La lettre de l'économie en Aveyron
Oct. 2011
Numéro 64


Edito

« Les dindons de la farce »

La question de la protection des marchés n’en finit pas de revenir dans nos débats. Du « laisser-fairisme» ultra libéral au protectionnisme franco-français étriqué, on pressent que le positionnement des uns et des autres par-delà les clivages traditionnels sur cette thématique nourrira la scène politico-économique dans les mois qui viennent.

Revenir aux fondamentaux et analyser quelques réalités de l’économie aveyronnaise, permet d’éclairer le parcours. Il n’est pas durablement imaginable de subir le triple « dumping » social, monétaire et environnemental que nous imposent les économies « low cost ».

Il suffit de visiter une entreprise industrielle aveyronnaise aujourd’hui aux prises avec un cadre réglementaire et des donneurs d’ordres toujours plus exigeants pour s’en convaincre. L’évacuateur de poussière, imposé à grands frais chez tel ou tel fabricant de menuiserie d’intérieur, ne le sera pas dans des pays comme l’Inde ou la Chine pourtant invités à nous inonder de leurs produits à prix canons. Ces mêmes produits auront été réalisés dans des conditions souvent inacceptables avec des matériaux parfois discutables dans des économies dirigées où le système monétaire demeure sous contrôle afin de favoriser coûte que coûte les échanges à l’export.

On pourrait opposer aux partisans d’une dose d’euro-protectionnisme raisonnée le risque d’étouffement de nos exportations vers les pays émergents particulièrement au moment où la Chine entre pour ainsi dire « au capital » de la zone euro. Ce serait oublier que plus de 80% des échanges en Europe sont infra-européens, ce serait également méconnaître le désastre absolu dans lequel se débat aujourd’hui notre balance commerciale.

Alors faisons aujourd’hui le pari que ces questions qui intéressent aussi bien la sous-traitance mécanique, la filière bois que l’ensemble des secteurs industriels aveyronnais seront abordées sans tabou car accepter « ad vitam aeternam » ce triple dumping revient à se tirer trois balles dans le pied et au bout du compte à devenir « les dindons de la farce ».


Arnaud VIALA
Conseiller Général de Vezins
Président d'Aveyron Expansion
Consultez le blog d'Arnaud Viala


Au sommaire

A la Une
> L’Aveyron : le vrai luxe

> Telex de l'économie

Macro-économie
> Le management de demain selon Gérard Taponat

Collectivités
> Le Plan ADER, un outil de structuration de la filière Aéronautique et Spatiale en Midi-Pyrénées

> Agenda

Vie des entreprises
> Les menuiseries Devic entre adaptation et innovation

> Innovation

Entrepreneurs aveyronnais
> Philippe Ethuin, une nouvelle énergie pour l’Aveyron

> Les gens

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A la Une  

L’Aveyron : le vrai luxe

Le 5 octobre dernier, le Cercle des Dirigeants Aveyronnais co-présidé par Arnaud Viala, président d’Aveyron Expansion, et Jean-Michel Estève, nouveau président de l’Aveyronnaise, se réunissait, aux salons 37 de la rue Marbeuf, chez Christian Valette à Paris, autour du thème « L’Aveyron et le luxe ».

Cette soirée regroupant une soixantaine de personnalités, animée par Nicolas Rossignol, toujours fidèle à ses racines aveyronnaises, fut l’occasion pour les acteurs de ce secteur de mieux se connaître, qu’ils soient aveyronnais d’ici ou de Paris, et d’échanger sur leur stratégie, leurs bonnes pratiques, leurs outils, leurs contacts... Ainsi Manuel Rubio et Nadine Carel de la Maison Causse Gantier, Thierry Moysset de la Forge de Laguiole, Patrice Rivière des Terres Cuites de Raujolles, Gaston Mercier de l’entreprise éponyme, Jean Rouquet du Château de Labro, Jean-Luc Roualdes pour Catherine André et Jean-Christophe Bedos ancien PDG de Boucheron, réunis autour d’un invité d’honneur, Jean-Louis Costes, sont intervenus sur une histoire commune, celle du haut de gamme aveyronnais, tous portés par la même passion d’un métier. Qu’ils aient voulu redonner vie à des savoir-faire traditionnels ou exprimer leur personnalité à travers un produit, c’est, pour tous, leur sensibilité qui s’est exprimée. Une faculté à produire une mise en émoi des sens du « consommateur ». C’est ce que Jean-Christophe Bedos appelle « créer la rupture » rappelant ainsi que le luxe n’est autre que ce qui est rare. Ce qui bien entendu n’a pas de prix et passe au-delà des frontières. Le luxe en Aveyron, ce sont finalement ses femmes et ses hommes qui expriment chacun, à leur manière la magie de ce qu’ils ressentent et capitalisent sans ostentation sur le triptyque savoir-faire/qualité/origine. L’Aveyron peut afficher un grand nombre d’atouts appartenant à l’univers du luxe : un département accessible mais désormais armé pour répondre aux publics les plus exigeants, et le Président du Conseil Général, n’a d’ailleurs pas hésité à tirer de cette soirée quelques enseignements pour le territoire.

