La lettre de l'économie en Aveyron
Mai 2011
Numéro 61


Edito

Chômage en baisse, légère reprise mais prudence de rigueur

Le chiffre d’affaires de « l’entreprise Aveyron » affiche en 2010 un « + 2% » par rapport à 2009 mais reste en deçà de 4% par rapport à 2008.

En 2010, Aveyron Expansion aura accompagné 102 projets d’entreprises industrielles représentant 43 millions d’€ d’investissements, la création de 323 emplois et mobilisant 6 millions d’€ de subventions des collectivités. Ces chiffres sont sensiblement équivalents à ceux de 2009. Le Conseil d’Administration d’Aveyron Expansion en ce début de juin a ainsi confirmé sous son prisme la relative fragilité de la reprise ici comme ailleurs. Il n’y a dans tout cela aucune prétention d’exhaustivité mais l’investissement industriel demeure un bon marqueur du moral de nos entrepreneurs qui affichent ça et là une embellie des carnets de commandes mais peinent à dégager un bas de page conséquent qui libérerait l’action, les projets, l’horizon.

A côté des chiffres, il y a l’accompagnement au quotidien moins visible mais ô combien déterminant pour prévenir des difficultés, retrouver de la valeur ajoutée, estampiller ce qui peut l’être, mobiliser ou accrocher au territoire des profils intéressants. C’est tout le travail d’une équipe réduite, discrète mais efficace et territorialisée qui, avec l’Aveyron chevillé au corps, se bat pour aider à la création de richesse et d’emplois.

Vaste et contrasté, enraciné, l’Aveyron a toutes les caractéristiques d’une « petite patrie » qui doit prendre son destin en mains. Jouer en formation groupée avec les autres services du département, en dialogue étroit et transparent avec l’ensemble des partenaires qui partagent cette envie d’un Aveyron plus fort est plus que jamais une obligation qui s’impose à nous.

Les questions d’attractivité et de dynamisation du territoire ne pourront être correctement posées et les bonnes réponses apportées que si ce « pack aveyronnais » occupe pleinement le terrain pour faire gagner nos entreprises et l’entreprise Aveyron.


Arnaud VIALA
Conseiller Général de Vezins
Président d'Aveyron Expansion
Consultez le blog d'Arnaud Viala


Au sommaire

A la Une
> Catherine André : la maille française à la conquête du monde

> Telex de l'économie

Macro-économie
> Réussir ses études supérieures dans une ville moyenne ?
qu’en pensent les français ?

Collectivités
> L’intercommunalité Villeneuvois Diège et Lot mise sur l’économie

> Agenda

Vie des entreprises
> Edokial ou l’optimisation de la communication client

> Innovation

> Roquefort Papillon, une marque avant tout

> Les gens

> A lire

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Aveyron Expansion est aussi sur :



A la Une  

Catherine André : la maille française à la conquête du monde

Les créations Catherine André suscitent l’émotion. L’émotion, l’art, la sincérité peuvent parfois défier la globalisation. Ses clientes ne s’y trompent pas lorsqu’elles achètent une pièce de la collection. Création, savoir-faire, fabrication française (à Millau, Roanne, Cholet et au Puy en Velay) font toute la force d’un univers « haute-façon », exporté récemment jusqu’en Chine.

Si l’on devait définir les collections Catherine André dans le jargon de la mode, on parlerait de « maille prêt à porter haut de gamme ». Evidemment, il s’agit de bien plus que cela. Mélange des genres, jeu des matières, contrastes inattendus, références historiques et temps présent, chaque saison est une mise en fil et en couleurs de ces aventures, témoins d’allées et venues de voyageurs, de croisements de civilisations. Des récits où la nature n’est jamais loin, où l’empreinte du temps rime avec féminité et sensualité.

C’est aussi le rapport de cette styliste internationale à la chaîne de production qui façonne son style. Tout démarre par le fil qu’elle choisit ici ou là et fait teindre selon les gammes de couleurs choisies. Chez Catherine André, on crée les tissus, on joue avec les matières, on dessine des motifs. C’est tout un savoir-faire qui s’exprime : métiers à tricoter, machine à coudre, nouveau métier qui noue les fils… sont autant d’outils à dompter pour « fabriquer » des modèles toujours plus créatifs.

