La lettre de l'économie en Aveyron
Jan. 2011
Numéro 57


Edito

PREVOIR ET VOULOIR

Les récentes données de l’INSEE laissent apparaître un gain substantiel de population en Aveyron à l’horizon 2040. Nous serions en effet 315.359 habitants soit une augmentation de 15% par rapport à la population actuelle. Ceci est évidemment à rapprocher des précédentes projections qui se sont, au bout du compte, révélées très en deçà de la réalité.

Prévoir demeure un exercice périlleux quand la dynamique et la volonté des hommes s’invitent au débat pour prendre en charge le destin d’un territoire.

Que dire en effet de ce scénario ancien de l’INSEE qui projetait un affaissement de la population à 230.000 habitants en 2015 alors même que nous en sommes en 2011 à 274.425 habitants, ce qui marque un redressement sans précédent depuis le milieu du XIXème siècle !

Redevenu attractif, l’Aveyron, depuis un peu plus d’une décennie, semble avoir retrouvé le chemin de la croissance démographique, mieux encore (et là les statistiques en restent muettes) nos néo-aveyronnais sont actifs, bien assimilés et si l’on en croit les enquêtes ou les acteurs et partenaires de « Vivre et Travailler en Aveyron » satisfaits de cette alchimie complexe de tradition et modernité de villes moyennes, de bourgs-centres et de ruralité.

L’Aveyron ? Vous savez cette île au milieu des terres finalement ouverte sur le monde en 2004 par le plus haut et le plus beau viaduc de tous les temps.

L’Aveyron ? Cette terre un brin postmoderne qui a su conserver et faire émerger de sa révolution industrielle quelques savoir-faire clés à forte valeur ajoutée tout en préservant ses paysages, son identité et en revendiquant la première place au palmarès des départements verts.

L’Aveyron, où l’on travaille mieux qu’ailleurs et où l’on fait moins faillite que partout ailleurs.

L’Aveyron, notre terre qui cultive un style "devenu tendance" et qui sait à présent « féconder le passé pour engendrer l’avenir ».

Arnaud VIALA
Conseiller Général de Vezins
Président d'Aveyron Expansion
Consultez le blog d'Arnaud Viala

Au sommaire

A la Une
> L'Aveyron s'expose au Salon International de l'Agriculture

> Focus sur la signature Fabriqué en Aveyron

> Telex de l'économie

Collectivités
> Les fonds européens en Midi-Pyrénées

> Agenda

Vie des entreprises
> Cros & Delmas, défend son savoir-faire de métallier et conquiert de nouveaux marchés

> Innovation

Entrepreneurs aveyronnais
> Gilbert Cestrières : solide président de la Coopérative Jeune Montagne

> Les gens

> A Lire

> Lire les news précédentes

Aveyron Expansion est aussi sur :


 

A la Une  

L’Aveyron, porte d’entrée du Salon International de l’Agriculture

Une fois encore, l’Aveyron sera représenté en très bonne place au SIA sur le stand commun du Conseil Général et de la Chambre d'Agriculture (Hall1 – allée C – stand 1). Ce sera le point de rendez-vous de tous les aveyronnais présents dans la capitale pour l'occasion.

« Déguster » l’Aveyron

Cette année, l’accent sera mis sur la culture culinaire aveyronnaise. Le grand public mais aussi les nombreux professionnels présents sur le salon, pourront déguster les produits issus de l’agriculture aveyronnaise. Des animations culinaires aux dégustations de vin, le stand offrira une vraie plongée au cœur de ces fromages, viandes et salaisons qui font l’âme du terroir aveyronnais.

Une table ronde d’exception pour la Journée de l’Aveyron.

"Relocalisation de la consommation alimentaire : mode ou tendance de fond? "

Le stand de l’Aveyron, placé sous le sceau de la signature Fabriqué en Aveyron abordera cette thématique au cours d’une table ronde organisée à 15h30, le mardi 22 février.

Le débat abordera le phénomène de la relocalisation de la consommation alimentaire, et tentera, en compagnie d’Isabelle Senand, directrice d’études à l’institut Xerfi, de savoir si cela relève du simple phénomène de mode ou d’une véritable tendance de fond.