Tous autour de la table n’avaient peut-être qu’un point commun dans leur histoire : leur identité aveyronnaise. Au-delà, ils ont démontré que leur réussite respective, malgré leurs différences d’approche économique, de produit ou encore d’outil, devait être un moteur pour tous ceux qui hésitent encore à développer leur initiative entrepreneuriale. Gageons que tous ceux qui se passionnent pour le développement de notre département pourront porter à leur manière les projets en cours afin d’offrir au plus grand nombre le luxe de connaître de grandes perspectives économiques.

Pour plus d'infos

A venir prochainement, le film de la soirée du Cercle des Dirigeants Aveyronnais du 5 octobre sur le thème "l'Aveyron et le luxe"

 

Telex... l'économie aveyronnaise en bref
Bois construction/fenêtres : évolution du marché

Entre filière construction et filière bois, le bois construction est un champ d’activité capital en Aveyron. Plus de 50% du chiffre d’affaires et des emplois de la filière bois aveyronnaise sont générés par des activités de charpente et de menuiserie. L’Aveyron est notamment l’un des principaux centres français de fabrication de fenêtres et de portes. Mais quid des tendances d’évolution sur ce marché ?
Même s’il subit actuellement les effets de la crise qui frappe de plein fouet le secteur de la construction, le bois construction (ossature bois, charpentes, fenêtres, portes, menuiseries, panneaux, parquet…) bénéficie incontestablement de l’essor des préoccupations environnementales. La part du bois dans les constructions est en augmentation, les maisons à structure de bois représentent désormais 6% du marché de la construction de maisons individuelles, certains segments tels que les extension/surélévations ou les rénovations par l’extérieur prennent de plus en plus d’ampleur.
Le bois construction a donc de beaux jours devant lui à condition de rester en alerte en matière d’innovation pour s’adapter aux exigences environnementales, normatives, esthétiques et techniques (notamment imbrication bois/autres matériaux dans les ouvrages contemporains...) tout en restant compétitif sur le prix. L’évolution du marché des fenêtres illustre bien l’équilibre subtil coût/performance énergétique auquel sont soumis les acteurs de la construction. BatiEtude a observé les tendances du marché de la fenêtre en France sur l’année 2010. 11 670 000 fenêtres (tous matériaux) ont été vendues en 2010 en France (dont un demi-million seulement importées). Si le bois est reconnu comme matériau écologique de première importance en matière de construction, près de 2 fenêtres sur 3 vendues en France en 2010 sont en PVC ! La fenêtre en bois ne représente aujourd’hui que 13% du marché global et a encore perdu 8% de parts de marché en 2 ans, au profit cette fois de l’aluminium. Peut-être le bois reviendra t-il dans la course profitant de l’évolution du marché de la fenêtre vers des produits très haut de gamme.
Sources : La filière bois en Midi-Pyrénées - dossier sectoriel 2010 - Les Echos 190111 - Le Moniteur 141010 et 190711 - l’Aveyron Economique 2010 (Aveyron Expansion)
A noter la parution de l’étude « Menuiseries intérieures aveyronnaises : pistes de développement à l’export » dans la collection Etudes « Repères » d’Aveyron Expansion (avril 2011)

Les Salaisons Guinou de nouveau opérationnelles à la Capelle Balaguier

Après l’incendie des bâtiments en juin dernier, les Etablissements Guinou ont repris la production. Le chantier de construction se poursuit. Le PDG du groupe Debroas tient à souligner l’extraordinaire solidarité aveyronnaise qui a permis de faire face aux événements, qu’il s’agisse des confrères du métier, les maisons Linard et Fontalbat Mazars, des fournisseurs, des artisans du pays, des habitants de la commune ou des élus.

