La lettre de l'économie en Aveyron
Avril. 2011
Numéro 60


Edito

Vous avez dit grands groupes ? …

A l’heure où le groupe allemand Mag serait sur le point de racheter Forest Liné à Capdenac, il convient de rappeler quelques réalités concernant l’économie aveyronnaise dans la mondialisation et de battre en brèche un certain nombre d’idées reçues.

Tout d’abord une évidence : l’Aveyron est riche d’un tissu de près de 15000 entreprises dont un millier de PME qui jouent un rôle éminemment stratégique dans son développement. Celles-ci n’ont dans le village global que la part du chiffre d’affaires export qu’elles peuvent y réaliser et restent pour la plupart viscéralement attachées au territoire.

Par ailleurs, historiquement l’Aveyron a pu bénéficier des investissements massifs de groupes puissants d’origine et de dimension internationales tels que Bosch qui a ces dernières années conforté le site de Rodez ou Umicore dans le Bassin qui après avoir réinvesti sur les lignes de fabrication de zinc prépatiné s’implique dans le « traitement durable » du passé à travers un vaste programme de dépollution.

Enfin, il convient de noter que l’arrivée d’un grand groupe international n’implique pas un scénario standard dans une reprise d’entreprise quelle qu’en soit sa nature. Dans une période de temps assez concentrée, nous avons eu à vivre dans le Sud Aveyron, le « déménagement » de Synelec, co-leader mondial des murs d’images repris par le nord américain Planar et le renforcement du site saint-affricain de l’entreprise Sefee pourtant reprise par l’américain Amphenol. La culture d’entreprise, ses choix stratégiques déterminent en réalité ses décisions. Dans ce contexte, et c’est une évidence, plus l’entité est liée par son activité et ses savoir- faire au site moins elle sera délocalisable. Sur ces sujets, la vigilance (sans procès d’intention) reste donc la règle, particulièrement sur les dossiers sur lesquels l’Etat et les Collectivités ont apporté à un moment donné une contribution substantielle afin d’accrocher technologies et compétences au territoire.


Arnaud VIALA
Conseiller Général de Vezins
Président d'Aveyron Expansion
Consultez le blog d'Arnaud Viala


Au sommaire

A la Une
> Les bonnes pratiques agricoles aveyronnaises

> Telex de l'économie

Macro-économie
> Le tourisme d’affaires

Collectivités
> Les clés de l’Aveyron, la bible du nouvel arrivant

> Agenda

Vie des entreprises
> L’imprimerie du Progrès, une stratégie gagnante

> Innovation

Entrepreneurs aveyronnais
> Les produits de terroir, Alain Prunet en fait son affaire !

> Les gens

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A la Une  

Les bonnes pratiques agricoles aveyronnaises

A plusieurs reprises, nous avons rappelé le rôle majeur des pratiques agricoles aveyronnaises dans la préservation de notre environnement, largement accompagnées par le Conseil Général et son agence de développement économique, Aveyron Expansion. Défenseur des produits de qualité ou précurseur, comme il y a quelques années, dans la collecte des sacs plastiques utilisés au quotidien, l’Agriculteur franchit à présent un nouveau cap. Dans un contexte de moyenne montagne, d’une Surface Agricole Utile à 80% herbeuse et d’une prépondérance de l’élevage, l’agriculture aveyronnaise accompagnée par la Chambre d’Agriculture départementale ne peut évoluer vers un axe de production avec un objectif de performance économique sans de bonnes pratiques techniques et de bonnes pratiques de gestion. La Chambre d’Agriculture aveyronnaise œuvre pour une agriculture durable qui intègre tant l’approche économique qu’environnementale.