Car les études le montrent depuis quelques années, les français aspirent à changer leurs modes de consommation, pour redonner du sens à leurs actes d’achat. Certains même n’hésitent pas à parler « d’alter consommateur » ou de « consomm’acteur ».

Ces aspirations s’illustrent notamment par une recherche de plus en plus pressante de produits régionaux et locaux qui affichent leurs origines, leurs modes de production et garantissent une traçabilité et une authenticité aux consommateurs.

Les produits locaux et régionaux sont-ils donc le nouvel « eldorado » de la filière alimentaire ?

Pour mettre en perspective ces propos, Aveyron Expansion, qui pilote cette table ronde, a fait appel à un industriel en la personne de M. Linard, professionnel des salaisons et labellisé Fabriqué en Aveyron. Il nous expliquera ce que lui apporte ce type d’estampille. Et afin de bien comprendre l’ensemble du processus, Serge Gay, directeur de la centrale d’achat du Groupe Auchan sera accompagné de son fournisseur en Veau d'Aveyron IGP, l’aveyronnais Pierre Bastide, président de SA4R, nous feront part des fondements d'une collaboration réussie.

Jean-Claude Luche, président du Conseil Général de l’Aveyron, Jean Laurens, Président du Comité III de l'INAO, Jacques Molières, président de la Chambre d’Agriculture de l’Aveyron et d'Arnaud Viala, Président d’Aveyron Expansion qui reviendront sur la démarche Fabriqué en Aveyron qui fête à l’occasion de ce Salon de l’Agriculture son premier anniversaire et sur l'intérêt des signes officiels de qualité.

Pour en savoir plus sur le Salon International de l'Agriculture.

 

Quels sont les produits labellisés Fabriqué en Aveyron ?

Lancée début 2010, la campagne d’agrément de la signature Fabriqué en Aveyron a atteint son régime de croisière.

De nombreux produits sont désormais estampillés Fabriqué en Aveyron et commencent à conquérir les linéaires. Ils sont issus de l'ensemble des filières économiques aveyronnaises, de l'agro-alimentaire à la menuiserie en passant par la presse, internet ou la maroquinerie.

Voici quelques exemples en photo (Carrier, Régalou, Vent d'Aubrac, Castes, Max Capdebarthes, Cuisines Teisseire, La bputique du menuisier, Sellerie Gaston Mercier, Roland Serin? , Les fermiers du bas-Rouergue...):

   
   
 
   
   
   

A ce jour, 45 agréments ont été accordés. Aveyron Expansion en dévoilera la liste lors du Salon International de l’Agriculture qui se tiendra Porte de Versailles à Paris du 19 au 27 février 2010.

Pour en savoir plus sur Fabriqué en Aveyron

Telex... l'économie aveyronnaise en bref
226 créations d’entreprises en Aveyron en 2010

Ce sont les chiffres révélés par le président du tribunal de commerce de l’Aveyron, Claude Guirande. Il note cependant les nombreuses liquidations de très petites entreprises sur lesquelles un effort plus important devra être porté.

Reprise tranquille du marché de l’immobilier aveyronnais

Le marché de l’immobilier deviendra plus abordable et donc raisonnable en 2011. Les acteurs de ce marché espèrent que les mesures incitatives seront maintenues et que la hausse du crédit ne pénalisera pas d’éventuels investisseurs.

La CAPEB a organisé son assemblée générale et s’impose comme un acteur économique incontournable en Aveyron.

La Confédération Artisanale des Petites Entreprises du Bâtiment, qui élira son nouveau président en 2011, a travaillé sur les nouvelles normes thermiques de 2012 ou sur le dossier de la TVA à 5.5% lors de cette A.G.
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Zone du Comtal, futur pôle commercial de l’agglomération ruthénoise

Lancé en 2000, l’ouverture au public d’une quinzaine d’enseignes (Darty, But, Décathlon…) sur près de 19 000m² de vente, devrait s’effectuer pour la rentrée de septembre. Situé à Sébazac, la ZAC sera divisée en 3 zones : Comtal Sud, Comtal Ouest, et Comtal nord.