La première maison de l’alimentation française, en Aveyron

Le Lycée La Roque a été choisi par le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation pour porter le projet de la première maison de l’alimentation. Face à la jungle informationnelle existante sur les aliments, l’idée est de « relocaliser l’information » selon les mots d’Armelle Molinier, chargée du projet afin que le consommateur s’y retrouve. Cette maison de l’alimentation sera à la fois un outil d’information, de découverte et de rencontres. Tout le monde sera concerné : consommateurs, professionnels…
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20 ans d’existence pour Unicor

Le 23 septembre dernier, Unicor, géant de l’agroalimentaire aveyronnais qui cultive la proximité avec les agriculteurs et les habitants des zones rurales, fêtait ses 20 ans d’existence, à Baraqueville.
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Logways propose sa solution logistique ferroviaire de l’Aveyron au Nord de la France

Logways qui livre à Umicore des bobines de zinc une fois par semaine en provenance du Nord repart à vide. Logways propose donc aux industriels locaux cette solution logistique vers le Nord de la France, ses ports et le Bénélux.
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Deux projets aveyronnais bénéficient du plan régional pour la production d’énergies renouvelables

L’installation d’une chaufferie collective au bois dans les bâtiments communaux de Sauclières et celle d’une chaudière à granulés dans le cadre de l’agrandissement de l’atelier de la charcuterie Conquet à Laguiole ont été sélectionnées par la Région dans le cadre du plan pour la production d’énergies renouvelables. Elles ont toutes deux bénéficié d’aides de l’Ademe.

Les créations de l’ébéniste Benoît Lacombe au Carrousel du Louvre du 3 au 6 novembre prochains

Quatre des plus belles pièces de l’ébéniste millavois Benoît Lacombe ont été retenues pour être exposées au 17ème salon international du patrimoine culturel, parmi 200 autres exposants d’excellence triés sur le volet.
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L’entreprise Sirmain TP à Rignac s’agrandit

Sirmain TP sur la zone d’activités des Landes à Rignac a entamé des travaux d’agrandissement et de rénovation de son dépôt pour disposer de nouveaux bureaux et d’un nouvel espace atelier et stockage des véhicules.
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Sophie Cépière et ses confections à Maleville

L’héritière de la marque de vêtements en maille Maryse Cépière, Sophie Cépière, a installé son atelier et une boutique à la zone artisanale de Maleville qui a ouvert ses portes le 15 octobre dernier. Tout sera donc désormais créé et fabriqué à Maleville : pulls, vestes, tuniques, pantalons, jupes, accessoires… Des vêtements haut de gamme en fibre naturelle.
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18700 m² de panneaux photovoltaïques pour les abattoirs Poujol

Le 6 septembre dernier, les 18700 m² de panneaux photovoltaïques installés sur la toiture des abattoirs et les bâtiments d’élevage Poujol à Sainte-Geneviève-sur-Argence ont été raccordés au réseau. Il s’agit de la plus importante installation du département.

Nova Cella sauvegarde le patrimoine

A Naucelle, Sophie-Jeanne Vidal, conservateur-restaurateur du patrimoine, spécialiste de l’histoire de l’art mais aussi des domaines chimiques, mécaniques et physiques d’une œuvre dégradée et Frédéric Bourguignon, architecte du bâti, dessinateur scientifique et scaphandrier, forment Nova Cella. Une entreprise de restauration du patrimoine qui intervient partout dans le monde.

Capraro primée au concours régional « ça bouge dans les TP »
L’entreprise de travaux publics, Capraro, à Capdenac, accompagne depuis plusieurs années ses salariés pour améliorer leur savoir. Cette initiative est récompensée par la Fédération des Travaux Publics de Midi-Pyrénées dans le cadre du concours régional « ça bouge dans les TP ».
STS va produire de nouvelles pièces pour l’A400M
Spécialisée dans la fabrication de sous-ensembles composites et mécaniques pour l’aéronautique, le spatial…, Société Technic’Services (STS) à Decazeville, va signer un contrat avec le lotois Ratier Figeac, pour la production de flasques arrières, destinées à être fixées à l’arrière des hélices de l’A400M.
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Mesure d’incitation financière pour les stages en Aveyron effectués par des internes en médecine générale
Face à la cartographie médicale de l’Aveyron, le Conseil Général a adopté une mesure d’aides au logement et au transport pour les internes en médecine générale qui souhaiteraient effectuer leur stage en Aveyron. 33 ont déjà répondu présents suite à la présentation du département lors de la journée d’accueil des internes le 7 octobre dernier à la faculté de médecine de Rangueil à Toulouse.
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2ISA ouvre un pôle d’excellence informatique
2iSA, centre de reclassement professionnel, à Millau, qui propose aux personnes confrontées à un handicap, des formations informatiques qualifiantes de haut niveau, a ouvert un pôle d’excellence unique en France. Il offre une formation en alternance d’ingénieur en architecture et ingénierie des systèmes et logiciels.
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Nouveau fonds d’investissement pour les PME de l’électronique et du numérique
L’industrie de l’électronique et du numérique va bénéficier d’un fonds d’investissement sectoriel pour soutenir ce secteur stratégique selon le Ministre de l’Industrie.
Un nouveau portail pour l’import-export des entreprises
Le gouvernement vient de lancer un portail interministériel sur l’import-export à destination des entreprises www.import-export.gouv.fr. Réglementation, procédures douanières et de financement sont notamment abordées. À terme, les entreprises pourront également effectuer une partie de leurs formalités en ligne.
 