Catherine André sait détecter les savoir-faire. Si 90% de la ligne de prêt à porter de la marque est produite en France, les 10% restant concernent des savoir-faire particuliers hors hexagone, comme ces « sur-coutures » brodées réalisées au Japon qui ornent une série de vestes.

Les collections des débuts, comptaient 20 à 30 pièces. Aujourd’hui, grâce aux investissements fournis en création, notamment dans un atelier de prototypage, la marque a acquis une maturité qui lui confère un potentiel de croissance sans précédent, tout en maintenant une production locale engendrant un rapport d’échelle vertigineux entre fabrication et « distribution ».

400 points de vente dans une vingtaine de pays (Japon, Etats-Unis, Russie, Italie, Angleterre…) s’offrent la marque millavoise, preuve que l’enracinement est payant et que les savoir-faire ne se délocalisent pas. 65% du chiffre d’affaires est réalisé à l’export, dont 10% dernièrement effectué en Chine. Une première qui a déjà fait des émules : un opérateur chinois a signé l’exclusivité de la distribution Catherine André dans son pays.

De nombreux projets prévoient le développement de la marque dont la notoriété n’est plus à démontrer : l’ouverture d’une 3ème boutique en propre à Paris (une autre existe à Gand en Belgique), une collection homme, un site de vente en ligne qui donnera accès à une douzaine de pièces…

La Légion d’honneur que recevra Catherine André le 25 juin prochain couronnera 35 années de création et de beaux jours à venir pour cette société aveyronnaise qui emploie près de 30 personnes et réalise 4,3 millions d’€ de chiffre d’affaires, soit 20% de croissance en 2010.

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Telex... l'économie aveyronnaise en bref
Bientôt des AOC pour les produits manufacturés

La valorisation du " made in France ", poursuit son chemin. Le premier acte a été la création du label "Origine France garantie", issu du rapport Jego, déjà adopté par certains industriels, comme Atoll ou Kronenbourg. Le projet de loi Droits, protection et information des consommateurs de Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat, chargé des PME, prévoit une garantie de production au niveau du terroir.

Castes Industries à Villefranche-de-Rouergue recrute

Le développement du réseau « Boutiques du menuisier » booste la production de menuiseries de Castes Industries. Une nouvelle gamme bois aluminium a été lancée et un agrandissement de l’atelier PVC-aluminium est en projet. Ce qui génère un besoin de 15 à 20 agents de fabrication polyvalents.
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Nouveau bâtiment pour la fabrication d’huile de noix et noisettes du Moulin de Méjane

Le Moulin de Méjane à deux pas du bourg d’Espeyrac a aménagé un nouveau bâtiment pour la fabrication de l’huile de noix et de noisettes et la vente en magasin. Les murs du moulin restent dédiés à la production de farines.

SAV gaz Rols et France Pare-Brise déménagent au Parc d’activités du Château

Les entreprises SAV gaz Rols, dépannage et maintenance de chaudières, et France Pare-Brise, réparation et remplacement de vitrage automobile déménagent de l’avenue de Paris à Saint-Firmin sur le parc d’activités du Château, à Onet-le-Château.

Un seul et même site pour Aveyron Auto Sport et Aveyron Loisirs

Avec le rachat du garage Auto Conseil Siligommis, les activités d’Aveyron Auto Sport et d’Aveyron Loisirs seront désormais sur un seul et même site sur la zone de la Bouysse, à Espalion, sous le nom Aveyron Auto Sport Siligom.