STS s’agrandit

Spécialisée dans la sous-traitance aéronautique, les produits composites et la maintenance mécanique pour l’aéronautique civile et militaire, la société STS agrandit ses locaux et est accompagnée par les services d'Aveyron Expansion. En construisant un nouveau bâtiment de 1400m² et 130m² supplémentaires de bureaux, Stephan Mazars, directeur général de l’entreprise installé sur la Z.I. du centre à Decazeville, compte bien rentrer dans la cour des grands.
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La Mairie d’Arvieu investit 138 000 € pour installer une station service automate

L’objectif est entre autres d’inciter les utilisateurs à faire leurs courses dans le village

 
 Lettre de l'économie en Aveyron - n°57 - Janvier 2011 - Page 1

Macro économie - Collectivités


Collectivités

Les fonds européens en Midi-Pyrénées

Depuis 2007 et jusqu’en 2013, la France bénéficie de 20 milliards d’euros de crédits européens.

Ces crédits, abondés par des subventions de l’Etat ou des collectivités locales, prennent en charge une partie du coût des projets grâce à 4 outils financiers : le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds social européen (FSE), le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) et le Fonds européen pour la pêche (FEP).
Une nouvelle ère est engagée pour les fonds européens depuis 2007. Les règles ont en effet été simplifiées : désormais, tous les territoires sont éligibles aux subventions. Il faut pour cela proposer des projets qui s’inscrivent dans les objectifs définis dans chacune des régions, niveau de collectivité choisi pour la mise en œuvre des programmes.

Midi-Pyrénées bénéficie de la manne européenne à hauteur de 796 millions d’euros.

En Midi-Pyrénées, le programme FEDER s’articule autour de 7 axes : renforcer le potentiel de recherche et moderniser l’enseignement supérieur ; développer la compétitivité des entreprises ; préserver et valoriser l’environnement ; développer le massif des Pyrénées ; améliorer l’accessibilité et la desserte de territoire régional ; soutenir les projets urbains en faveur de la cohésion sociale ; assistance technique.
Une partie du financement est également réservé au programme interrégional Massif Central sur l’orientation du développement durable favorisant la croissance et l’emploi.
La Région dispose pour cela de 430 Millions d’euros au titre du FEDER pour la période 2007/2013. Les cofinancements sont programmés à hauteur de 745 millions d’euros ce qui représente un investissement total de plus d’1,175 milliards d’euros.

Le Fonds social européen a réservé une enveloppe de 185,4 millions d’euros pour la même période à la Région Midi-Pyrénées, pour un programme décliné en 4 axes : adapter les travailleurs et les entreprises aux mutations économiques ; développer l’accès à l’emploi des demandeurs d’emploi ; renforcer la cohésion sociale ; investir dans le capital humain et le mise en réseau.

Enfin, s’agissant du FEADER, ce sont 180,5 millions d’euros dont bénéficie la Région Midi-Pyrénées. Cette somme dédiée au développement rural se répartit selon les axes suivants : développement économique et amélioration de la compétitivité des secteurs agricoles, forestiers et agroalimentaires ; préservation des ressources naturelles ; maintien et développement d’activités économiques. Parmi ces priorités, 30 millions d’euros sont réservés pour financer les projets dans le cadre de l’approche LEADER.
Un bilan à mi-parcours du programme soutenu par le FEDER a été proposé au mois de décembre 2010 en Midi-Pyrénées.
Ainsi, depuis 2007, 1394 projets ont bénéficié du soutien de ce programme pour un investissement total de plus de 220 millions d’euros du FEDER.

Des réajustements nécessaires par défaut de consommation
Le niveau d’avancement constaté serait de 74% du coût total et de 46% de l’enveloppe FEDER, avec toutefois des écarts importants selon les axes du programme.
Le niveau des dépenses certifiées au 31 décembre 2010 a permis d’éviter pour cette fois les « dégagements d’office », c’est-à-dire le retrait et le redéploiement des crédits par la Commission européenne. Les prochains seuils de consommation seront peut-être difficiles à atteindre. Aussi une révision de la programmation a-t-elle été décidée par le Comité de suivi le 16 novembre dernier et conduira à une nouvelle répartition financière entre les axes du programme.
Au total, ce sont 35 millions d’euros qui ont été réorientés.

