatisé une tâche d’artisan boucher pour une grande enseigne de distribution, demandeur de rôti de porc ficelé main. Si bien qu’un nouveau produit est né s’offrant par la même d’autres possibilités de commercialisation. Porc Montagne fournit également aujourd’hui de la viande cubée à la Comtesse du Barry pour ses préparations à base de porc. Au fil du temps, A.P.O. optimise son matériel, ses ressources humaines, ses volumes pour répondre aux exigences sanitaires et qualitatives du produit. Ce qui lui confère un référencement dans les centrales de distribution. Dès 1995, APS (Alliance Porc Sud à l’époque) est référencée par une grande enseigne nationale. Puis ce sont trois autres enseignes de distribution nationales qui ont suivi. La marque « Porc de l’Aveyron » créée au début des années 2000 est le résultat de l’image positive dont bénéficie la production porcine aveyronnaise. Toujours dans une démarche d’optimisation, APS crée en 1998 la société Aveyron Porc à Montpellier en s’associant avec un opérateur en produits carnés installé sur place. Puis APS rachète la Charcuterie Cance à Villeneuve en 2003 pour pousser plus loin l’élaboration des produits et afin d’être plus proche du consommateur. Et c’est en 2007 qu’elle fusionne avec Porci d’Oc installée à Albi et qu’elle adopte son nouveau patronyme Alliance Porci d’Oc. Ce qui lui permet de développer encore son activité commerciale avec la GMS. Elle a à son tableau de chasse des clients comme Herta, Madrange, Delpeyrat, Spanghero… qui marquent l’engagement d’A.P.O. dans une démarche qualité. Le Groupe qui exporte également 8% de sa production est dans la course à la valeur ajoutée.

Aujourd’hui, les 2 filiales d’A.P.O., Porc Montagne et Roussaly, ont besoin de s’agrandir. « Le développement de savoir-faire spécifiques nécessite de l’espace ; il faut rationnaliser ces métiers » explique Serge Clamagirand. A.P.O. investit près de 3 millions d’€ pour chaque site (Arsac et Lacaune) qui verront leur bâtiment s’agrandir de plus de 1000 m². C’est sans compter les 300 000 € qu’A.P.O. investit chaque année en équipements. Si ces investissements concernent surtout la découpe et le stockage des produits, ils répondent aussi à l’amélioration des conditions de travail des salariés avec la mécanisation de certaines tâches et l’accès à la formation. Avec ce projet, A.P.O. s’est également engagé à embaucher 20 personnes. Le groupe qui réalise un chiffre d’affaires de 90 millions d’€ emploie actuellement près de 300 personnes. L’Aveyron peut se féliciter de ce projet qui contribue par ailleurs à maintenir une certaine dynamique au niveau rural. Les effets induits concernent aussi les activités de transport et de maintenance des équipements assurées principalement par des entreprises aveyronnaises


Telex... l'économie aveyronnaise en bref
Aveyron Expansion : radiographier pour mieux anticiper

Le 9 décembre dernier, lors de son conseil d’administration, Aveyron Expansion proposait de nouvelles orientations de travail à ses administrateurs. L’agence de développement économique du département a d’abord réaffirmé son accompagnement et son soutien aux projets portés par les entreprises. Puis le conseil d’administration a décidé d’orienter plus fortement les actions d’Aveyron Expansion vers une analyse approfondie du tissu économique de manière à prévenir, autant que possible, les situations de crise. Dans le cadre d’un partenariat renforcé avec l’ensemble des partenaires du développement économique et des dispositifs de prévention existants, l’équipe d’Aveyron Expansion est désormais missionnée pour réaliser une centaine de diagnostics d’entreprises qui permettront de déboucher, selon les cas, sur des accompagnements personnalisés ou sur des démarches collectives.
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Sofop crée avec 3 autres PME Aero Team

4 PME de sous-traitance aéronautique d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées : Asquini à Marmande, Cousso à Nogaro, Louis Gentilin à Launaguet et Sofop à Olemps rassemblent leurs forces au sein d’une nouvelle structure, Aero Team. Elle sera opérationnelle au cours du 1er trimestre 2009.
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Développement des circuits courts alimentaires en Aveyron

L'établissement agricole et agroalimentaire de La Roque poursuit sa démarche en faveur d’un approvisionnement local des restaurations collectives aveyronnaises en produits de qualité. Dans ce cadre, elle organisait le 27 novembre dernier une rencontre sur le thème « comment la restauration a intérêt à s'approvisionner localement et en produits de qualité pour contribuer au développement économique local et fournir des repas sains aux usagers ? ». L’occasion notamment de présenter le projet en cours de recensement des fournisseurs locaux, de leurs pratiques et de leurs productions pour une meilleure connaissance de l’offre alimentaire aveyronnaise. Avis à ceux qui souhaiteraient figurer dans ce recensement...
Contact : Armelle Molinier, animatrice scientifique du CDR 3A, 05 65 77 75 18 ou armelle.molinier@educagri.fr