« Les Contrats Territoriaux d’Exploitation mis en place en 99 ont déjà permis une grande avancée » explique Gaby Quintard, Directeur de la Chambre d’Agriculture en Aveyron. Cet outil de la Loi d’Orientation Agricole de 99 a facilité l’évolution des exploitations face à trois grands enjeux : la qualité des produits alimentaires, la prise en compte de l’environnement et des territoires, l’adaptation aux nouveaux marchés. En Aveyron, ces contrats ont notamment permis d’évaluer le coût d’un certain nombre de pratiques, telles que « la fertilisation qui peut s'avérer coûter cher sans générer de valeur ajoutée supplémentaire » selon les mots du directeur. La notion d’agriculture raisonnée s’est alors développée. Autrement dit, « la bonne intervention au bon moment ». Sur ce principe, la Chambre d’Agriculture a travaillé sur 3 domaines d’intervention : l’agronomie (fertilisation des sols, des cultures), la gestion quantitative de l’eau et l’utilisation des produits phytosanitaires.
Les actions menées en agronomie sont des actions de formation, de sensibilisation et de conseil individuel sur demande. Les agriculteurs ont été formés, notamment en zone vulnérable, à bien valoriser les effluents de ferme, pour éviter d’avoir un recours injustifié à des fertilisants extérieurs. Les exploitants agricoles ont appris à maîtriser les besoins de la plante par rapport aux apports naturels. Ils peuvent aussi bénéficier d’un suivi agronomique pour une meilleure performance technique et valoriser leurs pratiques à l’aide de logiciels dédiés. L’engagement de ces actions permet non seulement des économies d’exploitation grâce à une rationalisation du recours aux intrants extérieurs mais aussi de répondre à des préoccupations environnementales, notamment en matière de qualité de l’eau.
La Chambre d’Agriculture intervient aux côtés des agriculteurs sur la gestion quantitative de l’eau même si l’Aveyron est un département peu irrigué ; 1,3% seulement de la SAU est irriguée. L’essentiel de l’irrigation se fait à partir de réserves collinaires. Concernant les 2000 hectares irrigués par prélèvement en rivière, la Chambre d’Agriculture a, depuis 10 ans déjà, organisé avec les agriculteurs des « tours d’eau » afin de maintenir une protection permanente du débit des cours d’eau. Elle lance également des dispositifs de campagne de bonne irrigation « reçus très favorablement par les agriculteurs » remarque Gaby Quintard. Une action engagée depuis 15 ans sous l’intitulé Irrimieux vise à arroser au bon moment grâce à des tensiomètres qui mesurent l’humidité du sol.
La Chambre d’Agriculture se veut promoteur du plan Certiphyto 2018, dispositif réglementaire qui veille à une meilleure gestion du traitement phytosanitaire. Même si l’Aveyron est moins concerné que des départements viticoles ou arboricoles, des actions de sensibilisation et de formation sont organisées. Des économies sont ainsi réalisées sur les intrants, la qualité des produits est meilleure et la santé de l’utilisateur est préservée.
Toutes ces démarches qui sont « partenariales » insiste Gaby Quintard, concourent à faire de l’agriculture aveyronnaise, pilier traditionnel de l’économie de notre département, une agriculture durable : une agriculture viable qui permet aux exploitants d’avoir un revenu décent, une agriculture transmissible tant d’un point de vue humain qu’environnemental et une agriculture citoyenne sur un espace dont elle n’est pas le seul occupant. Il s’agit de trouver l’équilibre, avec un principe fort d’autonomie des exploitations afin qu’elles soient le moins vulnérables aux fluctuations extérieures et qu’elles s’inscrivent dans la durée.

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Telex... l'économie aveyronnaise en bref
Prix export Midi-Pyrénées 2011 pour Les Bennes JPM

L’entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de bennes et plateaux pour véhicules utilitaires, Bennes JPM à Naucelle, a reçu le prix export du comité des banques lors des récompenses export Midi-Pyrénées 2011.
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Deux représentants de chez Harrods en visite au marché de Laissac

Il semblerait que la boutique londonienne Harrods s’intéresse à la viande d’Aubrac : deux de ces représentants accompagnés d’un commercial des abattoirs Arcadie visitaient dernièrement le marché aux bestiaux de Laissac ainsi qu’une ferme aveyronnaise et le site d’abattage de l’entreprise.

La Maison Richard prend possession d’Intercaves

La société des vins Richard a fait l’acquisition de l’enseigne nationale de distribution de vins Intercaves qui dispose de plusieurs dizaines de points de vente en France dont un récemment ouvert à Bourran.
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Guillot Préfa investit sur la zone de la Glèbe

L’entreprise de préfabriqué béton d’Eric Guillot investit dans un bâtiment alliant innovation et développement durable. Ses nouveaux locaux sur la zone de la Glèbe devraient être opérationnels cet automne. Ils permettront à Guillot Préfa qui réalisait déjà une large gamme de produits : des piliers de béton à divers escaliers, de diversifier ses activités vers du mobilier de pointe. Il devrait y avoir des embauches à la clef.
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La confection des sacs Bleu de chauffe déménage à Millau

C’est dans un grand local de confection à Millau que la marque Bleu de Chauffe des sacs en bandoulière inspirés de l’univers industriel du 20ème siècle déménage.
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Le mondial de rugby habillé par Cloud’s

La société aveyronnaise Cloud’s, spécialiste du vêtement dérivé du sport et notamment du rugby, a décroché l’appel d’offres de l’International Rugby Board pour la conception et la commercialisation d’une ligne de vêtements dédiée à la coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande.