L’Europe révise sa politique régionale
Dès 2011, les discussions sur l’avenir de la politique régionale occuperont une grande place. La Commission Européenne a présenté ses premières orientations pour la réforme de cette politique européenne. Après avoir entendu les positions des Etats et des Régions qui avaient jusqu’à fin janvier pour envoyer leur contribution, la Commission va entreprendre la rédaction du projet de réforme applicable à compter de 2014.
Les règles de répartition des crédits de la politique de cohésion doivent être révisées. Après les élargissements de l’Union en 2004 et 2007, le PIB moyen a baissé de 10%. La majorité des crédits européens étant des crédits de rattrapage pour des territoires dont le niveau de PIB est inférieur à 75% de celui de la moyenne européenne, cela pourrait conduire à exclure automatiquement 16 des 84 régions bénéficiaires du dispositif de base. L’enjeu est de taille, notamment pour la France qui souhaite percevoir un minimum de bénéfices en retour de sa contribution au budget. Aussi Bruxelles serait disposée à créer une nouvelle catégorie de régions (ayant un PIB compris entre 75% et 90% de la moyenne européenne) ce qui permettrait de réintégrer dans le dispositif sept régions métropolitaines.
Mais les discussions ne font que commencer …

En savoir plus : Guide pratique de l’élu

Agenda économique

La journée « Un goût d’Aubrac » sera organisée à Chaudes Aigues le 3 février prochain.
Ce rassemblement vise à valoriser l’ensemble des produits du plateau de l’Aubrac. Au programme de cette journée, rythmée par des interventions et des tables rondes: le parc naturel régional de l’Aubrac et la possible création d’une marque de thé d’Aubrac.
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Les emballages innovants en agroalimentaire
L'Aria (Association Régionales des Industries Alimentaires de Midi-Pyrénées) organise le 10 février, à partir de 14h, sur le site de l'Inra de Castanet-Tolosan, un atelier-débat, sur le thème : "Les emballages innovants en agroalimentaire".
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Forum de l’emploi saisonnier de l’Aveyron
La prochaine édition du forum de l’emploi se tiendra à la salle des fêtes de Millau le mercredi 9 mars prochain. Les entreprises souhaitant êtres présentes ou diffuser leurs offres peuvent prendre contact avec la Chambre de Commerce Aveyron.
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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°57 - Janvier 2011 - Page 2

Vie des entreprises

Entreprise  

Cros & Delmas défend son savoir-faire de métallier et conquiert de nouveaux marchés

Réalisation Cros & Delmas - Grand Large à Sète

Face à la crise économique et à la concurrence, Cros & Delmas revendique son savoir-faire. Et ça marche !

Fondée en 1985, par Michel Cros, sous la forme d’une SNC avant de devenir une SARL en 1991, la société Cros & Delmas lancera véritablement son activité et sa spécialisation dans la métallerie avec le chantier de construction du Centre Culturel de Millau en 1987. Aujourd’hui, cette entreprise familiale de plus de 16 salariés, installée dans le Millavois, est en pleine forme.

Le métallier, qui va bientôt s’agrandir et s’équiper de nouvelles machines outils, n’est pas arrivé là par hasard. Retour sur une aventure industrielle et familiale exemplaire.

Installée d’abord sur la Z.I. de Millau, elle déménage en 1993, sur la Z.I de St Georges de Luzençon et devient propriétaire de ses locaux actuels. C’est de cette base là qu’elle va peu à peu imposer son savoir-faire et remporter de nombreux appels d’offres publics de second œuvre (garde-corps, escalier, habillage…) : les archives départementales et la passerelle de l’amphithéâtre à Rodez et les garde-corps inox de la Place de la Comédie pour la 1ère ligne de Tramway à Montpellier, c’est Cros & Delmas !

En 2003, l’entreprise rencontre des difficultés mais plutôt que de se laisser abattre c’est le tempérament aveyronnais et entrepreneur de Michel Cros et de son fils, Samuel, ingénieur, qui permet à l’entreprise de reprendre le dessus et de s’imposer sur le marché privé auprès de grands promoteurs immobiliers comme Nexity Georges V, le Groupe Carrere ou Monne-Decroix, et cela partout en France, dans le Grand Sud évidemment mais aussi jusqu’à Nevers ou Marseille.

Réalisation Cros & Delmas - Jardin des arts à Montpellier

Cros & Delmas conçoit et fabrique. Une réelle valeur ajoutée dans le contexte économique ambiant.