Le Laboratoire du Haut Ségala exporte en Corée du Sud

Le spécialiste aveyronnais des cosmétiques bio a concrétisé sa première commande avec la Corée du Sud, concernant la gamme bébé.
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Le veau d’Aveyron mis à l’honneur à la SISQA

La 6ème édition de la SISQA à Toulouse avait cette année choisi de mettre en valeur la filière « veau d’Aveyron et du Ségala » avec une place privilégiée au cœur de la manifestation.
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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°35 - décembre 2008 - Page 1

Collectivités


Macro-économie

Marché bio : une croissance qui contraste avec l’atonie actuelle du marché alimentaire

La demande en produits bio augmente, l’offre suit difficilement…
Le marché du bio ne représente que 1,5% du marché alimentaire total mais bénéficie d’une croissance remarquable (+ 10% par an en moyenne depuis 10 ans, + 15% en 2007). Portée par la vogue de la consommation engagée et du développement durable, le développement du bio devrait même s’accélérer dans les années à venir y compris dans des secteurs non alimentaires (cosmétique, habillement…). La cloison grande distribution / bio qui semblait imperméable se lézarde progressivement. Le bio est désormais en bonne place dans les linéaires des grandes surfaces alimentaires (y compris dans des gammes Marque De Distributeur). Parallèlement, des supermarchés 100% bio font leur apparition. La poussée « grand public » des produits bio est telle qu’elle fait des remous chez les puristes, inquiets à l’idée que le bio puisse perdre de son éthique.
Cantonné depuis plus de 20 ans à un marché de niche très spécialisé, le bio attire désormais des acteurs de tous bords. Motivés par la croissance du marché mais aussi par l’image véhiculée par le bio, des industriels de l’agroalimentaire s’immiscent dans la transformation de produits bio, aux côtés des leaders du bio et de la diététique (Distriborg, Léa Nature, Vitagermine …) et des PME spécialisées.
Ce marché se heurte néanmoins à un obstacle de taille : la production de l’agriculture biologique ne permet pas de répondre à la demande et freine le développement du marché. Seulement 2% de la surface agricole utile sont consacrés au bio en France. La maîtrise des filières d’approvisionnement est un véritable défi pour tous les acteurs du bio.

Les « atouts bio » de l’Aveyron
Avec la 3ème plus grande surface agricole certifiée bio de France (19 000 ha, 230 exploitations) et un rôle déterminant en matière d’élevage ovin bio (17% du cheptel ovin bio national), le département est déjà bien positionné en amont. L’identité marquée de l’Aveyron et des atouts indéniables en matière de développement durable constituent un terreau favorable à ce type de production. Enfin, l’industrie agroalimentaire aveyronnaise est déjà orientée sur des produits de qualité et habituée à des cahiers des charges exigeants (IGP, AOC…).
Plusieurs entreprises aveyronnaises se sont déjà engagées avec succès sur le créneau bio, dont le Moulin du Pivert qui figure parmi les 30 premiers transformateurs de produits alimentaires bio de France.

Pour en savoir plus : étude « Le bio en France - le marché, les acteurs » disponible prochainement dans la collection Repères - Aveyron Expansion

Agenda économique

7èmes trophées de l’économie numérique
Ces trophées visent à récompenser le savoir-faire et les initiatives des entreprises dans le développement des solutions et applications TIC au sein de leur activité. Vous pouvez déposer votre candidature jusqu’au 13 janvier 2009. La remise des trophées aura lieu le 4 février 2009 à l’école supérieure de commerce de Toulouse.
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Atelier-Conférence sur les services à la personne le 5 janvier 2009 à l’IUT de Rodez à 17h
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Rencontre autour de l'actualité fiscale le 22 janvier prochain à la CCI de Rodez
KPMG et Fidal organisent une réunion d'information sur "la fiscalité au 1er janvier 2009" de 17h45 à 19h30, le 22 janvier, 17 rue Aristide Briand à Rodez. L'occasion de connaître les nouvelles dispositions engendrées par le vote de la loi de finances 2009 et rectificative 2008.
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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°35 - décembre 2008 - Page 2

Vie des entreprises

Entreprise  

Mathou, la dernière venue chez Finadorm

mobiliers de crèche conçus et fabriqués par Mathou

Avec la société Mathou fabricant de mobiliers de crèche, sur la zone de Cantaranne, Jean-Rémy Bergounhe ne diversifie pas seulement l’activité du Groupe Finadorm qu’il a doucement constitué, il établit aussi des synergies entre les différentes entreprises du groupe. Ainsi la petite sœur industrielle de Fabre 2012 (fabricant d’habitations légères de loisirs), Sicob (fabricant de charpentes) et Socofal/Technilat (fabricant de literie) offre de nouvelles perspectives au groupe.