Le 22 avril dernier, ATS inaugurait ses nouveaux locaux

Atelier Technique Scène, prestataire son et lumière pour le spectacle vivant, a déménagé à La Primaube dans des locaux plus adaptés au stockage de ses appareils.
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Une nouvelle fromagerie sur la zone de la Glèbe : La fromagerie des bastides

Les époux Esteban, tous deux retraités de l’aéronautique, ont créé leur entreprise de production de Péraillou : fromages au lait cru de brebis et à la pâte molle fleurie. 200 m² de bâtiment ont été construits sur 1500 m² de terrain sur la zone de la Glèbe dans le villefranchois. Ces nouveaux entrepreneurs comptent bien fabriquer une tonne de fromages par mois et étoffer leur gamme avec du caillé et de la tome de brebis.

STIA, de la pépinière à l’hôtel d’entreprises à Decazeville

Avant de prendre définitivement son envol, l’entreprise STIA, spécialisée dans la mécanique de précision et plus précisément dans l’ajustage de pièces aéronautiques, passe de la pépinière d’entreprises à l’Hôtel d’entreprises de la communauté de communes du Decazeville Aubin. Grâce à son savoir-faire unique, les marchés se bousculent mais l’entreprise est confrontée à une difficulté de recrutement. Avis aux intéressés !

La société Isotip souhaite investir

Spécialisée dans les conduits de fumée, la société Isotip Sud du groupe Isotip Joncoux, à Aubin, étudie la mise en place d’une ligne automatique de peinture et d’un four à 180° pour mettre fin à la sous-traitance qui allongeait les délais de livraison. En 2012, la fabrication de conduits double paroi pourrait voir le jour.
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Une couveuse d’entreprises dans le Villefranchois

La communauté de communes du Villefranchois et l’association BGE (anciennement Créer boutique de gestion) se sont associées pour créer la couveuse Altitude 12 à Villefranche-de-Rouergue afin de faciliter la création d’entreprises dans le Villefranchois.

Dans 18 mois, Cap Sud déménage à Lioujas

Corinne Séguret Mazars dont l’activité initiale est commerciale en nutrition animale a choisi de vendre ses compétences au service des énergies renouvelables. Elle a créé en 2008 Cap Sud à la pépinière du Grand Rodez. Elle monte les projets financiers d’agriculteurs qui souhaitent investir dans le photovoltaïque. Elle est déjà à l’origine de 60000 m² de panneaux. 40 000 seront posés dans les prochains mois. Cette jeune entrepreneuse s’intéresse aussi aux centrales hydroélectriques, aux centrales de méthanisation… mais aussi à l’éclairage public dédié aux collectivités. Affaire à suivre...

Aménagement et création d’un atelier relais sur le plateau des Forges à Aubin
La réhabilitation et la remise aux normes d’un ancien bâtiment industriel sur le plateau des Forges à Aubin permettra d’héberger la fabrication des murs à ossature métallique pour maison de la société Bourdoncle.
Projet de restaurant à Bourran pour Isabelle Auguy et Jean-Marc Muylaert
Les anciens restaurateurs laguiolais étoilés au Michelin se lancent dans un nouveau projet de restaurant à Bourran. Il s’agira d’une cuisine gourmande, conviviale mais plus détendue selon Isabelle Auguy.
De Maleville à Villeneuve, les Chapiteaux du Rouergue

D’ici l’automne, l’entreprise de location de chapiteaux déménagera à Villeneuve dans un nouveau bâtiment qu’elle fait actuellement construire. Un bâtiment plus fonctionnel qui permettra à Didier Laurent de se lancer dans des activités nouvelles. A suivre…
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Bientôt 18000 m² de panneaux photovoltaïques pour Géant Casino

L’hypermarché, Géant Casino à Onet-le-Château, souhaite installer 7500 m² de panneaux solaires sur la toiture du magasin et 3700 panneaux sur les ombrières abritant 425 places de parking.