Travaillant quasi exclusivement l’acier, Cros & Delmas enchaîne les chantiers et grandit en toute confiance, fort de sa maîtrise du secteur. Car l’entreprise fabrique et compte bien en faire un atout face à ses concurrents qu’elle qualifie de simples poseurs, ces derniers achetant en Asie ou au Portugal des éléments déjà tout faits. Et quand ces derniers font en plus appel à de la main d’œuvre intérim low cost, la concurrence devient alors plus dure. Surtout quand la crise de 2008 passe par là.

Face à cette nouvelle donne, l’équipe dirigeante anticipe et investit mettant en place un réel projet d’entreprise qui est en train de voir peu à peu le jour. Avec l’aide de la région, du Conseil Général via Aveyron Expansion et de la Communauté de Communes de Millau Grands Causses, elle réalise un agrandissement de près de 600m² qui permettra un réel accroissement de la surface générale de production et l’arrivée de deux nouvelles machines outils : une découpe laser et une cintreuse venues de la Communauté Européenne.

Ces outils permettront à la société, déjà équipée d’un bureau d’étude de développer sa propre gamme, d’étendre le nombre d’appels d’offres auxquels elle répond, intervenir en tant que sous-traitant de nouveaux clients industriels et pourquoi pas concevoir des objets de haute qualité pour de grands designers ! Ses employés seront formés sur ces machines et à un moment où il est difficile de trouver de jeunes gens formés en métallerie (seul le lycée de Decazeville le propose désormais, ainsi que le CFA de Rodez avec qui l’entreprise collabore à la formation d’apprenti). La direction embauchera au total 3 personnes courant 2011. Portée par l’énergie de Jocelyne Cros et de sa fille Amandine, qui vient de mettre en place un logiciel informatique optimisant la fabrication et la gestion des stocks, Cros & Delmas se présente pleine de détermination face à l’avenir.

Voilà de bonnes nouvelles pour l’emploi et l’économie en Aveyron.

En savoir plus : cros-delmas.com

Innovation : produits, services, marques...
Aveyron Expansion présent sur la toile

Vous souhaitez accéder à une vidéo, des images ou des documents concernant l’économie aveyronnaise ? C’est désormais possible sur les pages Aveyron Expansion de Youtube, Calameo et Flickr. Le site aveyron-expansion.fr reste notre portail principal.
Plus d’infos : YoutubeCalameoFlickR - Facebook - Twitter

Terre-e-cole reçoit le premier prix de la bourse au développement durable initiée par le Conseil Général.

Récompensée pour ses couches lavables destinées aux professionnels de la petite enfance, l’entreprise de Palmas souhaite nous faire prendre le chemin de l’éco-citoyenneté.
Plus d'infos

Le Thé d’Aubrac sera bientôt une marque déposée.

Une dizaine de producteurs de thé d’Aubrac se sont constitués en association et un dossier a été déposé en Pôle d’Excellence Rural. Cette initiative sera également l’occasion de mettre aux normes la cueillette et la fabrication du Thé d’Aubrac.

La chambre économique de Millau continue d’innover.

La nouvelle présidente Coraline Cauvy a des projets. Après le succès du Monopoly, version sud-aveyronnaise (voir la newsletter n°56), elle souhaite produire une version « tout Aveyron ». Dans ses cartons également, un projet de thermographie aérienne permettant aux habitants de mesurer la déperdition de chaleur de leur habitat.

Sortie d’un nouveau guide sur l’Aveyron

Tiré à 3000 exemplaires, Les itinéraires d’Aveyron est un guide touristique lancé par les Editions Projection. Le guide aborde l’histoire, la culture et le patrimoine de notre territoire.
Plus d'infos

Des recettes bio chez Raynal et Roquelaure

La société, également propriétaire de la marque Zapetti, présente ses nouvelles recettes à l’occasion de la sortie de sa revue consommateurs Mille & Une recettes. On note également l’apparition de recettes à base d’ingrédients cultivés selon la réglementation européenne de l’agriculture biologique.
Plus d'infos

Mathou création réussit le lancement de sa microcrèche

Installée à Onet le Château, l’entreprise est devenue le leader français du mobilier pour enfants. La microcrèche prête à vivre permet d’accueillir 12 enfants et 4 adultes dans un confort absolu.
http://www.mathou.com

  Lettre de l'économie en Aveyron - n°57 - Janvier 2011 - Page 3

Entrepreneurs Aveyronnais

Portrait  

M. Gilbert Cestrières, solide président de la coopérative Jeune Montagne

Il y a deux ans, en succédant à M. Valadier, créateur de la coopérative, M. Cestrières s’est promis de maintenir la ligne fixée par son prédécesseur : la fabrication d’un produit de qualité et enraciné au cœur du territoire de l’Aubrac.

