La lettre de l'économie en Aveyron
Ao./Sept. 2011
Numéro 63


Edito

Invité surprise

Le congrès national de la fédération des agences de développement économique qui s’est déroulé, à Conques, les 15 et 16 septembre fut un vrai succès. En pleine tourmente boursière où prédominent l’irrationnel et l’immatériel, poser le problème du nécessaire ancrage des entreprises et de leurs produits était sans aucun doute pertinent. Les témoignages d’entrepreneurs gardant les pieds sur terre, les débats entre économistes et experts sur le retour du local furent l’occasion de remettre certaines pendules à l’heure et d’entrevoir le profil du nouveau développeur.

Mais il y eut un invité surprise… Evoqué par les élus, repris par Messieurs Sorman et Jorion, le destin de Paulin Ratier, inventeur de l’hélice d’avion, à une encablure de Conques, pendant la 1ère guerre mondiale, au cœur d’une région productrice de bois, à une époque où les hélices étaient en bois. Paulin Ratier fonda peut-être sans le savoir la Mecanic Vallée. Et cette belle histoire « buzza » dans la foulée de ce congrès co-organisé par le CNER et Aveyron Expansion jusqu’aux hebdos suisses évoquant le « modèle aveyronnais » pour redonner en ces temps difficiles quelques raisons d’espérer. Monsieur Ratier exprime, en effet, à lui seul, une vision de l’entreprise aux antipodes d’un capitalisme désincarné fusillant l’emploi local, ignorant l’industrie, se focalisant sur des ratios financiers à court terme et recourant à l’occasion à des recyclages de dettes privées en dettes publiques. Une fois de plus, nous reviendrons, dans cette lettre, sur des profils d’hommes d’entreprise parfois ancrée à des territoires peu accessibles mais créatrice de valeurs et d’emplois, comme le fut Monsieur Ratier par cette nécessaire et subtile imbrication marque/homme/territoire.


Arnaud VIALA
Conseiller Général de Vezins
Président d'Aveyron Expansion
Consultez le blog d'Arnaud Viala


Au sommaire

A la Une
> 58ème Congrès du CNER sous le signe de l'ancrage territorial

> Telex de l'économie

Macro-économie
> Comment financer son projet d’entreprise par une levée de fonds ?

Collectivités
> Viaur Céor Lagast, une intercommunalité engagée dans l’économie

> Agenda

Vie des entreprises
> CMF les alchimistes de l’architecture

> Innovation

Entrepreneurs aveyronnais
> « Le tripou, c’est sa passion, c’est Savy », un jeu de mots pérenne pour Charles Pierre

> Les gens

> A Voir

> Lire les news précédentes

Aveyron Expansion est aussi sur :



A la Une  

58ème Congrès du CNER sous le signe de l'ancrage territorial

Les 15 et 16 septembre derniers, le CNER, fédération des agences de développement et des comités d’expansion économique, tenait son 58ème congrès annuel à Conques sous le thème « Territoires, entreprises et emplois : quels ancrages ? ». La participation d’intervenants de renom sous forme de tables rondes, débats ou interviews animés par le journaliste aveyronnais, Nicolas Rossignol, a alimenté la réflexion sur le développement économique des territoires.

G.Sorman, P. Allizard et P. Jorion

Séance liminaire : La place du local dans l’économie d’après-crise
Pour Paul Jorion, anthropologue, chroniqueur au Monde-Economie qui a été l’un des premiers à annoncer la crise des subprimes, la crise que nous traversons est une crise du crédit classique mais à laquelle se superposent 2 autres crises : l’une liée à l’exploitation du milieu, l’autre à la complexité des produits financiers. Pour Guy Sorman, écrivain, une économie sans crise n’existe pas ; l’innovation conduit inévitablement à un accident. Le problème provient plus d’une frontière instable entre l’économie marchande et la puissance publique. Paul Jorion appelle à l’interdiction de spéculer et à la rédaction d’une constitution économique au cadre virtueux pour la collectivité qui permettraient d’enrayer la dette de l’Etat. « Trop de capitaux ne savent pas où se placer et font fluctuer les prix » explique-t-il en donnant l’exemple du positionnement de capitaux sur le marché du pétrole par peur de la dépréciation du dollar. Guy Sorman d’accord sur la nécessité d’une constitution économique, fixerait un cadre d’intervention publique limitée, d’autant plus que le temps de l’entreprise et le temps de la politique ne relèvent pas de la même échelle. Il recadrerait aussi les métiers d’un système bancaire qui s’est perdu entre investissement et spéculation. Il donne l’exemple des collectivités mieux gérées et plus transparentes que l’Etat en raison de leur budget déterminé. Pour Pascal Allizard, Président du CNER, il est un nouvel équilibre à déterminer alors que la crise a déjà impacté l’organisation territoriale. « Il faut repenser la décentralisation et conforter les collectivités ». Paul Jorion incrimine « les techniques » et non le système : la délocalisation n’est pas géographique mais « de l’humain aux machines » pour une productivité optimisée qui ne profite qu’aux investisseurs et aux dirigeants. « L’exploitation de l’Afrique aurait été la même avec n’importe quel autre système » justifie le chroniqueur du Monde-Economie. Guy Sorman lui, croit beaucoup à l’ancrage local à une époque où chacun est à la recherche de repères selon lui.