Le savoir-faire aveyronnais s’expose à New-York

Le 27 avril dernier, le jeune photographe gageois, Maxime Authier, exposait ses photos consacrées aux plus beaux villages de France en Aveyron et autres sites aveyronnais aux French Culture Nights à Manhattan. Ses photos sont réalisées selon le procédé anaglyphe qui restitue l’impression de relief. Pierre Marchandot, doreur sur bois decazevillois et Virginie Sanhes, calligraphe-enlumineuse de Saint-Félix de Lunel, l’accompagnent pour présenter leurs créations.

Trois projets labellisent l’Aveyron Pôle d’Excellence Rurale

Grâce aux projet « Maison de santé et accessibilité aux transports en commun » porté par la communauté de communes du bassin Decazeville Aubin, « tourisme pour tous en Lévézou » porté par la communauté de communes du Lévézou-Pareloup et « valorisation du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle patrimoine mondial de l'Unesco – GR 65 d'Aubrac à Conques » porté par l'association Pays du Haut Rouergue, l’Aveyron a décroché la labellisation PER.
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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°60 - Avril 2011 - Page 1

Macro économie - Collectivités


Macro-économie

Le tourisme d’affaires

Même en période de crise, les entreprises ont besoin de réunir leurs collaborateurs, revendeurs, clients…
Les entreprises établies en France ont dépensé 8,81 milliards d’€ en 2010 pour leurs réunions professionnelles (réunions de motivation, séminaires, conventions, congrès, évènementiel) généralement organisées à l’extérieur de l’entreprise. Les dépenses des entreprises en matière de tourisme d’affaires ont augmenté tous les ans depuis 1998 sauf en 2003 (- 3%) et en 2009 (- 8%). La crise économique a imposé cette année-là des mesures de réduction, motivées autant par la recherche réelle d’économies que par des questions d’image (crainte que des dépenses trop voyantes en période d’austérité soient mal perçues) et de cohérence avec la stratégie de l’entreprise. En 2010, les dépenses des entreprises en matière de tourisme d’affaires ont de nouveau augmenté (+ 4,2%). La demande devrait continuer à remonter en 2011. Toutefois, si les effets de la crise se sont amenuisés, les mesures d’économies prises en 2009 ont été maintenues en 2010 : choix de prestataires moins chers, suppression d’activités périphériques*, réduction des distances de déplacement et de la durée des manifestations.
* la part des entreprises qui incluent (toujours ou parfois) des activités ludiques, sportives ou culturelles à leurs manifestations reste importante (56%) mais a diminué de 20 points entre 2006 et 2010

Des réunions plus courtes et moins mono-thématiques, destinées avant tout aux collaborateurs et aux clients
Si une grosse majorité des manifestations organisées par les entreprises sont de type séminaire, on note depuis une dizaine d’années, une progression de l’évènementiel. Les entreprises cherchent à développer et fidéliser leur clientèle pour accroître leur activité et pour ce faire, organisent de plus en plus d’évènements destinés à attirer l’attention des clients et des prospects. La fréquence des manifestations (séminaires ou évènementiels) est très variable d’une entreprise à l’autre et pour une même entreprise d’une année sur l’autre. Pour 60% des entreprises interrogées, le nombre d’opérations est inférieur à 6 par an.
Les réunions sont organisées avant tout pour informer le réseau (salariés, partenaires, clients, prescripteurs) et motiver les collaborateurs. La « mobilisation des équipes » est en progression depuis 3 ans dans les motivations. La « formation » et le « lancement de nouveaux produits et services » sont au contraire en recul. Autre tendance : les séminaires sont de moins en moins mono-thématiques ; un séminaire de deux jours comportera facilement aujourd’hui différents modules : information, incentive (motivation), lancement de nouveaux produits, formation …

Plus de la moitié des réunions organisées rassemblent entre 20 et 50 participants. C’est cette tranche qui a le plus progressé depuis 10 ans. Coach Omnium a également observé une réduction depuis quelques années des très petites manifestations (réalisées désormais en interne ?) et un accroissement des opérations de grande envergure (100 à 300 personnes et plus de 500).
La tendance est très nettement au raccourcissement de la durée des manifestations. Une majorité de manifestations se déroule sur 2 jours mais les opérations d’une demi-journée, exceptionnelles en 2000, sont désormais fréquentes, pour des raisons d’économie mais aussi de moindre disponibilité des cadres et commerciaux, depuis la mise en place des RTT.