 
 Lettre de l'économie en Aveyron - n°64 - Octobre 2011 - Page 1

Macro économie - Collectivités


Macro-économie

Le management de demain selon Gérard Taponat

Dans le cadre du cycle de conférences institué depuis 2006 avec Aveyron Expansion, Mecanic Vallée et Bosch, le spécialiste du management, Gérard Taponat, Directeur des Affaires Sociales chez Manpower Business Solutions et professeur chercheur à l’Université Paris Dauphine, nous livrait, dans les locaux castonétois de Bosch, le 21 septembre dernier, les clefs du management de demain. Un management entre proximité, diversité, agilité et exemplarité.

Les fonctions d’encadrement intermédiaire dans « l’entreprise française » sont aujourd’hui en proie au malaise. En témoignent le refus de promotion de certains cadres constaté par les DRH, la montée du stress et l’absentéisme qui en découle, des relations plus conflictuelles qui peuvent se solder par des actions en justice... Ce malaise s’explique par l’écart croissant entre les dirigeants et les cadres intermédiaires (banalisation du statut), le clivage des rémunérations, les injonctions paradoxales du discours managérial, le rééquilibrage entre vie professionnelle et vie personnelle, la répartition des charges de travail, une association moindre aux prises de décision, une rupture sur les choix stratégiques entre la direction et l’encadrement intermédiaire et les perspectives d’évolution.

Selon Gérard Taponat, pour aborder les nouvelles pistes d’action de la fonction managériale de demain, il est des thèmes à ne pas négliger, comme la question du sens du travail. Le cadre actuel doit exercer avec une génération qui se pose beaucoup de questions, une course après le temps, une hyper sollicitation des corps sociaux, une individualisation du système avec des objectifs/des primes où c’est la performance qui devient la mesure et non la compétence, une parcellisation des tâches… « Si bien que les plus faibles décrochent » selon le spécialiste du management. Pendant des siècles, le travail s’est passé de sens. Aujourd’hui, les dirigeants se doivent de donner du sens à leurs collaborateurs mais aussi de prendre en compte les sensibilités de chacun dans leur mode de management car ce sont elles qui créent la force de l’entreprise.

Le nouveau rapport culturel et générationnel est aussi à considérer. Finies les illusions ! Plus personne ne croit en la magie des méthodes, des discours, de l’entreprise modèle, de l’entreprise communautaire redessinant ainsi les fonctions Ressources Humaines en des fonctions d’« architecte du vivant » selon les mots de Gérard Taponat dont l’outil majeur est la négociation. L’entreprise est devenue le premier corps politique de la nation. Elle est l’avenir de la France dans le sens où elle doit remplir une mission que la famille, l’école, la culture n’ont pas su mener. L’entreprise doit aujourd’hui faire plus que produire, elle doit servir. Le travail est davantage perçu comme le moyen d’obtenir un gain, de se réaliser en tant qu’individu et de s’intégrer dans la société. La majorité des salariés aspirent à une meilleure conciliation de leur vie professionnelle et de leur vie familiale. Les motifs invoqués : le manque de visibilité sur les perspectives professionnelles, un travail et des efforts qui ne sont pas appréciés à leur juste valeur, aucun retour sur la qualité du travail effectué… Pour palier ces effets, les cadres doivent redonner du sens à leurs collaborateurs. D’autant plus que la génération née à partir des années 80 est une génération qui veut de la reconnaissance, qui se pose des questions. Le critère d’obéissance ne suffit plus, le manager doit montrer l’exemple.