Forest Liné racheté par Mag Cincinatti

Le fabricant de machines outils Forest Liné, à Capdenac, qui détient aussi des unités de production dans la Somme et au Canada, est racheté par le groupe allemand à capitaux américains, Mag Cincinatti.
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La pépinière Phalip déménage à Saint-Rémy

L’entreprise de pépinière et paysage de Gilles Phalip s’est installée sur le site du parc d’activités de Bérals à Saint-Rémy, pour plus d’espace notamment.
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Auméras vins liqueurs à Espalion racheté par la société aurillacoise Lauzet

Jean-Marc Auméras a revendu son entreprise de vente de vins et spiritueux aux particuliers et aux restaurants sur la zone de la Bouysse à Lauzet.

2 médailles d’or pour le Manoir Alexandre au festival Foie gras expo 2011 de Mont-de-Marsan

Après la médaille d’argent obtenue au concours général agricole de Paris 2011 pour son magret de canard séché fumé, l’entreprise espalionnaise a remporté deux médailles d’or pour ses foies gras entiers conserves et semi-conserves.
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Les marchés du département promus par 6 chefs aveyronnais

Jean-Luc Fau, Sébastien Bras, Hervé Busset, Nicole Fagegaltier, Michel Truchon et Guillaume Viala se succèdent au micro de Totem pour enregistrer des slogans qui vantent les marchés aveyronnais. C’est l'Association de promotion et d’animation des marchés aveyronnais (Apama) qui est à l’initiative de cette campagne publicitaire (spots radio, affiches et guides).
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Le restaurant de Michel et Sébastien Bras sur le point d’obtenir l’éco label

Enfouissement des toitures, utilisation des matériaux locaux pour la construction du bâtiment, économie d’énergie, d’eau, utilisation des ressources locales, tri sélectif, compost des déchets alimentaires sont autant de points dont peut se prévaloir le Suquet pour obtenir l’éco label délivré par l’agence Afnor.
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L’île du Boucanier à Salmiech
L’île du boucanier est un studio de création aveyronnais créé par Arno Osoba, graphiste indépendant. Il propose un service de webdesign/ergonomie, de création graphique et de communication globale.
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L’entreprise Vermorel reçoit le trophée de l’alternance

Vermorel, spécialisée dans la restauration de monuments historiques, la fabrique et la taille de pierre, la maçonnerie patrimoine ancien ainsi que la sculpture, à Salles-la-Source, a reçu le trophée de l’alternance, dans la catégorie « moyenne entreprise ». Elle a été récompensée pour l’embauche d’apprentis ou de jeunes en contrat de professionnalisation à la Chambre de Commerce et d’Industrie Régionale à Blagnac.
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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°61 - Mai 2011 - Page 1

Macro économie - Collectivités


Macro-économie

Réussir ses études supérieures dans une ville moyenne ?
qu’en pensent les français ?

Pour une majorité de français, la taille de l’agglomération ne conditionne pas la réussite des études supérieures
Une enquête relative à la « perception des formations supérieures localisées hors des métropoles régionales » a été réalisée en mai 2010 par BVA, auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française.
Pour près d’un français sur deux, il n’est ni plus facile, ni plus difficile de réussir ses études dans une ville moyenne. 15% des personnes interrogées pensent même qu’il est plus facile de réussir des études supérieures dans une ville moyenne que dans une grande ville universitaire. Au contraire, 35% pensent qu’il est plus difficile de réussir des études supérieures dans une ville moyenne.


Villes moyennes : une offre en formation plus faible mais un meilleur encadrement des étudiants
Les inconvénients les plus souvent attribués aux villes moyennes sont la faiblesse de l’offre en formation (moins de formations, de filières, de choix…) et la faiblesse des services de type transport, restauration. Ces inconvénients sont cités dans les mêmes proportions par la catégorie des 15/24 ans.
« Le meilleur encadrement des étudiants » et la « qualité de vie » (ville et campus à taille humaine, coût de la vie moins élevé …) sont les avantages (des villes moyennes) les plus fréquemment cités par la population enquêtée. Cet avis est également largement partagé par la catégorie des 15/24 ans.
Il est à noter que, alors que les pouvoirs publics et les établissements d’enseignement supérieur mettent de plus en plus l’accent sur l’insertion professionnelle, peu de personnes citent spontanément un avantage ou inconvénient en rapport avec cette notion (plus facile ou plus difficile de trouver un stage… un emploi …).