L’hôtellerie, devenue incontournable sur le marché du tourisme d’affaires
L’hôtellerie (3 ou 4 étoiles essentiellement) a toujours été la première infrastructure choisie pour l’organisation de réunions professionnelles. La présence de salles, restauration et hébergement sur un même lieu simplifie la logistique pour les organisateurs. L’hôtellerie est devenue incontournable, y compris pour des manifestations qui ne nécessitent pas d’hébergement. Les établissements de 5 étoiles ou labellisés « palace » sont retenus plus exceptionnellement, le plus souvent par des entreprises issues des secteurs de la banque, assurance, industrie du luxe et consulting, d’origine étrangère ou organisant des manifestations à l’international.
Si l’hôtellerie est privilégiée, les organisateurs sont de plus en plus en quête d’originalité et pour cette raison, sont davantage enclins à se tourner vers d’autres structures : équipements de loisirs (golfs, casinos, karting …), culturels ( musées, théâtres …), villages vacances, châteaux, parcs à thème, parcs d’attraction. Ces cadres dépaysants se prêtent bien à certains types de manifestations (comités de direction, séminaires de récompense, remises de prix, cocktails, lancements de produit). Les handicaps les plus souvent relevés à l’égard de ce type de structure sont le prix, la cohabitation délicate avec les clientèles de loisirs et surtout la localisation et la pénibilité d’accès. En effet, avec le raccourcissement de la durée des séminaires, l’accessibilité qui détermine le temps d’acheminement des participants, prend une importance considérable.
L’augmentation de la demande pour de grandes manifestations a permis aux « palais des congrès » de gagner des parts de marché depuis une dizaine d’années. Mais nombre d’organisateurs estiment que ces équipements ont pris « un coup de vieux » (architecture, décoration, équipements techniques).

Le type de prestations recherché : « un tout cohérent »
Si pour la moitié des organisateurs interrogés, la qualité d’une prestation ne repose pas sur un ou deux éléments mais sur un « tout cohérent », la salle de réunions, dans laquelle les participants vont passer un temps non négligeable et qu’ils vont considérer un peu comme leur refuge, est particulièrement importante. Elle doit être de bonne capacité, éclairée mais facileà occulter (projection), bien chauffée, aérée, insonorisée. Le moindre défaut ne manquera pas d’être relevé et amplifié par des participants « captifs ». Les problèmes de capacité et de modularité des salles, l’absence de salles annexes permettant de travailler en sous-groupes, le manque (ou la facturation abusive) d’équipements du type vidéo projecteur sont fréquemment dénoncés. L’accueil et le professionnalisme des prestataires est également un point très sensible. Les entreprises attendent de leur part de la réactivité, une qualité d’accueil, de la disponibilité. La présence d’un interlocuteur référent unique pour toute la durée de la manifestation est appréciée.
La recherche de prestataires se fait sur internet avant tout et via les guides spécialisés. Les guides Bedouk et Réunir apparaissent comme les bibles des manifestations professionnelles. Les réseaux sociaux sont encore peu utilisés. Les organisateurs sont sensibles aux campagnes de emailing des prestatataires mais Coach Omnium note dans son enquête une remontée d’intérêt pour les informations reçues par voie postale traditionnelle.
Enfin, la question du développement durable fait désormais partie des éléments pris en compte dans le montage d’une opération mais elle est encore loin d’être déterminante. Les actions se limitent la plupart du temps à du co-voiturage pour l’acheminement sur le lieu du séminaire ou des informations remises sur clé USB pour éviter les impressions.

Source : étude « Les entreprises implantées en France & le tourisme d’affaires – édition 2011» réalisée par Coach Omnium, société d’études marketing et économiques spécialisée dans le tourisme d’affaires
Dans son étude, Coach Omnium intègre des conseils pratiques relatifs à la commercialisation et au type de prestation à fournir pour investir le marché du tourisme d’affaires. Pour plus d’info : m.clavere@aveyron-expansion.fr

Egalement consultables sur internet :
- la documentation mise à disposition par la société Coach Omnium sur son site : www.coachomnium.com
- un dossier « tourisme d’affaires » disponible sur stratégie.fr


Agenda économique

 

4ème édition du salon du bien être et du jeu à Cransac les 21 et 22 mai prochains
Le parc thermal de Cransac accueillera les 21 et 22 mai prochains la 4ème édition du salon du bien être et du jeu. Les thématiques abordées seront : médecine douce, détente, alimentation, beauté, développement personnel… Les Thermes de Cransac proposeront un pass spécial découverte pour trois soins.