En 2007, Mathou rejoint le navire Finadorm. Un navire désormais paré contre vents et marées grâce à une clientèle atomisée mais surtout grâce aux complémentarités que fait naître Jean-Rémy Bergounhe entre Fabre 2012, Sicob, Socofal/Technilat et Mathou. Technilat fabrique des matelas pour enfants à Mathou qui en vend 6000 par an. Socofal produit des pièces de chalet pour Fabre 2012… C’est sans compter les entreprises hors Aveyron comme Samec à Toulouse qui est alimentée par Sicob ou encore les magasins France Literie à Strasbourg et Tours qui commercialisent des literies fabriquées par Technilat. Au total, ce ne sont pas moins de 9 entreprises que compte Finadorm pour un chiffre d’affaires de 43 millions d’€ et 240 collaborateurs.

 

La dernière venue, Mathou, fabricant de meubles en bois pour enfants depuis plus de 50 ans, est spécialiste de l'aménagement de toutes les structures d'accueil pour jeunes enfants telles que crèches, multi accueil, haltes garderies, relais assistantes maternelles, ludothèques, maternelles et autres collectivités... Un marché de niche et des produits normalisés qui n’exposent pas Mathou à la concurrence étrangère. En 2008, l’entreprise aura livré 2700 crèches dont 170 ont entièrement été créées. Du renouvellement à la fourniture en passant par la création, son activité positionne la société ruthénoise en leader du mobilier pour enfants sur le marché français quand bien même Mathou ne déploie ses forces commerciales que sur 54% du territoire (Paris et le Sud de la France). Ce qui ne l’empêche pas de réaliser 28% de son chiffre d’affaires sur le reste de l’Hexagone. Si Mathou bénéficie déjà d’un marché où la fécondité (celle de la France) est la plus haute d’Europe, elle dispose donc aussi d’un potentiel de croissance sur 45% du territoire français. A l’heure actuelle, la ville de Paris est son plus important client ; il représente 16% du chiffre d’affaires.

Mathou au salon des maires et son lit breveté au 1er plan

La reprise de Mathou par le Groupe Finadorm s’est accompagnée d’investissements dont Jean-Rémy Bergounhe peut déjà mesurer le résultat. En 2008, le chiffre d’affaires de Mathou s’élèvera à 8,3 millions d’€. L’entreprise a relooké sa gamme et créé un nouveau site internet avec catalogue en ligne. Elle a aussi breveté un lit avec système d’ouverture centralisée pour enfants qui a remporté un large succès au dernier salon des maires. Ce sont près de 40 personnes qui œuvrent à la fabrication de ces produits dont 2 qui travaillent plus particulièrement à leur conception. Il n’y a pas de doute Mathou « ronronne » et incite Jean-Rémy Bergounhe qui dispose désormais d’un œil avisé sur le marché des crèches à se lancer dans un nouveau projet : une crèche clefs en main dont Fabre 2012 construirait les murs et Mathou aménagerait l’intérieur. Avis aux collectivités intéressées !

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Innovation : produits, services, marques...

Fooding 2008 de la meilleure station-sandwich pour « Goûter l’Aveyron »

« Goûter l’Aveyron » sur l’aire du Viaduc de Millau a été sacrée meilleure station-sandwich grâce à son désormais fameux capucin des Trois Bras : un cornet garni de saveurs aveyronnaises.

Le collectif du cuir du Sud Aveyron communique


Les professionnels des métiers du cuir du Sud Aveyron : maroquinerie, vêtements, peausserie, ganterie se rassemblent au travers d’un collectif du cuir. Unis par une même passion, ils communiquent autour de leur savoir-faire avec un site internet http://www.cuirmillau.fr
 
La 1ère ferme solaire de Midi-Pyrénées à Saint-Rome-de-Cernon
La commune de Saint-Rome-de-Cernon fournit un terrain de 20 ha à Juwi, filiale française du spécialiste allemand de l’éolien et du photovoltaïque, pour l’installation de panneaux solaires. En échange de quoi, elle percevra 100 K€/an de location et de taxe professionnelle. Les travaux devraient débuter en 2010.
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Entrepreneurs Aveyronnais

Portrait  

Benjamin de Chilly sauve De La Ballina Industrie

Selon les mots de Benjamin de Chilly, « De La Ballina Industrie a franchi une étape de montagne, mais ce n’est pas fini ». C’est un combat de tous les jours que mène ce jeune trentenaire à la tête d’une équipe à qui il attribue toute la force de l’entreprise, spécialisée dans les process industriels et la fabrication de machines spéciales pour la boulangerie viennoiserie industrielle.