Le modèle professionnel a changé. L’entreprise n’est plus un héritage mais une construction. L’informel qui crée la cohésion devient tout aussi important que le formel qui apporte la cohérence. La communication sociétale démarre dans l’entreprise et la fiabilité sociale devient un élément fondamental de l’évolution de nos entreprises. Autrement dit, « on doit faire à l’intérieur de l’entreprise ce que l’on préconise à l’extérieur » explique Gérard Taponat. Le temps social, 2,5 fois plus long que le temps de l’entreprise doit prendre de l’avance. « Tout ce qui n’est pas anticipé est perdu et les compétences doivent être développées en permanence pour éviter tout drame social ». L’explosion des flux et l’organisation en réseau engendrent la fin « du monde fini ». Le commerce est au cœur de cette mondialisation. En découle la culture internationale de l’entreprise qui a le monde pour horizon. « Et dans ce monde de plus en plus globalisé, le social s’exporte aussi bien que l’économique. En témoignent les dernières révolutions du monde arabe » justifie Gérard Taponat. La course sans fin après le temps produit inévitablement un risque psycho-social. Bien heureusement, le système français bénéficie d’outils performants (VAE, DIF/CIF, contrat de professionnalisation, plan de formation…) qui permettent de bâtir un parcours professionnel et de donner du sens aux salariés qui susciteront projets et développement de l’entreprise. Pour Gérard Taponat, l’organisation, 2ème source de stress au travail, n’est pas un organigramme mais un organisme vivant !

Les relations professionnelles et sociales évoluent. L’entreprise a une responsabilité économique fondamentale mais aussi une responsabilité sociale et sociétale. Le système socio-économique français est basé sur un syndicalisme qui prend le pas en cas de déséquilibre ; le système de co-gestion en France n’existe pas. Les relations sociales sont une question d’équilibre. C’est pourquoi l’acte managérial est nécessaire. Il doit prendre en compte les besoins professionnels, les besoins d’équipage afin de ne laisser aucune place aux dérives individualistes, les besoins psychiques et les besoins de progression de chacun. Gérard Taponat défend l’idée de négociation sociale. « Elle a fait l’histoire de la France ». La négociation sociale marque le passage d’impossible en « un possible » et l’entreprise donne ainsi le signe qu’elle « maîtrise » la situation à venir. Il s’agit du seul mode décisionnel qui réclame l’unanimité des acteurs, en leur confiant le rôle essentiel de leur propre solution. La négociation est de plus en plus qualitative et demande une formation renouvelée des acteurs des relations sociales en entreprise. La performance globale ne dépend plus d’abord de la performance individuelle de chacun de ses membres, elle dépend de la mise en cohérence des différentes contributions, construite et adaptée en permanence selon les logiques flexibles en présence. Le succès d’un projet est garanti par la force du réseau qui le porte et le construit progressivement. La négociation sociale devient une architecture du projet socio-économique de l’entreprise.

Les pistes d’action de la fonction managériale évoquent plusieurs managements : un management d’équipe et de projet et un management de confiance et d’adhésion. Pour éviter les risques psycho-sociaux, le manager doit travailler sur la reconnaissance, le front intérieur de l’entreprise, le changement et la charge de travail. Pour répondre au malaise du management intermédiaire, la direction d’une entreprise doit être capable de reconstruire un pacte de confiance, retrouver les actes de reconnaissance, donner du sens, garantir l’employabilité, fluidifier la mobilité interne, donner les moyens d’une autonomie réelle, mieux réguler les organisations intermédiaires, travailler sur les signes de reconnaissance, redéfinir le rôle social du manager intermédiaire, former au management de développement, reformuler la transmission versus la communication. Un management responsable demande une intuition forte, une vision d’entreprise culturelle, économique et sociale, quelques convictions compréhensibles par tout le monde, une détermination dans la mise en œuvre, une capacité à fédérer autour de vraies valeurs, une qualité de médiateur pour partager sa vision, une ténacité pour permettre les mutations et les consolider dans la durée. Pour Gérard Taponat, il n’y a pas de fatalité économique et sociale.

 


Agenda économique

 