Salon du terroir Aubrac les 21 et 22 mai prochains à Aubrac
En complémentarité de l’annuelle transhumance des vaches Aubrac qui aura lieu le 22 mai prochain, un salon dédié aux savoir-faires de l’Aubrac, lieu d’échange et de promotion, se tiendra tout le week-end à Aubrac.

Congrès national des JA du 7 au 9 juin à Rodez
Les Jeunes Agriculteurs de l’Aveyron accueillent du 7 au 9 juin prochains le 45ème congrès national des JA. 700 congressistes de toute la France devraient être au rendez-vous.
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58ème Congrès national du CNER à Conques les 15 et 16 septembre prochains
Le Conseil National des Economies Régionales organise en partenariat avec Aveyron Expansion son 58ème congrès national au Centre européen d'art et de civilisation médiévale, à Conques, les 15 et 16 septembre 2011. La thématique : "Territoires, entreprises et emplois : quels ancrages ?"
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Collectivités

Les clés de l’Aveyron, la bible du nouvel arrivant

Une nouvelle version du guide d’accueil « Les clés de l’Aveyron » vient d’être éditée par Aveyron Expansion. Ce recueil d’informations vise à améliorer la lisibilité du département aveyronnais pour les nouveaux arrivants et à faciliter leur installation. Entreprises, salariés, élus et jeunes aveyronnais y trouveront aussi leur compte.

Le guide d’accueil « les clés de l’Aveyron » qui fait son retour en version papier pour des raisons de praticité est l’un des outils indispensables de la mission accueil « Vivre et Travailler en Aveyron » que mène Aveyron Expansion. Si les missions premières d’Aveyron Expansion sont bel et bien le développement des entreprises aveyronnaises, l’accompagnement à la création et à l’implantation d’entreprises nouvelles et la promotion du territoire, depuis 2007 l’agence de développement économique du département a renforcé sa mission accueil des nouveaux arrivants avec « Vivre et Travailler en Aveyron » qui découle des campagnes de communication du Conseil Général « On ira tous en Aveyron ». Ce qui permet, en complément des actions de prospection menées par Aveyron Expansion, d’aider les entreprises dans leur recherche de main d’œuvre sur des compétences manquantes, de faciliter l’accueil et l’intégration de nouveaux arrivants actifs en Aveyron mais aussi de contribuer à faire rester ou revenir de jeunes aveyronnais sur leur terre natale.

Aujourd’hui, ceux qui ont fait le choix de vivre et travailler en Aveyron peuvent donc se procurer sur demande « les clés de l’Aveyron », tiré à 4000 exemplaires. Ce support, régulièrement mis à jour grâce à de nombreux partenariats, s’articule autour de 4 niveaux d’informations : les clés du territoire, les clés de l’installation, clés en main et la clé des champs. Les clés du territoire abordent l’Aveyron d’un point de vue historique, démographique, économique… Les clés de l’installation permettent de répondre aux questions du logement, de la scolarité, de l’emploi… Avec « clés en main », vous pourrez tisser des liens et la clé des champs vous ouvrira la porte des loisirs en Aveyron. Ce guide est conçu pour offrir la possibilité à chacun de trouver une information, un contact au plus près de ses préoccupations au quotidien. Ainsi néo-aveyronnais, entreprises qui souhaiteraient informer de nouveaux salariés, élus désirant accueillir au mieux leurs nouveaux arrivants mais aussi lycéens qui ne connaissent, bien souvent, ni l’offre aveyronnaise en matière d’enseignement supérieur, ni le potentiel professionnel de leur territoire, devraient désormais ne plus se poser de questions sur l’Aveyron ! Un moyen pour Aveyron Expansion aussi de faire le lien entre la formation et l’emploi, un véritable enjeu pour le département…

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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°60 - Avril 2011 - Page 2

Vie des entreprises

Entreprise  

L’imprimerie du Progrès, une stratégie gagnante

L’activité des frères Aufrère basée sur les arts graphiques se développe. De l’Imprimerie du Progrès à Oripli, en passant par Aveyron Presse et Rodez Presse, les gérants du groupe déploient une stratégie de développement qui fait déjà ses preuves.