Table ronde n°1 : Territoire : faut-il en faire une marque ?
Pour Jean-Noël Kapferer, professeur à HEC Paris, la problématique de la marque territoriale ne peut se projeter que dans le cadre d’une marque France car l’Hexagone existe grâce à ses territoires. La marque France « s’en sortira » grâce à une politique extra qualitative, une stratégie de luxe dont la dimension clef est la rareté. « Autrement dit, c’est fait ici et pas ailleurs » explique Jean-Noël Kapferer. Ce qui implique des mains-d’œuvre très qualitatives, non-interchangeables. Les territoires sont la modalité de la marque France. La marque est un succès lorsqu’elle a un effet sur l’offre. Ce qui est permis par une politique de différenciation, sinon il s’agit de communication. Vincent Gollain, directeur en charge de l’attractivité durable des territoires à l’ARD Paris Ile de France pense que les enjeux de compétitivité d’un territoire ne se situent pas forcément à l’international. La différenciation au niveau national est importante et surtout, la marque territoriale doit s’inscrire dans une politique économique. Pour Joël Gayet, directeur du cabinet conseil CoManaging, le territoire n’est pas « un yaourt dont on peut changer le goût ». La qualité d’un territoire n’est pas maîtrisée quand bien même les collectivités souhaitent en changer son image. Une marque territoriale peut être construite sans logo mais en fédérant les gens autour de cette marque. Il faut codifier le système pour créer de la dynamique. Pour cela, une notoriété, une identité, une offre vendable, une gouvernance et une organisation sont nécessaires. Une marque a un rôle à jouer en interne et en externe. Jean-Noël Kapferer insiste sur la nécessité d’un système d’identification. La marque territoriale doit mobiliser les gens, tirer la croissance par le haut, augmenter la compétitivité en dehors du territoire mais elle n’existe pas sans cible. Il faut donner un nom aux avantages concurrentiels de la marque qui ne remplacera pas la réflexion sur la compétitivité du territoire. A la question du périmètre territorial concerné par la marque, Vincent Gollain répond : « il faut construire la géographie de l’offre au regard de la demande ». Il cite pour exemple la marque HubstartParis qui n’a pour autre objectif que de vendre le Hub de Roissy et dont le périmètre n’a rien d’administratif. Pendant 1 an, une libre association d’acteurs de tous horizons a travaillé à l’étude de marché de la marque. Aujourd’hui, ce sont 22 partenaires qui partagent la même ambition au niveau international : attirer de nouvelles activités. Joël Gayet ajoute qu’il faut distinguer les types de marques, corporate (ex : Bretagne), produit (ex : Brest dans le sillage de la marque Bretagne), sectorielle (ex : qualité tourisme), de qualification (ex : Valais Excellence)… qui se déclinent au niveau territorial. Pour le directeur de CoManaging, le projet consiste à prendre un périmètre territorial et à le découper en marques potentielles. L’identité sera obtenue par un projet politique de territoire qui a du sens. Il est nécessaire de créer une marque partagée. Joël Gayet prend l’exemple de la marque « Auvergne nouveau monde » et de l’adhésion de Michelin qui se propose de communiquer internationalement sur ses « pneus nouveau monde ». Pour mobiliser, fédérer, créer des liens puissants, il faut créer des codes de marques qui permettront notamment une imbrication territoriale. Jean-Noël Kapferer rappelle qu’une marque n’existe pas sans visibilité et sans investissement. Joël Gayet insiste sur le fait que la révolution des technologies a fait des consommateurs de nombreux ambassadeurs des marques. Des marques dont l’objet est de faire le lien entre environnement, citoyens et clients. Vincent Gollain s’accorde à penser avec Jean-Noël Kapferer que les territoires n’ont une valeur que s’ils ont un imaginaire.

LIRE LA SUITE
Table ronde n°2 : Entreprises et territoires : nouveaux liens, nouveaux ressorts ?

Table ronde n°3 : Culture, Tourisme, Loisirs : quelle relance par le local ?
Interview d’Alain Chatillon comme grand témoin
Table ronde n°4 : Territoires et mondialisation : les connexions indispensables

Pour plus d'infos

 

Telex... l'économie aveyronnaise en bref
Christian Valette fédère les éleveurs de l’Aubrac pour fournir les restaurants parisiens

Christian Valette qui a déjà déployé les investissements nécessaires à la constitution d’une filière bovine d’excellence Aubrac (cf newsletter n°53) réunissait dernièrement les éleveurs du plateau pour les sensibiliser aux résultats du projet pilote afin qu’ensemble ils mettent en œuvre son fameux slogan : « de la fourche à la fourchette ».