Jobs’TIC le 7 novembre prochain à Laissac
Le réseau des entreprises TIC Sud Massif Central (SISMIC) organise des rencontres de l’emploi et du recrutement informatiques à la salle des fêtes de Laissac, le 7 novembre prochain de 14h à 19h.
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Midinvest le 8 novembre 2011
L’opération innovation et financement en Midi-Pyrénées, Midinvest, se tiendra le 8 novembre prochain à Toulouse au centre de congrès Diagora Labège. Auront lieu des rencontres d’affaires entre investisseurs et dirigeants d’entreprises, des ateliers ciblés sur les problématiques de l’entreprise en croissance, un salon du financement. Plus de 400 professionnels du développement et du financement des entreprises seront présents.
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Créer ou reprendre une entreprise le 15 novembre en Aveyron
La CCI de l’Aveyron organise une réunion d’information intitulée « les rendez-vous du créateur et du repreneur » le 15 novembre prochain, de 9h à 12h, dans ses locaux à Rodez.
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9ème Salon de l’entreprise Midi-Pyrénées du 16 au 17 novembre à Toulouse
Le 9ème salon de l’entreprise Midi-Pyrénées se tiendra au centre de congrès Diagora à Labège du 16 au 17 novembre prochains. Il s’adresse aux chefs d’entreprises ainsi qu’aux personnes souhaitant créer, reprendre, développer ou céder leur entreprise.
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Opération « Place aux jeunes » jusqu’au 18 novembre, pour les 18-35 ans qui ont un projet de création ou de reprise d’entreprise
Sur le modèle québécois, le Pays Ruthénois et la communauté de communes Bozouls Comtal lancent un appel aux 18-35 ans de leur territoire qui souhaiteraient installer ou reprendre une entreprise en Aveyron. Quinze jeunes seront choisis sur lettre de motivation à envoyer avant le 18 novembre et bénéficieront de 3 jours de formation, d’échange et de prise de contacts en fonction des projets, puis d’un appui logistique et de rencontres avec des chefs d’entreprises. Avis aux graines d’entrepreneurs !
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Entreprises : 3 mois début 2012, pour obtenir une extension d’adresse internet personnalisée
Les entreprises et organisations pourront bientôt disposer d’une nouvelle signature internet. Autrement dit, les .com, .net, .org… pourront être transformés en .renault, .loreal, .apple… La demande est à formuler entre le 12 janvier et 12 avril 2012.



Collectivités

Le Plan ADER, un outil de structuration de la filière Aéronautique et Spatiale en Midi-Pyrénées

Le 14 septembre dernier, le Préfet de Région et le Président de la Région Midi-Pyrénées annonçaient le lancement du Plan ADER III, nouvelle phase du programme Etat-Région de soutien à la filière Aéronautique et Spatiale pour la période 2011-2014. L’occasion de rappeler les origines de cet outil ainsi que de dresser un bilan de la phase qui vient de se terminer…

Le plan d'Actions pour le Développement des Entreprises Régionales du secteur aéronautique (ADER) a été mis en œuvre en février 2001, sur la base des conclusions d'une étude sectorielle sur « les industries de l'aéronautique et du spatial en Midi-Pyrénées » réalisée en 1998 par la DRIRE aujourd'hui DIRECCTE.
L’objectif initial du plan ADER est d’accompagner le réseau des PME sous-traitantes de l’aéronautique face aux mutations industrielles du secteur et aux changements organisationnels souhaités par les donneurs d’ordre (réduction des coûts et compétitivité, réactivité et flexibilité, capacité d’offre globale et de partage du risque, appropriation de nouvelles technologies et de nouvelles compétences, mondialisation, concurrence accrue et nécessité d’accéder à de nouveaux marchés).
L’originalité du Plan ADER :
- une approche conjointe des structures en charge du développement local et du milieu industriel concerné ;
- un dispositif de travail collaboratif innovant entre les différents intervenants, dispositif qui a été formalisé par la création d'un Comité Technique d'Orientation du plan ADER (CTOA).
Aveyron Expansion est partenaire du Plan ADER, et participe à cet effet au CTOA.

Le Plan ADER II aura été marqué par deux facteurs économiques majeurs :
- La démarche des pôles de compétitivité, et la nécessité d’intégrer le plan ADER au sein d’AEROSPACE VALLEY, dont il est l’un des projets structurants depuis 2005 ;
- Le Plan « POWER 8 » d’Airbus, et ses conséquences dans l’accompagnement du réseau de sous-traitance.
Les actions menées durant cette période 2005-2011 du Plan ADER ont ainsi été centrées sur 3 axes de travail :
- La structuration financière des entreprises, avec pour but de faciliter et conforter l’émergence de sous-traitants de rang 1 (des réflexions menées dans le cadre du Plan ADER ont notamment amené le déploiement du fonds AEROFUND au plan national) ;
- L’organisation industrielle, dont les objectifs visaient essentiellement la performance industrielle et technologique des sous-traitants (plusieurs actions collectives et appels à projets ont été lancés sur des thématiques telles que le Lean Manufacturing, les textiles techniques, les matériaux composites,…)
- La Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences et formations associées, afin d’anticiper les besoins court et moyen termes des entreprises en ressources humaines.
Plusieurs de nos entreprises aveyronnaises auront pu bénéficier des actions mises en place dans le cadre du Plan ADER II.
Finalement, plus de 32,2 M€ auront été engagés sur la période 2005-2010 :
- 18,4 M€ par l’Etat (dont 1,97 sur crédits FEDER)
- 13,8 M€ par la Région (dont 1,3 sur crédits FEDER)