La coopérative Jeune Montagne, Gilbert Cestrières la connait bien puisqu’il l’intègre dès son installation, en 1981. Il vient alors de reprendre avec son frère l’exploitation familiale. Près de 45 ha sur la commune de Montpeyroux depuis laquelle il va vivre l’aventure d’une exploitation laitière aveyronnaise sur un plateau d’exception.
Et le chemin n’a pas toujours été facile. Après des années de travail au service d’un produit de qualité, il ne se sent pas récompensé à la hauteur de ses efforts. Les frères Cestrières se lancent alors dans la fabrication et la vente directe. Ils obtiennent l’appellation Laguiole Fermier et s’imposent sur les circuits courts en livrant les restaurants et marchés alentours. Une démarche qui fera des émules mais qui n’aura qu’un temps ; et à l’occasion d’une terrible épreuve familiale en 2001, Gilbert Cestrières arrête de fabriquer puis dissout l’exploitation. Elle est désormais partagée entre un troupeau de vaches allaitantes géré par son frère et la production de lait reprise par son fils de 30 ans. La relève est donc assurée.

Au conseil d’administration de la Coopérative Jeune Montagne depuis 1986, c’est M. Valadier qui, pensant à lui comme successeur, le fait entrer au bureau. Il sera brillamment élu président de la coopérative en juin 2008.

Un objectif : tirer le produit et la coopérative vers le haut.

Commence alors sa présidence de la coopérative tandis que la direction générale est assurée de main de maître par Bernard Robert. Partageant les orientations de M. Valadier, Gilbert Cestrières se veut percutant et offensif car il sait que la situation est fragile.

Assise sur un territoire géographiquement limité et offrant peu de possibilités de production, il considère que la Coopérative Jeune Montagne doit clairement se démarquer en valorisant ce territoire et sa production traditionnelle (les couteaux, la viande et bien sûr le lait et le fromage). Reprendre le savoir-faire ancestral et faire de la qualité. Il sait que les consommateurs sont désormais en attente d’authenticité et face à de gros industriels, qui proposent désormais de l’Aligot confectionné avec une Tome sans origine affichée, il compte bien entretenir la niche dans laquelle son prédécesseur a eu la clairvoyance de s’installer.

Les adaptations nécessaires ont été réalisées dans les années précédentes (interdiction des fourrages humides ou amélioration de la traçabilité de la nourriture des bêtes par exemple), les investissements permettant l’augmentation de la production sont en cours (projet d’extension de la surface de stockage, d’identification et d’expédition) et le positionnement commercial est désormais parfaitement clair. C’est donc sans complexe qu’il veut se confronter au marché. Surtout au moment, ou contrairement au secteur carné, la conjoncture de la production laitière s’est largement améliorée.

Il ne manque plus que l’échelon administratif et réglementaire. Car pour l’instant, le dossier IGP (Indication Géographique Protégée) est bloqué pour des définitions d’étendue de territoire. Pour M. Cestrières attaché à la tradition et au fromage au lait cru, celui-ci ne peut être que terroir de l’Aubrac.

La coopérative, une aventure économique et sociale.

Aujourd’hui un dossier lui tient à cœur. C’est l’unité et la protection sociale et économique assurée par la coopérative qui regroupe 75 points de collectes, 110 producteurs actifs et 75 salariés dans l’unité de production de Laguiole. La Coopérative Jeune Montagne a mis sur pied un vrai mécanisme de soutien aux jeunes pour la reprise de leur exploitation car la situation est, en la matière, relativement fragile. Près d’un tiers des producteurs se retrouvent sans successeur. Par ailleurs, une équipe de 5 personnes a été mise en place afin de prendre en charge les exploitations des producteurs accidentés, malades, ou souhaitant tout simplement prendre un peu de repos (avec 365 jours de travail par an, les producteurs de la coopérative apprécient ce service dont le coût est supporté à 60% par Jeune Montagne). Pour Gilbert Cestrières, salariés et producteurs de la coopérative sont un tout. La solidarité doit jouer à plein et surtout, la production de lait d’Aubrac doit pouvoir continuer sous peine d’avoir développé un outil de production pour rien.