Le groupe Larren se lance dans le micro-éolien

Le groupe Larren ajoute à ses 2 sociétés Elit et SLR, en partenariat avec le leader européen du micro-éolien, le belge Windéo, une activité « micro-éolien ». Ainsi Elit énergie verte commercialise, vend et assure le suivi de ses micro-éoliennes. Elle propose une gamme de 10 machines destinées aux particuliers et aux industriels. L’avantage du micro-éolien est de fournir de l’électricité de jour comme de nuit, et de ne nécessiter aucune autorisation ou permis de construire en raison de sa taille.
Plus d'infos

Nouveaux contrats et nouvelle extension pour SNAM

Après le contrat de recyclage des batteries de véhicules électriques Toyota, SNAM, spécialiste du recyclage des accumulateurs au nickel-cadmium et de batteries à Viviez pourrait concrétiser de nouveaux accords avec deux autres constructeurs automobiles. Au programme également, la construction de 1200 m² de locaux industriels supplémentaires.
Plus d'infos

Inauguration du cabinet Gaxieu sur la zone départementale de Sévérac –le-Château

Le cabinet Gaxieu dont le siège social est à Alès assiste les collectivités locales dans la réalisation de leurs projets d’infrastructures (eau potable, eaux usées, eaux pluviales, électrification, déchets…), au travers d’études techniques/maîtrise d’œuvre et assistance à la maîtrise d’ouvrage. Depuis Avril 2011, l’antenne aveyronnaise jusque là millavoise est désormais installée dans des locaux flambants neufs de 280 m² sur la zone départementale de Sévérac-le-Château, lui permettant ainsi d’être au cœur de son rayon d’intervention qui compte de nombreux marchés sur la Lozère, le Lot, le sud du Cantal et l’Aveyron.
Plus d'infos

50 ans pour Filtrauto

Le 17 septembre dernier, pour fêter ses 50 ans d’activités, le site Filtrauto de Marcillac organisait, pour la première fois, une journée portes ouvertes destinée aux familles et proches des salariés ainsi qu’aux anciens employés. L’occasion de découvrir le processus de fabrication des filtres à huile.
Plus d'infos

Roquefort Papillon a procédé à sa fabrication annuelle de pain pour obtenir le pénicillum roqueforti

Comme chaque année, deux salariés de la maison Papillon ont cuit 300 miches de pain de seigle, dans un four à bois, destinées, une fois broyées et en moisissant, à obtenir le Pénicillum Roqueforti qui sert à ensemencer le caillé de brebis avant son affinage en cave. Roquefort Papillon continue d’obtenir le Pénicillum Roqueforti traditionnellement quand les autres maisons reproduisent la souche en laboratoire.
Plus d'infos

Sopra rachète l’éditeur de logiciels financiers Delta-Informatique

Le groupe informatique français intègre la nouvelle société éditrice de logiciels financiers à Evolan, le pôle solutions bancaires de Sopra.
Plus d'infos

Le groupe Fabre propriétaire d’Autopôle

Le groupe Fabre gestionnaire des concessions ruthénoises Renault, Ford, Nissan et Volvo est désormais propriétaire de l’Autopôle.

La Brasserie d’Olt annonce le maintien de ses investissements malgré la taxe sodas

Suite à l’annonce du 24 août 2011 de François Fillon concernant une taxe sur les boissons sucrées visant à mettre à contribution les fabricants de sodas pour réduire le déficit national, la Brasserie d’Olt à Saint-Geniez souhaite faire savoir qu’elle maintient ses investissements liés à la production de bières et sodas et adhère au principe de l’impôt. Toutefois l’entreprise dont le slogan est « buvez moins, buvez mieux » et qui fabrique des produits de qualité s’indigne de la justification de cette taxe au nom de la lutte contre l’obésité. « Les sodas ne sont pas responsables de l’augmentation des obèses, qui découle d’une ration calorique trop importante constituée de graisses et de sucres à absorption rapide » explique Sébastien Blaquière à la tête de la Brasserie qui fabrique notamment le Colt Cola, produit qui contient moins de sucre qu’un soda habituel, une bulle très fine et uniquement des arômes naturels.
Plus d'infos

Le Viaduc de Millau a enregistré cet été son 30 millionième passage

En juillet dernier, la Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau a pu afficher 30 millions de passages sur le Viaduc depuis sa mise en service en décembre 2004.
Plus d'infos

Première saison réussie pour le centre Natura de Brommat

Le centre Natura bien-être de Brommat a attiré plus de 5000 personnes en juillet/août, soit une fréquentation moyenne de 85 personnes par jour. Une réussite pour cette première saison touristique estivale ! Pour ceux qui souhaiteraient encore en profiter, le centre est ouvert jusqu’à fin octobre.

Des américains sur le marché ovin de Réquista

Des touristes américains, éleveurs ovins de profession, réunis par leur fournisseur de matériel agricole qui organise des voyages sur la thématique ovine, ont visité une exploitation et le marché réquistanais avec beaucoup d’intérêt.

7ème convention de partenariat entre la Chambre de Métiers et le Conseil Général

Le Conseil Général de l’Aveyron a signé pour la 7ème fois depuis 1992 une convention de partenariat en faveur des artisans. Ce sont 110 000 euros que la Chambre de Métiers utilisera pour mettre en place un système d’avance remboursable, une aide à la transmission d’entreprise, un suivi personnalisé des créateurs ou repreneurs, un soutien au transport des apprentis…

Mariage de la Communauté de communes Millau Grands Causses et Sud Aveyron Initiative
La Communauté de communes Millau Grands Causses et Sud Aveyron Initiative ont signé une convention de partenariat jusqu’en 2014. Un engagement technique et financier au bénéfice des porteurs de projets de la pépinière d’entreprises de la TGM.
 