Des jeunes objectifs quant aux avantages et inconvénients des formations dispensées dans les villes moyennes comparées aux grandes villes universitaires
Au-delà des principaux résultats mis en évidence par l’agence BVA, que nous indique cette enquête ?
Nous aurions pu penser spontanément que les 15/24 ans avanceraient qu’il est plus difficile de réussir ses études dans une ville moyenne. Il n’en est rien. Pour la population jeune (la plus directement concernée par le sujet), les villes moyennes ne semblent pas présenter plus de handicaps que pour les autres catégories de population. On est donc loin du « fantasme » de la grande ville universitaire.
Tout aussi étonnant, les jeunes ont davantage que leurs aînés cité « un meilleur encadrement » comme principal avantage offert par les villes moyennes. Alors que 13% des 35/49 ans et 50 ans et + ont mentionné cet avantage, la proportion atteint 17% chez les 15/ 24 ans, 18% chez les 25/34 ans et plus de 19% chez les élèves étudiants. Les résultats exceptionnels obtenus par le centre universitaire Jean-François Champollion classé premier des universités françaises en 2010, pour la réussite de ses étudiants ont du conforter cette opinion.

Source : Enquête omnibus BVA « Perception des formations supérieures localisées hors des métropoles régionales » réalisée par téléphone en mai 2010 auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de plus de 15 ans

Pour plus d’infos : m.clavere@aveyron-expansion.fr


Agenda économique

 

5ème RDV technique de la PFT Viandes et Salaisons le 17 juin prochain sur le thème «Viandes et Nutrition, intérêts, risques et règlementation»
La Plate forme Technologique Viandes et Salaisons organise son 5ème RDV technique à destination des professionnels sur le thème « Viandes et Nutrition, intérêts, risques et règlementation » le 17 juin 2011 de 15h à 16h30 dans les locaux du lycée de La Roque. Ce qui permettra de répondre aux questions suivantes : Quelles caractéristiques nutritionnelles des viandes ? Quels atouts, quels risques représentent-elles ? Comment valoriser les produits carnés ? Comment communiquer sur les étiquettes ? Quelle règlementation ?
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Université d’été de la e-santé les 6, 7 et 8 juillet à Castres Mazamet
L’Université d’été de la e-santé répond aux enjeux d’un secteur innovant en plein développement et s’adresse notamment aux entreprises du secteur des technologies et de la santé. Cette année, les thèmes abordés sont la dépendance des personnes âgées, comment lever les freins au développement de la e-santé et les réalisations et projets e-santé remarquables en 2011 en Midi-Pyrénées, mais aussi en France et en Europe.
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Collectivités

L’intercommunalité Villeneuvois Diège et Lot mise sur l’économie

La jeune communauté de communes Villeneuvois Diège et Lot, présidée par Didier Pouzoulet, accorde une attention particulière au développement économique de son territoire. L’hôtel d’entreprises de la zone des Grèzes et la toute récente zone d’activités des Gantes en sont une illustration.

La communauté de communes Villeneuvois Diège et Lot créée le 1er janvier 2007 rassemble 12 communes du canton de Villeneuve (Ambeyrac, La Capelle Balaguier, Montsalès, Ols et Rinhodes, Sainte Croix, Saint Rémy, Saint Igest, Saujac et Villeneuve) et du canton de Capdenac (Foissac, Naussac et Salle Courbatiers). Le bâtiment dont l’intercommunalité a fait l’acquisition, sur la zone d’activités des Grèzes, à Villeneuve, héberge aujourd’hui son siège administratif et l’hôtel d’entreprises qu’elle a créé afin d’accompagner les entrepreneurs du Villeneuvois. Ainsi, tout futur chef d’entreprise peut louer à un prix attractif un atelier de 45, 110 ou 140 m² (pour des loyers mensuels charges comprises de 120 €, 215 € et 260 €) pour son activité de service ou de production. Actuellement, l’hôtel d’entreprises héberge un artisan peintre et un informaticien qui effectue de la maintenance, du dépannage et crée des sites internet… Les locaux de 110 m² qui viennent d’être cédés par une biscuiterie du pays basque restent donc disponibles pour un entrepreneur qui souhaiterait se lancer. Il semblerait qu’il y ait déjà des intéressés. L’hôtel d’entreprises de la communauté Villeneuvois Diège et Lot propose, en plus des ateliers, des services annexes tels que la mise à disposition d’une salle de réunion, d’un photocopieur…