L’Imprimerie du Progrès, à Saint-Affrique, à laquelle est associé le journal « le Progrès Saint-Affricain » qui fête ses 100 ans cette année, a été créée en 1908. Elle entre dans la famille de Bruno et Eric Aufrère lorsque leur grand-père en prend possession en 1936, la descendance assurant ensuite la succession. C’est en 2000 que les dirigeants actuels, 3ème génération, reprennent l’entreprise familiale et décident de scinder la société Imprimerie du Progrès par activité afin de mieux maîtriser la globalité. La SARL Imprimerie du Progrès assure la réalisation et l’impression de tous documents de communication, de la carte de visite au livre. Aveyron Presse englobe l’édition du « Progrès Saint-Affricain » et l’impression de journaux. Début 2010, Rodez Presse voit le jour avec son hebdomadaire « le Ruthénois ». Une quatrième société, Oripli, créée en 2006, est dédiée au pliage des notices pharmaceutiques imprimées en amont par l’Imprimerie du Progrès. Le tout chapoté par une holding. Ces activités bien identifiées emploient une vingtaine de personnes. L’objectif des frères Aufrère est de maîtriser la filière des arts graphiques, de l’article de journal à la distribution. « On essaye de faire le maximum en interne » explique Eric Aufrère, co-gérant oeuvrant à la production.

L’Imprimerie du Progrès représente la plus grosse activité du groupe mais aussi « la plus compliquée » selon le chef d’entreprise, en raison d’une concurrence très développée. Face à un développement croissant de cette activité, les locaux de Saint-Affrique ont vite été saturés notamment en terme de stockage, décidant les dirigeants à investir dans de nouveaux bâtiments et de nouvelles machines. « C’est l’investissement d’une vie (5 millions d’€) » lance Eric Aufrère. 5000 m² de bâtiment ont été construits sur un terrain d’1,5 hectare à la Cavalerie, sur la zone de Millau Sud. Les 3000 m² de panneaux photovoltaïques installés sur le toit qui ont fait l’objet de la création d’une société, JCA, permettent d’amortir l’investissement. Cette démarche s’inscrit aussi dans la continuité des préoccupations environnementales de l’entreprise labellisée Imprim’vert et PEFC. Il s’agit certainement du premier imprimeur en France à produire beaucoup plus d’énergie qu’il n’en consomme. Les nouvelles machines d’impression, de pli et de routage sont des machines dernier cri : Manroland 10 couleurs, CtP, connexion CIP4, assembleuse plieuse offrant la possibilité de réaliser des magazines de 64 pages... Les frères Aufrère ont même fait le pari d’investir dans une machine qui redébite le papier en bobine, permettant ainsi à l’Imprimerie du Progrès de fabriquer des feuilles. Les dirigeants ont fait de cette activité, depuis longtemps devenue l’apanage des fabricants de papiers, une véritable valeur ajoutée pour l’entreprise. La filière est de plus en plus maîtrisée. « Nous sommes 100% fabriqué en Aveyron, tout est fait ici » justifie Eric Aufrère qui peut désormais se prévaloir du label « Fabriqué en Aveyron ». La stratégie de ces deux entrepreneurs porte ses fruits puisque le chiffre d’affaires d’Aveyron Presse est en augmentation de 60% atteignant en 1 an les objectifs fixés à 3 ans et celui d’Imprimerie du Progrès de 30%. L’activité supplémentaire est au rendez-vous. 8 nouveaux salariés ont rejoint l’équipe de l’Imprimerie du Progrès.

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Innovation : produits, services, marques...
BC Conseil : 3 consultants rejoignent le réseau Rivalis, au service des PME

Face au besoin croissant de toujours mieux gérer son entreprise, Pierre Alram, Jean-François Boutonnet et Jean-Philippe Cure ont créé la SARL BC Conseil. Ils ont rejoint le groupement de chefs d’entreprise, Rivalis, qui propose des outils de gestion comme la méthode de gestion en temps réel. Ils ont également adhéré au réseau Oscar afin de répondre aux demandes de réalisation de documents uniques. Agréé organisme de formation par la préfecture de Midi-Pyrénées, ils prodiguent des cours de comptabilité, de gestion d’anticipation…Jean-François Boutonnet exerce cette activité depuis plus de 4 ans et Jean-Philippe Cure depuis plus de 8 ans.
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Les Jeunes Agriculteurs lancent « agri dating, trouvez l’amour à la campagne »

Pour faire face au célibat des agriculteurs, les JA de l’Aveyron toujours plein de ressources lancent l’opération « agri dating, trouvez l’amour à la campagne » qui aura lieu le 3 septembre à Laissac lors des Agrifolies. Il s’agit aussi de mettre l’accent sur le bonheur de vivre à la campagne et d’alerter sur la problématique démographique de l’aménagement des territoires ruraux.
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Nouveau site internet pour Micropolis

La cité des insectes s’est dotée d’un nouveau site internet http://www.micropolis-aveyron.com/ qui permet de découvrir la biodiversité en s’amusant.