 
 Lettre de l'économie en Aveyron - n°63 - Août/Septembre 2011 - Page 1

Macro économie - Collectivités


Macro-économie

Comment financer son projet d'entreprise par une levée de fonds ?

Le 5 septembre dernier, Aveyron Expansion, Midi-Pyrénées Expansion et la Caisse des Dépôts organisaient conjointement à Rodez le forum « Développement et financement en Aveyron » dédié au financement de l’entreprise par une levée de fonds. Ce fut l’occasion pour de nombreuses entreprises aveyronnaises de se familiariser avec le Capital Investissement, l’idée étant de les aider à mobiliser au mieux les aides existantes face une panoplie parfois complexe.

Le Capital Investisseur est un financier -lorsqu’il s’agit d’une personne physique, on parle de Business Angel- qui apporte des capitaux en fonds propres lors d’une phase décisive de la vie de l’entreprise. Toutes les entreprises sont concernées. On distingue plusieurs types de capitaux en fonction de la nature de la phase de la vie de l’entreprise. Le Capital Amorçage plutôt utilisé dans le domaine des high-techs concerne l’implantation d’un projet ; il intéresse le plus souvent les Business Angels. Le Capital Création intervient pour les entreprises de 4 à 5 ans très sectorisées comme des PME en biotechnologie ou en informatique. Il concerne le potentiel de l’entreprise et fait appel aux capacités prospectives du capital risqueur. Le capital qui entre en jeu à la phase de développement de l’entreprise est le plus classique : il concerne des entreprises matures qui ont des projets de croissance géographique, de développement d’un nouveau produit, de croissance externe, de prise de parts de marché… Le capital développement représente le principal secteur d’activités. Le Capital Transmission encore appelé Lbo (Leveraged Buy-Out) accompagne l’entrepreneur dans sa démarche de rachat d’entreprise. Il existe également le Capital Restructuration d’actionnariat et le Capital Retournement. Comme son nom l’indique, le premier concerne une « remise en ordre » de l’actionnariat par le capital investisseur. L’exemple donné est celui de la petite entreprise fondée par les capitaux d’amis d’enfance. Le deuxième -capital retournement- intervient quand l’entreprise va mal afin d’engendrer une nouvelle dynamique. Il existe des structures dédiées aux capitaux de retournement qui se situent à un niveau national.

Pour Midi-Pyrénées Croissance (MPC), société régionale de capital investissement dont le relais départemental est assuré par Aveyron Expansion, l’activité essentielle est le capital développement (46%). Elle intervient seulement en fonds propres (actions, parts sociales et/ou obligations convertibles) et toujours en tant qu’actionnaire aux côtés du dirigeant dans la société d’exploitation ou aux côtés du repreneur dans la holding d’acquisition. Si MPC devait résumer son activité à un seul mot, ce serait le mot « associé ». Dans la plupart des interventions, il s’agit d’une association minoritaire mais dans tous les cas MPC ne gère pas à la place de l’entreprise. Elle apporte son aide au travers de son soutien, son expertise, son réseau… Tout financier doit pouvoir sortir du capital sous 5 à 7 ans car un investisseur ne vit que grâce aux plus-values effectuées. Deux critères de référence, le TRI (Taux de Rendement Interne) renseignant sur le résultat rapporté au temps et le Multiple renseignant sur le résultat en valeur absolue sont utilisés pour mesurer et suivre l’évolution de la performance des opérations de Capital Investissement. En amont, MPC sélectionne les dossiers d’intervention d’abord selon les Hommes qui portent le projet, car il s’agit avant tout d’une aventure humaine. Bien sûr les perspectives de croissance, les produits, le marché, les équilibres financiers, la valorisation et le montage… entrent en compte. En Midi-Pyrénées, d’autres opérateurs de capital investissement existent (cf tableau ci-dessous).

Lors de cette séance d’information, deux entrepreneurs aveyronnais qui ont bénéficié du capital investissement ont apporté leur témoignage : Pierre-Georges Pelofi, à la tête de la société Bancarel Housse Auto et Marc Guy, Président de la Société Mélila.

Pierre-Georges Pelofi qui a su profiter de son expérience passée de reprise d’entreprises dans un groupe industriel « utilise » le capital investissement pour la 2ème fois. Il a d’abord racheté l’entreprise aveyronnaise Bancarel qui fait des housses automobiles sur-mesure, en 2000, à l’aide d’un Lbo. Après un financement bancaire pour reprendre les parts du capital risqueur, il a eu recours à un capital développement auprès de MPC pour diversifier son activité et se lancer dans la fabrication de produits pour camping-car et pour l’ameublement. Il n’y a pas de doute, Pierre-George Pelofi, véritable entrepreneur, sait mettre à contribution les ressources à disposition de l’Entreprise.
Marc Guy qui s’avoue mal informé, à l’époque, au sujet des capitaux investissements s’est vu proposer, par le Crédit Agricole, un recours à sa filiale de capital risque, GSO Capital, pour conforter les fonds propres de Mélila afin de réaliser son projet d’extension. Le financement du bâtiment voué à la fabrication du Mash et du MELIFIBRE® jusque là artisanale (cf newsletter n°38) a donc été renvoyé de la banque à la société de capital risque au vu de l’endettement, de l’évolution trop rapide et des projets trop resserrés de l’entreprise aveyronnaise, productrice d’aliments pour le bétail, de semences et négociant de produits agricoles. « Un mariage forcé » selon les termes de Marc Guy « mais sans quoi l’entreprise n’aurait pas pu avancer ». Mélila produit aujourd’hui 40 000 tonnes de produits contre 30 000 avant la réalisation du projet et a un potentiel de production de 80 000 tonnes !