Dans le prolongement de la zone des Grèzes, à la croisée des aires d’influence de Rodez, Cahors, Villefranche-de-Rouergue et Figeac, la communauté de communes a réalisé la zone d’activités des Gantes offrant une extension à la zone d’activité les Grèzes qui affiche complet. Cette dernière à vocation plutôt artisanale compte au total près de 130 emplois : présence de l’Albigeoise de Patons (85 salariés), une carrosserie, un dépôt de maçonnerie et vente d’abris de jardin, une boulangerie, une entreprise de soudure, une salaisonnerie, une CUMA, une société de travaux publics, une déchetterie, un déconstructeur de véhicules agréé, un fabricant de papiers et une part de l’activité logistique de l’entreprise de compléments nutritionnels Nutergia. Face à ce constat, l’intercommunalité a aménagé 3,5 hectares de terrain découpés en une dizaine de lots, à proximité de l’axe routier Figeac/Villefranche qui recense 6000 voitures/jour, rendant la zone très accessible. Certains lots sont déjà délimités, d’autres îlots peuvent être redécoupés. L’aménagement de cette nouvelle zone d’activités a bénéficié d’un traitement paysager particulier. Les murets de pierre sèche et les cazelles ont été conservés dans le but de préserver l’aspect naturel du causse. Un cadre où il fait bon travailler au cœur d’une région touristique attractive. De par sa situation en ZRR (Zone de Revitalisation Rurale) et le prix de son terrain au m² viabilisé (8€50 HT), la zone des Gantes offre par ailleurs un avantage financier indéniable. Sa proximité avec la Mecanic Vallée et les donneurs d’ordre, les compétences agro-alimentaire du territoire, un potentiel d’activités encore non exploité, un bassin de vie de 5400 habitants où la population augmente sont bien d’autres avantages dont peut se prévaloir la nouvelle zone qui n’attend maintenant que ses dénicheurs. Avis aux intéressés !

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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°61 - Mai 2011 - Page 2

Vie des entreprises

Entreprise  

Edokial ou l’optimisation de la communication client

Edokial dont le siège social est à Bozouls est née de la fusion d’Inforsud Editique et de Défitech début 2009. Il s’agit du 3ème opérateur national en éditique de gestion. Ses forces : une adaptation constante au marché, une réactivité sans faille !

La société Edokial détenue à 66% par Inforsud Gestion, filiale de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées et à 34% par Défitech, filiale de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Loire Haute Loire et Sud Rhône Alpes est le fruit d’une ambition : « promouvoir l’activité en région grâce à l’investissement et à la compétence des hommes dans un cadre économique pérenne » selon les mots de son Directeur Général, Philippe Cosset. Une activité hautement technologique en l’occurrence, dont la plupart ne soupçonnerait pas le siège social en milieu rural. Le métier d’Edokial est l’impression de documents, autrement dit « la mise en place de données variables sur support papier ou électronique », la mise sous pli et l’expédition par la poste lorsque papier il y a. Lorsque l’information est numérique, elle peut être diffusée par mail, fax ou SMS, ou tout simplement hébergée et mise à disposition sous forme de documents numériques sur internet ou encore archivée (le recours aux originaux papiers n’étant plus forcément nécessaire selon la législation). Edokial dispose de 5 sites de production qui effectuent tous ce même métier pour se substituer les unes aux autres en cas de problème : Bozouls, Carcassonne, Saint-Etienne, Grenoble et Alfortville. Edokial est une activité, parmi d’autres, au sein du groupe Crédit Agricole si bien qu’elle traite les relevés de compte de 15 caisses régionales qui représentent 40% de son chiffre d’affaires. 20% concerne un travail effectué pour des filiales de Crédit Agricole SA (LCL, Sofinco …) et 40% pour divers acteurs de l’assurance (AGF, Groupama d’Oc, Macif), de la banque (Dexia, Société Générale), de l’industrie et de la distribution (Ragt, Unicor, Ccl,..), de la gestion immobilière, des administrations (Caf), des mutuelles(Viasanté Udsma, …), caisses de retraites… « Des gros comme des petits ».