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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°64 - Octobre 2011 - Page 2

Vie des entreprises

Entreprise  

Les menuiseries Devic entre adaptation et innovation

L’entreprise Devic qui fabrique des menuiseries, sur la zone de Bel Air à Rodez, a su faire sa place sur un marché atomisé. Son histoire et son engagement font la force de l’entreprise familiale.

La société Devic est initialement l’affaire de deux hommes : le grand-père de Thierry Devic, l’actuel dirigeant, et son frère qui se lancent dans la fabrication de menuiseries intérieures en 1928, à Rodez. L’histoire familiale se poursuit avec l’arrivée, en 1966, du père de Thierry Devic, Raymond, qui développe l’activité « menuiseries intérieures » et introduit la production de menuiseries extérieures, portant l’effectif de l’entreprise à 40 salariés. La troisième génération, Thierry Devic, entre dans la société en 2002. Une société qui au fil du temps, a abandonné la fabrication de menuiseries intérieures et arrêté la pose du matériel qu’elle produisait. Devic a ainsi changé de métier, de clients. Elle a évolué et s’est adaptée au marché. Elle a investi sur des produits complémentaires au bois comme le PVC et l’aluminium. Aujourd’hui, elle produit 80 000 ouvertures par an pour le Grand Sud de la France (en-dessous d’une ligne Bordeaux-Lyon) selon un schéma de distribution qui allie le négoce et la vente directe aux professionnels/artisans. C’est ce que Thierry Devic appelle le tout-diffus. L’entreprise fabrique des menuiseries standard pour la distribution et du sur-mesure pour les gens du métier avec un délai de 4 semaines. Sa production est en phase avec les chiffres du marché : sur 100 fenêtres fabriquées aujourd’hui, 12 sont en bois, 60 en PVC et 28 en aluminium. Cette adéquation est passée par des investissements importants : les circuits de fabrication et les machines ne sont plus les mêmes. Une équipe commerciale a été intégrée.

La société Devic s’est donnée les moyens de « contrer » la production des pays low cost. Elle mise sur la qualité et l’innovation de ses produits et est très attentive aux évolutions d’un marché en pleine mouvance, réglementaire notamment. Mais l’entreprise familiale qui emploie 75 personnes se réclame avant tout d’une aventure humaine où service et relation clients sont les clefs d’une politique d’entreprise engagée. Thierry Devic tient à saluer les salariés de son entreprise qui lui donnent envie, chaque jour, par leur travail, d’élaborer de nouveaux projets pour l’entreprise. « Ce sont tous les maillons de l’entreprise qui la font évoluer » affirme le dirigeant pour qui le challenge est d’anticiper la création d’un produit qui devra être en phase avec les attentes du consommateur. Thierry Devic a satisfaction à voir les menuiseries de la maison en situation finale, confirmant que l’entreprise ne s’était pas trompée sur les tendances. Devic réalise 13,5 millions d’€ de chiffre d’affaires et connaît une croissance à 2 chiffres. Une belle réussite nuancée toutefois par "l'énergie dépensée à sortir et rentrer quotidiennement dans notre département" selon les mots de Thierry Devic qui regrette également le décalage important entre la réalisation de la réhabilitation de la zone de Bel Air et ses attentes en la matière...

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Innovation : produits, services, marques...
Novesca, l’escalier rangement de l'entreprise Cayron à Valady, qui permet de gagner de la place

Novesca est un système modulaire breveté qui fusionne 2 éléments fondamentaux du logement : l’escalier et le rangement. Il apporte avec innovation une alternative aux habituelles solutions de caissons sous les escaliers. Il s’agit d’un escalier auto-porteur qui est réalisé sur-mesure en fonction des besoins de chacun et dont la pose est très facile. Il peut être fabriqué à partir de matériaux contemporains ou traditionnels. Le produit a reçu le Janus de l'Industrie décerné par l'Institut Français du Design.
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"Un tricot pour mes héros", Catherine André dévoile sa première collection destinée à l'Homme

Depuis 15 ans, Catherine André a scellé ses fondamentaux, tissant autour de la maille un univers créatif et poétique inépuisable, qui conquiert à chaque saison le coeur des femmes mais aussi, celui de leurs compagnons ou, tout simplement, des hommes qui les regardent. Par envie, et aussi par bon goût, ils sollicitent depuis longtemps des vêtements qui leur soient destinés. C'est chose faite avec la nouvelle collection Homme Catherine André Automne-Hiver 2011. Elle est distribuée dans les boutiques parisiennes Catherine André et sur la boutique en ligne www.catherineandre.com/shop.