Enfin une plateforme Appui PME (http://www.appuipme.fr/) a été mise en place en 2009 pour « aider les chefs d’entreprise à réussir leur levée de fonds ». Elle a pour mission de détecter les entreprises régionales en recherche de fonds propres, de mettre en relation les entreprises avec les fonds d’investissement et d’observer et mettre en place des actions structurantes. Cette démarche partenariale (Caisse des Dépôts, Oséo, Région Midi-Pyrénées, Banque de France, Etat, CRCI Midi-Pyrénées) a déjà accompagné 65 entreprises en Midi-Pyrénées ; 11 ont réalisé des levées de fond et 25 sont en cours d’études.

 


Agenda économique

 

Concours à la Création d’Entreprises Millau Grands Causses
La Communauté de Communes Millau Grands Causses a lancé, le 20 septembre dernier, la 4ème édition de son concours à la création d’entreprises. Trois prix de 5000 € récompenseront trois candidats dans les catégories « Emergence » - prix décerné par les partenaires financiers, « Création/Développement – prix décerné par le Conseil Général, et enfin le prix « Coup de Cœur » décerné par la Communauté de Communes Millau Grands Causses. Les dossiers de candidature sont à retirer auprès de l’Agence de Développement Economique ou à télécharger sur www.cc-millaugrandscausses.fr et à déposer avant le lundi 14 novembre 2011 à 12 H, le cachet de la poste faisant foi…
Plus d’infos au 05 65 59 00 22 ou ade@cc-millaugrandscausses.fr

13èmes rencontres de la Mecanic Vallée à Rodez le 6 octobre prochain
La Mecanic Vallée organise cette année la 13ème édition de ses rencontres professionnelles à Rodez. Un forum emploi se tiendra dans l’Amphithéâtre de Rodez parallèlement à ces Rencontres. 340 postes sont à pourvoir et 111 entreprises seront présentes.
Plus d'infos

Soirées de la dynamique économique le 6 octobre prochain à Rodez
Les soirées de la dynamique économique lanceront leur coup d’envoi à 18h le 6 octobre prochain, à Rodez, sous le patronage de David Douillet, Ministre des sports. Cette année, le thème sera «l’excellence en Aveyron ».

Semaine pour l’emploi des personnes handicapées du 14 au 19 novembre 2011
L’Agefiph, Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées, organise du 14 au 19 novembre prochains une semaine consacrée à l’emploi des personnes handicapées. A ce titre, Cap Emploi 12 recherche des entreprises susceptibles d’accueillir une personne handicapée le temps d’une journée pour l’observation d’un poste de travail.
Plus d’infos ou contacter Eric Gavalda au 05 65 87 00 80



Collectivités

Viaur Céor Lagast, une intercommunalité engagée dans l’économie

Depuis sa création, en janvier 2001, la communauté de communes Viaur Céor Lagast, présidée par Christian Vergnes, n’a cessé d’investir le champ de l’économie. Ses initiatives constituent un exemple en terme de développement économique en milieu rural. Du multiservice à l’entreprise de 25 salariés, en passant par l’aménagement d’un parc d’activités, la communauté de communes dont le Vice-Président délégué au développement économique est Stéphan Cambon et le directeur, Philippe Lelièvre, déploie toute son énergie.

La communauté de communes Viaur Céor Lagast qui regroupe les communes de Salmiech, Cassagnes-Bégonhès, Comps la Grand’Ville, Sainte-Juliette-sur-Viaur, Auriac-Lagast et Calmont inaugurait, le 7 septembre dernier, les différentes « réalisations » économiques qui maillent son territoire.

L’entreprise de découpe de viandes, Agriviande, dirigée par Frédéric Tressières et Thierry Frontin (cf newsletter n°28) à Cassagnes-Bégonhès est une des belles réussites économiques, si ce n’est la plus belle, du territoire intercommunal. La communauté de communes se souvient avoir accompagné les jeunes hommes à leurs débuts lorsqu’elle a implanté leur société en atelier relais en 2001. Ce n’était que la première étape. Devant le succès de l’entreprise, la communauté de communes s’est vue à nouveau sollicitée par Frédéric Tressières et Thierry Frontin pour la construction d’un nouvel atelier relais qui répondrait au développement d’une activité en pleine croissance. Aujourd’hui, c’est une deuxième société « Le Lagastou » qui exploite le premier atelier devenu trop exigu pour une activité de production et dont Agriviande est désormais propriétaire. Il s’agit d’une entreprise de négoce de produits complémentaires à ceux d’Agriviande (charcuteries de pays, fromages, volailles, oeufs…), avec à sa tête toujours les mêmes dirigeants qui ont élargi leur cercle à un troisième associé. Des hommes dynamiques, plein de projets dont la présence à Cassagnes est largement félicitée par la communauté de communes et les autres partenaires économiques. Agriviande et Le Lagastou emploient à elles deux 30 salariés (25 + 5) et alimentent les plus grands restaurants à Paris, Montpellier, Toulouse en viande d’Aubrac, veau d’Aveyron, charcuteries… depuis Cassagnes-Begohnès.