Depuis quelques années, l’entreprise capable de traiter tous les volumes investit sur le numérique et la quadrichromie, permettant de rendre les documents administratifs, les mailings, les calendriers, … plus attractifs. Dernièrement elle a signé un contrat avec la RAGT pour éditer des documents personnalisés dont les photos changeront selon le profil du destinataire et la période. Le parc matériel de l’entreprise défie toute concurrence : 44 imprimantes dont 4 quadri, 39 machines de mise sous pli et une imprimante à jet d’encre pour les enveloppes. Edokial investit en moyenne 2,5 millions d’€ par an pour s’adapter toujours plus à son marché. En témoigne la création de la plateforme Isiflow qui permet de traiter le courrier entrant d’un client, généré par un courrier sortant, quand bien même le métier initial d’Edokial concerne le courrier sortant. La plateforme Edoklick a également été mise en place pour répondre à l’émission de courriers envoyés en très petite quantité : la saisie d’un courrier par un client arrive numériquement chez Edokial qui traite l’envoi de façon industrielle. Des démarches qui ne peuvent se passer de qualité, sachant que la sécurité, notamment liée à la législation financière, est la clef de voûte de l’activité d’Edokial. La quête du zéro défaut s’appuie sur un système Qualité certifié ISO 9001 version 2000 opérationnel, et un système d’informations garantissant la maîtrise et la traçabilité des processus de production mis en œuvre pour le compte de ses clients. Les préoccupations environnementales ne sont pas en reste : « la récupération des déchets, les labels Imprim’vert, PEFC… sont une nécessité aujourd’hui » explique Philippe Cosset.

Ce spécialiste de l’éditique et de la dématérialisation des flux documentaires qui emploie 229 salariés dont 70 à Bozouls réalise 24,7 millions d’€ de chiffre d’affaires, édite 723 millions de pages par an, envoie 192 millions de plis et met en ligne 380 millions de pages numériques pour 250 clients, soit près de 500 comptes de facturation. Des chiffres qui font tourner la tête !

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Innovation : produits, services, marques...
Un camion grue polybennes défiant les lois de la nature pour la SARL Morisse et Fils

La SARL Morisse et Fils à Decazeville s’est équipée auprès de RCI (Rouergue Carrosserie Industrielle) à Almont-les-Junies d’un camion grue polybennes lui permettant d’accéder à 28 mètres de hauteur, d’avoir une portée plus longue et de porter des charges plus lourdes, pour plus d’autonomie.

Les « Aligot Bar » à la conquête de Toulouse, Lyon et Paris

Après le succès du 1er restaurant rapide autour de l’aligot et quelques autres produits de l'Aveyron, à deux pas du Capitole, Bertrand Marquès à la tête de La Table des Grands Causses à Saint-Georges de Luzençon avec son associé, ouvrira bientôt un deuxième restaurant à Toulouse. Il a créé, en parallèle, une franchise Aligot Bar qui verra fleurir, avant l’été, 2 enseignes, à Lyon et Paris.
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Un lait demi-écrémé UHT Vallée du Lot

28 producteurs du Cantal, de l’Aveyron et du Lot se sont regroupés en association, Cant’Aveyr’Lot, afin de produire et commercialiser un lait de qualité identifié au territoire de la Vallée du Lot, respectant le cahier des charges de la charte Bleu Blanc Cœur. Ce lait est naturellement riche en oméga 3 grâce à un apport alimentaire différent.