Un four solaire à la ferme auberge d’Hélène à Camjac

La ferme auberge bio de Marie-Hélène Cadars, à Camjac, s’est équipée d’un four solaire aux avantages non seulement écologiques mais aussi gustatifs. Le procédé de cuisson conserve toutes les valeurs nutritionnelles et goûteuses des aliments.
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  Lettre de l'économie en Aveyron - n°60 - Avril 2011 - Page 3

Entrepreneurs Aveyronnais

Portrait  

Les produits de terroir, Alain Prunet en fait son affaire !

Alain Prunet a trouvé une niche : les produits de terroir auvergnat. A la tête des entreprises Miquel à Bouillac et Julhes à Saint-Flour, l’homme se réalise en tant qu’entrepreneur résolument tourné vers le Massif Central mais pas seulement…

Pour Alain Prunet, fils d’agriculteur originaire de Mur de Barrez, qui a d’abord fait ses marques dans la distribution de produits agroalimentaires à l’international pour de grandes sociétés, il s’agissait de « développer une affaire dans un endroit où il se sentirait bien et de travailler sur des niches avec des gens qui n’ont pas d’autres valeurs à vendre que ce qu’ils font ». Le nord aveyronnais a successivement assumé toutes les casquettes de l’entreprise si bien qu’il était fin prêt à tenter sa propre aventure. Ce fils d’une famille de 8 enfants a naturellement suivi des études agricoles, dans le Cantal, puis un BTS transformation, distribution et commercialisation des produits agroalimentaires à Clermont-Ferrand. Sa spécialisation en commerce international l’emmènera à Dunkerque. Il intégrera ensuite à Lyon une entreprise spécialisée dans la distribution alimentaire auprès des professionnels : Carigel, dans laquelle il exercera pendant 19 ans jusqu’à participer à la fusion de la société. « J’ai développé le réseau français mais aussi les dépôts en Espagne, Allemagne, Italie, Benelux et Angleterre » explique le directeur des achats de l’époque qui n’a pas souhaité rester chez Carigel par opposition au « monde de la finance ». Il est alors devenu directeur général adjoint France pour le « 3ème intervenant mondial dans les produits de la mer après Toyota et Mitsubishi », Islandic, une société islandaise qui elle aussi, a fini « entre les mains » de fonds d’investissement. Ce qui a poussé l’homme qui, dans ses fonctions précédentes, a participé au rachat de 50 sociétés, à reprendre lui-même une entreprise, dès que l’opportunité s’est présentée. « L’idée avait déjà germé dans ma tête depuis quelques temps » explique Alain Prunet qui a travaillé avec plus de 70 pays, conscient que les « super producteurs existent partout » et qu’ « il n’est pas nécessaire d’aller chercher trop loin ce que l’on peut trouver à proximité ». Après s’être intéressé à la Saint-Jacques et au foie gras, la vraie opportunité pour Alain Prunet a été la vente de la maison Miquel à Bouillac, spécialiste de la fabrication de charcuteries régionales à base de porc et de canard notamment, qu’il a rachetée en 2008. C’est une véritable stratégie tournée vers le Massif Central qui débute pour l’entrepreneur. Avec cette entreprise à la croisée du Quercy, du Rouergue et de l’Auvergne, Alain Prunet a voulu renforcer son assise avec le rachat en 2010 de la société Julhes à Saint-Flour, fabricant de plats régionaux auvergnats dont les fameux tripoux et la truffade sur laquelle il a choisi d’axer son développement. « Les produits de terroir sont des produits qui me conviennent : des petits volumes et une authenticité forte » justifie Alain Prunet. Les maisons Miquel et Julhes réalisent toutes deux 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploient respectivement 20 et 30 personnes. A la question de l’export, Alain Prunet répond avec humour qu’il exporte à Paris. Désormais ses ambitions s’orientent sur le pays des bougnats. Les produits de terroir auvergnats : le jambonneau en conserve, les fritons de porc et de canard, les tripoux de veau et d’agneau dont 18 sont labellisés « Fabriqué en Aveyron »… ont de beaux jours devant eux avec ce chef d’entreprise fervent défenseur du tissu économique local.

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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°60 - Avril 2011 - Page 4