Le multiservice de Sainte-Juliette, « le Saint-Roméo », ouvert en 2005 fait office de restaurant pizzéria, épicerie, bar tabac, journaux, point poste, dépôt de gaz, dépôt de pain. La communauté de communes Viaur Céor Lagast est propriétaire du bâtiment qu’elle loue depuis 2008 aux nouveaux gérants, les époux Vialaret « dont la convivialité et l’accueil apportent un vrai service de proximité » explique Christian Vergnes. Ce lieu de vie, véritable pôle d’animation à Sainte-Juliette a sorti la commune de sa position de "ville dortoir". Plus qu’un rôle économique, le multiservice a joué un rôle social.

A Salmiech, la communauté de communes Viaur Céor Lagast est intervenue dans la sauvegarde du commerce café tabac journaux dans le centre historique de la commune en acquérant et aménageant un nouveau local mis en location, place de la mairie. « Une opération nécessaire pour maintenir une activité commerciale sur le bas du village » justifie le président de la communauté de communes. En assurant la pérennité de ce service de base à la population, la communauté de communes garantit l’animation de la place.

L’un des derniers accompagnements qu’a effectué l’intercommunalité Viaur Céor Lagast est l’installation en octobre 2010 d’une boulangerie bio à Comps la Grand’Ville. Non seulement ce projet a permis de créer un emploi et de faire renaître une activité de boulangerie sur la commune, qui plus est sous une forme en phase avec les préoccupations et les tendances actuelles, mais il a aussi engendré l’installation d’une famille de 3 personnes à Comps, dans une maison « en paille ». C’est toute une philosophie qui anime, Frédéric Jaugey, artisan boulanger nouvellement installé. Il vend ses fabrications « four à bois » sur le marché de Rodez et sur le lieu de production, les jours de cuisson, drainant une clientèle géographique large. Face au succès de l’activité, Frédéric Jaugey a recruté un apprenti, un salarié à mi-temps à la production, un autre à temps partiel pour les marchés et devrait bientôt « s’associer ».

Enfin la Communauté de communes Viaur Céor Lagast s’est engagée dans la création du parc d’activités de Montvert à cheval sur 2 communes (Luc-La Primaube et Calmont) et 2 intercommunalités, à proximité du futur échangeur de la RN88 dans le prolongement de la zone des Molinières à Calmont qui compte près de 200 emplois. Elle co-aménage les 19 hectares de terrain de la zone à vocation artisanale avec le Grand Rodez en 38 lots allant de 1000 m² à 13000 m² pour répondre à la demande des entreprises. Le prix de vente est de 30€ HT/m². Les travaux seront finis avant la fin de l’année et les premières constructions devraient voir le jour au printemps 2012. Des entreprises telles que M2C se sont déjà manifestées pour réserver des terrains.

La communauté de communes Viaur Céor Lagast qui concerne un bassin de vie de 5000 âmes se donne les moyens d’agir pour le développement économique de son territoire, signe que le développement économique en milieu rural découle d’une volonté.

Pour plus d'infos


 Lettre de l'économie en Aveyron - n°63 - Août/Septembre 2011 - Page 2

Vie des entreprises

Entreprise  

CMF les alchimistes de l’architecture

L’entreprise Coffrage Menuiserie Fabre (CMF), à Cassuéjouls, défie les lois de la nature avec beaucoup de passion. Elle étudie et fabrique des coffrages sur mesure, en bois, pour la pré-fabrication, le bâtiment, le génie civil et les ouvrages d’art.

Coffrage de l'Ouie - EPR

C’est Didier Fabre, d’abord dessinateur à Paris, qui, de retour en Aveyron et fort de son expérience dans diverses entreprises aveyronnaises du bois, a créé CMF en 94. Un peu comme s’il avait inventé le métier de sa propre entreprise là où il a ses racines. Son fils, Benoît Sabrié-Fabre, aujourd’hui co-gérant aux côtés de son père, témoigne de l’évolution d’une entreprise dont la force est de s’adapter à la demande grâce à son savoir-faire. Tout a commencé à l’époque où EDF avait besoin de coffrages pour l’aménagement de ses barrages en Aveyron et sollicitait alors le menuisier « du coin ». Une opportunité à ne pas laisser passer pour Didier Fabre même si l’activité coffrage n’a représenté à ses débuts que 20% de l’activité de l’entreprise contre 80% pour la menuiserie. Aujourd’hui, non seulement CMF n’effectue plus que du coffrage mais la taille des coffrages a pris une toute autre dimension. Un virage « négocié » avec l’arrivée de Benoît dans la société, en 98. D’autres opportunités se sont aussi présentées, telles que la construction de l’autoroute A20 et de ses nombreux viaducs le long de son axe qui a insufflé une nouvelle orientation à l’entreprise ainsi passée de 3 à 4 salariés en 2003. Puis l’investissement dans un logiciel 3D en 2008 s’est révélé être un avantage commercial indéniable pour CMF, seule à l’époque à pouvoir afficher des projections dans l’espace.