Une nouvelle licence pro dédiée aux TPE en Aveyron, développée par l’IUT et la Chambre de Métiers

En septembre, une nouvelle licence pro « Management des organisations, spécialité entreprenariat en TPE » verra le jour afin de favoriser les reprises d’entreprise dans de bonnes conditions.

A la découverte du Viaduc de Millau, livre destiné à la jeunesse

Patricia Vergnes Rochès et Michel Virlogeux ont sorti un livre sur le Viaduc de Millau destiné à la jeunesse, illustré par le graphiste Tony Rochon. A la découverte du Viaduc de Millau a été tiré à 2000 exemplaires.

Première adaptation d'un site Internet classique vers les terminaux mobiles pour Visual Approch

http://mo.hostellerie-fontanges.com réalisé par Visual Approch est une version mobile allégée du site internet www.hostellerie-fontanges.com compatible avec la plupart des terminaux mobiles actuels apple iphone, blackberry, smartphones sous androïd et windows phone. Toutes les fonctionnalités du site Internet sont maintenues et certaines profitent d'améliorations dues aux spécificités des smartphones (réservation téléphonique en 1 clic, itinéraire avec Google maps, etc...). La détection du terminal, ordinateur ou smartphone, est automatique et redirige l'internaute sur la version adaptée.
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Un pop up book pour Septime

L’entreprise d’informatique et multimédia ruthénoise, Septime a créé un pop up book, sorte de livre animé, retraçant l'histoire du tennisman René Lacoste. Après avoir reçu une distinction lors de « Site of the day », Septime se fait remarquer dans les milieux spécialisés. Elle a depuis décroché de nouveaux contrats auprès de Lacoste, comme la mise en scène d’un artiste chinois pour le lancement d’une chemise en série limitée.
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L’entreprise Mécatour vient d’acquérir un centre d’usinage à commande numérique

Mécatour installée sur les hauteurs de Villefranche-de-Rouergue est spécialisée dans la mécanique générale et l'outillage aéronautique. Elle souhaite diversifier sa clientèle. Une grosse partie de son chiffre d’affaires est réalisée en sous-traitance pour Lisi Aerospace.

Bancarel : une housse automobile universelle personnalisable via un site internet

Depuis 30 ans l’entreprise Bancarel est spécialisée dans la fabrication de housses automobile sur mesure. Leader européen du marché, l’entreprise détient un savoir-faire unique. Elle s’est diversifiée dans le nautisme, le camping-car et l’ameublement. Sa dernière innovation : une housse universelle personnalisable via un site internet.
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  Lettre de l'économie en Aveyron - n°61 - Mai 2011 - Page 3

 

Entreprise  

Roquefort Papillon, une marque avant tout

Papillon, marque qui transpire l’authenticité et la qualité, est le résultat du travail d’une PME familiale, à Roquefort, qui sait prendre des risques depuis 1906.

C’est Monsieur Alric qui a créé la marque de Roquefort, Papillon, en 1906. Depuis lors, 3 générations se sont succédées à la tête de la PME productrice du fromage jusqu’à ce que la famille Farines rachète l’entreprise en 1998. « Roquefort Papillon est toujours restée une affaire familiale » justifie Walter Muller, Directeur Général. Face au constat d’une production de lait excédentaire sur le bassin de Roquefort, et aux risques encourus par une production mono-produit chez Papillon, Monsieur Farines décide en 2000 d’introduire une diversification de l’activité avec la création d’une seconde laiterie à Villefranche-de-Panat. Une laiterie qui ne traitera que du lait de brebis de Roquefort et qui depuis, a donné lieu à une dizaine de nouvelles recettes de fromages, tous sous marque Papillon : un pérail, le Margalet (« camembert » au lait de brebis), le Brebille (« crottin » au lait de brebis), le Pavé de l’Aveyron (sorte de « Pont l’Evêque »), le Rondin (tome)… soit 200 tonnes produites en diversification contre 1800 en Roquefort qui reste bien entendu la « pièce maîtresse de la collection Papillon ». Depuis 1906, c’est lui qui a porté la marque à bout de bras grâce à son authenticité et à sa qualité.