Même si Benjamin de Chilly prête toute la persévérance de la société à ses 43 collaborateurs, son parcours et sa personnalité ne sont bien sûr pas étrangers à la lutte que mène De La Ballina, à Maleville, placée il y a quelques temps en plan de sauvegarde. Son premier atout : la finance. Après avoir suivi la formation de l’IPAG à Paris, Benjamin de Chilly a intégré le groupe CIC au sein du Crédit Industriel de l’Ouest. Il est resté 4 ans dans le Choletais à gérer un portefeuille d’entreprises. « L’occasion de découvrir tout un tas de métiers différents » explique-t’il. Et surtout d’appréhender au mieux la gestion financière d’une entreprise. A la suite de quoi, 2 solutions s’offraient à lui : devenir directeur de banque « au risque de ne jamais en sortir » ou aborder de nouveaux horizons. Pour le jeune banquier, la décision fut vite prise. « J’avais la volonté de comprendre ce qu’il y avait derrière les finances d’une entreprise ». Benjamin de Chilly devient alors directeur financier d’une entreprise de vision industrielle, toujours dans le Choletais. Ce poste lui permet d’exercer ses compétences de financier dans toutes leurs latitudes. Si bien que du haut de ses 28 ans, il réussit à coter « sa » société en bourse. C’est sûr, Benjamin de Chilly a désormais acquis de l’intérieur, la connaissance de l’entreprise, 2ème atout. Il est fin prêt à accepter le défi que lui proposent de relever les frères De La Ballina avec lesquels il entretenait des relations commerciales de longue date. Il s'est d’abord agi dès 2004 d’assurer la direction administrative et financière de De La Ballina Industrie qui grossissait, puis de prendre les commandes en septembre 2007 d’une entreprise en difficulté. Depuis, De La Ballina Industrie remonte la pente. Au vu des résultats qui tirent doucement la société de l’embarras, Benjamin de Chilly désormais « investi corps et âme » dans l’entreprise, a su faire les bons choix. Le chiffre d’affaires 2008 est de 7,6 millions d’€ et au 31 mai 2009, il devrait être de 9,5 millions d’€ dont plus de 50% se font à l’export (jusqu’à 80% certaines années).

Lorsqu’on demande à Benjamin de Chilly quelle a été sa stratégie, il répond qu’elle n’aurait rien été si la Société Générale et le Tribunal de Commerce ne lui avaient pas fait confiance. Ce qui a permis à l’homme qui prône une transparence la plus totale, de renforcer les compétences techniques de l’entreprise, de la conception des machines au service après-vente, de restructurer les ressources humaines en créant des binômes ingénieur d’affaires/commercial et de mieux travailler les solutions techniques en amont. De La Ballina Industrie offre ainsi une approche optimisée des cahiers des charges qui lui sont imposés et fait preuve d’une grande rigueur dans le suivi du client. Aujourd’hui, l’entreprise essaie même de diversifier son activité avec de nouveaux produits tels qu’une solution robotique pour mettre des pains rustiques directement dans un carton. Et demain, la société qui ne travaille actuellement que pour le surgelé pense aborder le « frais ». Benjamin de Chilly veut De La Ballina dans une démarche d’innovation permanente que ce soit en termes de contrôle, de cadence, de respect du produit. C’est chose réussie puisqu’en 2008 l’entreprise a déposé 3 brevets et devrait en déposer un nouveau l’année prochaine. De La Ballina Industrie est sur la bonne voie, « grâce à toute son équipe » rajoute Benjamin de Chilly.

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Brèves, les gens ...
L'Elysée confie une mission à Jean Puech
Jean Puech s'est vu confier une mission par le Président de la République. Il devra ainsi dès les premiers mois de l'année proposer un plan de mobilisation du bois en France.
Christian Viguier se retire de SEFEE
Après avoir laissé son entreprise entre les mains du groupe Amphenol Corp. au début de l’année 2008, le PDG de la société Sefee (Société d'Etudes et de Fabrication Electroniques et Electriques), Christian Viguier, prend aujourd’hui sa retraite.
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Béatrice Olive succède à Jean Delmas aux archives départementales

Voici venu le temps pour Jean Delmas de faire valoir ses droits à la retraite après 40 années consacrées aux archives départementales de l’Aveyron. Sa remplaçante, Béatrice Olive, provient des archives de France à Paris.
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Christian Reynaud, Président de l’Irdi
Christian Reynaud a été réélu à la présidence de l’Institut Régional de Développement Industriel de Midi-Pyrénées pour un mandat de 4 ans.
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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°35 - décembre 2008 - Page 4