La clé d'angle

Aujourd’hui, ce sont 9 salariés qui œuvrent à la réalisation des projets les plus fous : de la route des Tamarins qui enjambe les ravines de l’île de La Réunion au Manège des mondes marins à Nantes (carrousel géant de 25 m de haut et de 20 m de diamètre), en passant par l’EPR de Flamanville (coffrage de la pompe à eau en forme d’escargot). Les projets à venir concernent la ligne TGV Paris-Tours-Bordeaux, le suréquipement des barrages sur lesquels EDF va se positionner, la ligne Rennes-Le Mans. Ses principaux clients ne sont autres que Bouygues, Eiffage, Vinci. Mais tous autant qu’ils soient, « petits ou gros » reconnaissent la capacité de CMF à savoir répondre à la complexité des coffrages et lui sont fidèles. Si Benoît Sabrié-Fabre s’amuse du fait qu’être aveyronnais offre une notoriété et un réseau, il s’agit surtout pour lui de savoir prendre en charge la sécurité et l’ergonomie des constructions facilitée par la rotativité de l’outil en 3D. L’équipe de l’entreprise familiale a développé un véritable savoir-faire. La créativité n’est pas en reste ; Didier Fabre a déposé 3 brevets : la clé de décoffrage qui offre une solution de décoffrage sans fruit pour les mannequins, trémies et toutes réservations, le profilé bois qui s’adapte parfaitement sur la clé de décoffrage et qui a une finition sans aucune aspérité, l’étai croisillon qui permet de réaliser des réservations de toutes dimensions et rapidement. Autrement dit, ces 3 brevets associés constituent un coffrage amovible qui permet de réaliser très facilement des ouvertures telles que des fenêtres dans un mur de béton, un vrai bonheur pour les constructeurs. C’est ainsi qu’à Cassuéjouls savoir-faire, créativité et passion sont les ingrédients d’une alchimie qui pousse l’architecture toujours plus loin. Car il est une chose plus importante que tout pour Benoît Sabrié-Fabre : « faire ce que l’on aime ». Et si la recette était de capitaliser sur le bonheur ?

Pour plus d'infos

Innovation : produits, services, marques...
Une nouvelle gamme de 4 recettes Zapetti

L’entreprise Raynal et Roquelaure qui s’est dernièrement ouverte au tourisme industriel a lancé une nouvelle gamme de recettes Zapetti qui se réchauffent en 2 minutes au micro-ondes : Torsades bolognaises, Pennes poulet curry, Fusilli carbonara, Risotto champignons. L’entreprise annonce également l’arrivée en octobre de nouveaux spots TV ensoleillés. Ce challenger de l’appertisé après William Saurin qui dispose déjà de 3 sites dont un à Capdenac souhaite accroître encore la taille de l’entreprise par une acquisition externe.
Plus d'infos

Un trophée national pour le site du comité départemental du tourisme réalisé par Laetis

Le site internet du tourisme en Aveyron conçu par Laetis a reçu la palme d’or 2011 du site internet le plus innovant, décerné par les experts L’Internaute/CCMBenchmark.
Plus d'infos

Système novateur de capture d’images, Time-box

Le vidéaste millavois Pascal Marty a mis au point Time-Box : un système novateur de capture d’images à cadence variable, implantable dans tout milieu, adaptable sur tout support fixe et totalement autonome et qui permet de synthétiser la totalité d’un projet en quelques secondes de vidéo.
Plus d'infos

Un couteau né de l’association Ora-Ïto Alain Delon pour la Forge de Laguiole

La Forge de Laguiole dévoilait au dernier salon Maison et Objet le « couteau imaginé par Ora-ïto dans l’œil d’Alain Delon ».
Plus d'infos

Les Comptoirs de l’Aveyronie à Espalion

Une nouvelle enseigne espalionnaise (26 boulevard Joseph Poulenc) propose une centaine de produits exclusivement aveyronnais en provenance d’une quinzaine de producteurs. Du lundi au vendredi, à midi, Alexandra Gourdon qui a imaginé ses comptoirs propose un menu dégustation 100% aveyronnais avec un échantillon de ses produits.

Des glaces artisanales au lait fermier pour l’exploitation Sanhes

L’exploitation de la famille Sanhes, membre du réseau Bleu-Blanc-Cœur, au lieu-dit La Planque sur les hauteurs de Sainte-Radegonde, valorise sa production laitière avec une fabrication de glaces artisanales.
Plus d'infos

L’Aubrac, la race d’un pays de résistants aux éditions Toute Latitude/Terres d’excellence

Catherine Samson retrace l’histoire de la race Aubrac au travers d’un livre de 136 pages illustrés par le photographe Maurice Subervie. Un livre préfacé par André Valadier, à la fois historique, technique, économique et poétique.