« Monsieur Alric produisait déjà du Roquefort Papillon bio en 76 quand bien même cette étiquette n’existait pas encore » donne pour exemple Walter Muller. Aujourd’hui Papillon fabrique 10% de son Roquefort en bio, d’ailleurs récompensé d’une médaille d’or au Concours Agricole Général de 2011. La qualité est une quête permanente pour Papillon qui dispose de jurys de dégustation interne et externe, de profils de fromages ensuite triés, sélectionnés… La marque Papillon s’est appropriée des valeurs. Lorsqu’un fromage ne répond pas aux critères de sélection de la marque, il est déclassé et commercialisé sous la marque Coccinelle. Papillon représente 80% du volume produit par la PME familiale. Les 20% restant concernent la marque Coccinelle et quelques MDD, marginales dans la stratégie de l’entreprise. Les fromages fabriqués par Roquefort Papillon se vendent à 80% à la table de coupe et 20% en libre service. « Un petit tiers est chez les crémiers fromagers, un gros tiers en GMS et un dernier tiers est exporté dans tous les pays du monde » développe le dirigeant. La marque Papillon s’appuie sur un investissement important en terme de communication, loin du matraquage télévisuel des grands groupes : campagne d’affichage nationale, insertion dans la presse notamment dans les magazines de décoration, une forte interaction avec ses consommateurs par le biais d’un blog et des réseaux sociaux. La dernière opération en date est l’accueil à Perpignan et dans l’Aveyron, en mai dernier, des blogueurs qui ont participé au concours de recettes à base de Roquefort Papillon organisé par l’entreprise. L’occasion pour ces amoureux de la cuisine de découvrir d’un peu plus près la dernière fabrication sous marque Papillon : une huile d’olive très haut de gamme et le monde du roquefort Papillon. En 2003, l’entreprise aveyronnaise a planté quelques oliviers dans les Pyrénées Orientales pour une petite production d’huile d’olive de très grande qualité, vendue ensuite en épicerie fine. « Quelle que soit notre production, l’essentiel, c’est la qualité, nous ne sommes pas un faiseur de volume » précise Walter Muller qui se plaît aussi à faire travailler autant qu’il le peut les prestataires locaux (transport, imprimerie, nettoyage…). Une stratégie payante pour cette entreprise en croissance qui emploie 100 personnes et réalise 30 millions d’euros de chiffre d’affaires. Mais surtout « ça phosphore et c’est joyeux ici » conclut Walter Muller.

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Brèves, les gens ...
Daniel Segonds élu Président du GNIS
Vice-Président du Groupement National Interprofessionnel des Semences et Plants depuis 9 ans, Daniel Segonds, Président du directoire de RAGT, a été élu à la Présidence du GNIS qui, sous l’égide du Ministère de l’Agriculture, contrôle la production des semences, étudie l’évolution de la réglementation, fixe le cadre des contrats entre firmes semencières et agriculteurs multiplicateurs et représente la profession.
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Marc Péré, Directeur Général d’Aerospace Valley
Marc Péré succède à Agnès Paillard à la direction générale du pôle de compétitivité Aerospace Valley.
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Jean-Michel Estève Président de l'Aveyronnaise
Jean-Michel Estève succède à Jean-Marie Forestier à la Présidence de l'Aveyronnaise, amicale des "VIP" de l'Aveyron, et copréside à ce titre le Cercle des Dirigeants Aveyronnais avec Arnaud Viala, Président d'Aveyron Expansion.
Bruno Dumas Président de la Fédération Française du Bâtiment en Midi-Pyrénées
Bruno Dumas, codirigeant du groupe révélois Crespy vient d’être élu président de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) Midi-Pyrénées. Il succède à Alain Carré.
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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°61 - Mai 2011 - Page 4

A LIRE

> "les consommateurs sont prêts à payer plus chers les produits fabriqués en France"- CREDOC
 Lettre de l'économie en Aveyron - n°61 - Mai 2011 - Page 5