Car pour faire le fromage de Laguiole ou l’Aligot de la Jeune Montagne, il faut du lait cru et entier A.O.C. produit sur le plateau. Et si aujourd’hui il est en grande partie issu de la production des Simmental, la coopérative vise pour 2013, 10% de la production assurée par des vaches Aubrac qui retrouveraient ainsi leur ancienne vocation laitière (la coopérative vient de lancer la Prime Génétique Race Aubrac). Et la Coopérative Jeune Montagne, dont près de 40% du lait collecté est transformé en tome fraîche destinée à l’aligot, veut aller plus loin et travaille depuis 3 ans maintenant à une réimplantation de la pomme de terre Bintje sur le territoire d’Aubrac.

Voilà une politique bien cohérente qui devrait conforter la progression de l’entreprise sur son territoire et ses marchés.

Pour plus d' infos

Brèves, les gens ...
L’usine decazevilloise RLD a son nouveau directeur.
Bruno Kudlewski prend les rênes de l’usine Régie Linge Développement et se retrouve à la tête de 120 salariés. Spécialisée en location et entretien du linge, l’entreprise se retrouve confrontée en 2011 à la hausse du prix du coton ou des carburants.
Plus d'infos
Philippe Saigne-Vialleix, nouveau directeur de la Banque de France en Aveyron.
Il était auparavant en fonction dans le Cantal. Il dirigera une équipe de 35 personnes basée à Rodez
Nouveau président, nouveaux défis pour l’Union des Métiers et des Industries Hôtelières d’Aveyron

Succédant à Claude Balthazar, Philippe Panis, qui dirige l’Hôtel-Restaurant Les Peyrières à Olemps, souhaite dépasser la barre des 500 adhérents et une meilleure reconnaissance d’un secteur (le 4ème en Aveyron) qui a créé prêt de 600 emplois l’année dernière. Egalement au programme : pérenniser la TVA à 5.5%
Plus d'infos

Un nouveau procureur à la tête du tribunal de grande Instance de Rodez
Yves Delperié a annoncé vouloir suivre de près les dossiers du Tribunal de commerce. Une tâche importante au moment où ce dernier, suite à la création de la juridiction unique, a vu le nombre de procédures collectives augmenter de près de 8%.
Christine Muller-Laur succède à son père à la tête de Geldoc
L’entreprise, distributrice de produits frais et surgelés pour la restauration, est installée sur le site de Luc la Primaube au sud de Rodez. Christine Muller-Laur a quitté l’univers de l’éducation spécialisée et des collectivités pour se former auprès de son père, fondateur de Geldoc.
Didier Gardinal réélu à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Region (CCIR) Midi-Pyrénées.
Manuel Cantos, président de la CCI de l’Aveyron est élu vice-président
Plus d'infos
Le président de l’IUT quitte son poste
Président depuis 2004 de l’Institut Universitaire de Rodez, M. Pierre Bru s’en va. Au cours de son mandat, il s’est attaché à développer les formations (création des Licences professionnelles « les métiers du conseil en élevage option filière lait », « chargé de communication de relation client » ou « Banque » par exemple) et à développer un enseignement supérieur de proximité.
Plus d'infos
La Jeune Chambre Economique (JCE) de Rodez vient de renouveler son bureau.
Florent Escaffre prend les fonctions de président, Sophie Michel, celles de trésorière et Michaël Foucras devient secrétaire. Laurent Maillebuau assurera la vice-présidence chargée de la formation tandis que celle consacrée à l’animation sera assurée par Lionel Vidaillac.
 Lettre de l'économie en Aveyron - n°57 - Janvier 2011 - Page 4

A LIRE

> La peur est au dessus de nos moyens, pour en finir avec le principe de précaution, de Jean de Kervasdoué
 Lettre de l'économie en Aveyron - n°57 - Janvier 2011 - Page 5