 
 
  Lettre de l'économie en Aveyron - n°63 - Août/Septembre 2011 - Page 3

Entrepreneurs Aveyronnais

Portrait  

« Le tripou, c’est sa passion, c’est Savy », un jeu de mots pérenne pour Charles Pierre

La gestion de l’entreprise est un défi pour Charles Pierre Savy. Elle a forgé un entrepreneur solide qui donne aujourd’hui toutes ses lettres de noblesse à La Naucelloise, conserverie de produits régionaux, notamment célèbre pour ses tripous.

Charles Pierre Savy se souvient de ses débuts à La Naucelloise, il y a 15 ans, déjà très formateurs : « je faisais la tournée des bouchers en camionnette dans le Tarn ; l’accueil était parfois rude ». Celui qui se destinait initialement à un métier de kiné a finalement fait le choix de l’entreprise familiale afin de perpétuer le savoir-faire de sa grand-mère, détentrice de la fameuse recette du tripou. Il a su mobiliser toutes les ressources nécessaires au « pilotage du navire » alors qu’il n’avait qu’une trentaine d’années lorsqu’il a succédé à son père, Léo Savy, à la tête de La Naucelloise. Charles Pierre Savy a d’abord fait face à la crise de la vache folle, il s’est ensuite imposé face à la grande distribution, il a valorisé l’ancrage territorial de ses produits, il a réorganisé la production, il a fait cohabiter clientèle du pays et touristes dans un même magasin… Autant d’initiatives à succès qui ont révélé la personnalité d’un entrepreneur. Si bien que depuis le 1er prix national du meilleur tripou obtenu en 1966 par ses grands-parents, tout a changé mais le produit n’a pas perdu son âme et continue d’obtenir de nombreuses reconnaissances. C’est le plus important pour le jeune chef d’entreprise. Il est des règles auxquelles on ne peut déroger pour Charles Pierre Savy : la qualité a un prix, l’entreprise doit tenir une ligne de conduite et elle doit être structurée pour être pérenne. Des préceptes qui font toute la force de La Naucelloise et de sa stratégie de niche.

L’entreprise qui emploie 30 salariés connaît une croissance de 10% grâce aux produits frais qu’elle a lancés en barquette et dont la péremption a été optimisée à 2 mois : tripous en conditionnement de 12 et de 4 et le dernier né, la soupe au fromage. En conserverie, la nouveauté « pansettes de veau au safran et à la moutarde » a été élaborée avec le chef de Sauveterre-de-Rouergue, Michel Truchon. Ces produits, parmi lesquels on compte aussi poulet sauté, fricandeaux, pâtés de campagne, jambonneaux, … sont vendus en grande surface, à des grossistes, à quelques restaurants, à Paris, dans l’Hérault, sur internet et en Aveyron bien entendu. Notamment en bordure de la RN88, à Naucelle, dans le magasin d’usine qui vient d’adopter un nouveau look, ne se coupant pas pour autant de sa clientèle historique, « celle qui achetait ses tripous au sortir de la messe le dimanche » selon les mots du dirigeant. Les touristes de passage ont également la possibilité de visiter l’entreprise. Charles Pierre Savy ouvre ses portes et souhaite faire découvrir le savoir-faire de La Naucelloise. Une mise en scène technologique devrait bientôt mettre en lumière le secret de la potion magique sans jamais le dévoiler. L’entrepreneur a bien saisi la désormais « fameuse » fertilisation croisée produit/territoire et défend une image du département. Celui qui n’était pas formaté à la gestion d’entreprise fait vivre le jeu de mots de Jean-François Decuq « Le tripou, c’est sa passion, c’est Savy » par sa détermination, sa persévérance, sa curiosité et son ouverture.

Pour plus d' infos

Brèves, les gens ...
Richard Mir nouveau directeur de cabinet à la préfecture de l’Aveyron
Richard Mir succède à Béatrice Faddi à la direction du cabinet de la préfète de l’Aveyron, Danièle Polvé-Montmasson.
Plus d'infos
Marc Vergnet succède à Philippe Regourd à la Taverne à Rodez
Philippe Regourd rend son tablier et laisse place à Marc Vergnet aux fourneaux et à la tête du restaurant ruthénois.
Plus d'infos
Jean-Michel Cayron et Laurent Boyé MOF
Jean-Michel Cayron, coutelier de l’entreprise Honoré Durand a été élu Meilleur Ouvrier de France pour la 2ème fois. Quant à Laurent Boyé, « génie climatique » et formateur du CFA de la Chambre de Métiers de l’Aveyron, il reçoit sa première récompense.
Catherine d’Hervé nommée directrice de la Direccte Midi-Pyrénées
Catherine d'Hervé, prendra ses fonctions de directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de Midi-Pyrénées le 10 octobre prochain.
Philippe Lambert nouveau Directeur régional de la Caisse des Dépôts
Le nouveau directeur régional Midi-Pyrénées de la Caisse des Dépôts est Philippe Lambert ; il remplace Serge Bergamelli.
Patrick Berger à la tête de la direction régionale de la Banque de France Midi-Pyrénées
Patrick Berger succède à Chantal Boucher en tant que directeur régional de la Banque de France Midi-Pyrénées.
 Lettre de l'économie en Aveyron - n°63 - Août/Septembre 2011 - Page 4

A VOIR

> La proximité : un défi pour les IAA et la GMS
 Lettre de l'économie en Aveyron - n°63 - Août/Septembre 2011 - Page 5