Toro : nouvelle marque de couteaux

Michel Frayssou, coutelier du Nayrac qui commercialise ses couteaux sous la marque Vent d’Aubrac, a créé avec ses amis Marc Millet et Thierry Saint-Luc, un couteau baptisé Toro, clin d’œil à la statue animale de la place centrale de Laguiole. Une fabrication qui devrait bientôt trouver refuge dans les environs de Laguiole sous le nom La Fonderie de Laguiole.
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Leclerc à Onet-le-Château lance la marque C’du coin

Le supermarché Leclerc d’Onet-le-Château vient de créer une association avec des producteurs aveyronnais pour commercialiser leurs productions sous la marque C’du coin. L’opération est lancée du 8 au 12 novembre prochains.

La Forge de Laguiole : un Laguiole pour Cyril Lignac

Parmi les couteaux de La Forge de Laguiole, on peut désormais compter un laguiole imaginé par Jean-Michel Wilmotte pour le jeune chef d’origine aveyronnaise, Cyril Lignac.
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Forest Liné offre une alternative au procédé d’usinage chimique

Forest Liné à Capdenac, intégrée dernièrement au groupe Mag travaille sur la mise au point d’une nouvelle solution industrielle : un process associant machine-outil, outillages adaptés et informatique industrielle dédiée, qui offre une alternative au procédé d’usinage chimique utilisé pour alléger les structures métalliques destinées à l’aéronautique. Les premières machines devraient sortir sur le marché en 2012. Par ailleurs, Forest Liné engagée depuis trois ans dans une démarche d’éco-conception affiche sur ses machines une baisse de consommation d’énergie en exploitation, un recyclage des fluides utilisés et des matériaux. Un facteur différenciant pour l’entreprise aveyronnaise.
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  Lettre de l'économie en Aveyron - n°64 - Octobre 2011 - Page 3

Entrepreneurs Aveyronnais

Portrait  

Philippe Ethuin, une nouvelle énergie pour l’Aveyron

Philippe Ethuin, gérant de Solusun, bureau d’éco-conception solaire est convaincu du potentiel aveyronnais. Il s’agit, pour cet homme plein de ressources, d’un territoire en adéquation avec ses projets...

Originaire de Douai, il a d’abord travaillé 7 ans à Paris dans la gestion de relations partenaires en tant qu’alliance manager pour de gros clients comme Capgemini, Groupama… Puis il s’est tourné vers l’Australie en 2004 où il a découvert l’utilité du soleil, un peu comme une révélation. « J’ai rencontré des gens qui vivaient grâce à leurs panneaux solaires depuis des années » lance le douaisien. C’est alors qu’il était en panne au milieu du désert qu’une idée a germé dans sa tête : Solarstore. « J’ai pensé pouvoir recharger mon téléphone portable grâce à des stores solaires dont bénéficierait mon véhicule » explique le jeune homme. De retour en France, il dépose la marque au niveau européen, intègre les incubateurs Innotex (de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles) et Apui (de l’Ecole des Mines de Douai). Mais la découverte d’un projet similaire chez Dickson Constant, numéro 1 mondial des textiles techniques outdoor, implanté dans le Nord-Pas-de-Calais, met fin à ses espoirs de réussite en la matière. Philippe Ethuin qui n’est pas du genre à abandonner, rebondit et décide de créer avec son associé Benoit Lemaître, Solusun, un bureau d’études spécialisé dans le développement de supports solaires photovoltaïques. Il est clair pour eux que les industriels auront besoin d’une expertise pour faire le bon choix en matière de technologie solaire lorsque développement de produits photovoltaïques il y aura. Au moment où tout le monde fonçait tête baissée sur une utilisation du photovoltaïque en toiture, Solusun s’inscrit sur une tendance opposée : l’intégration de panneaux solaires sur des produits. La première année, avec l’aide d’élèves ingénieurs de l’Ecole des Mines de Douai et d’Estech, Solusun développe Sunnypark (http://www.sunnypark.fr), une borne autonome d’éclairage solaire. Une création dont le succès ne tarde pas à faire écho : elle reçoit le prix Eco-innovation 2009 au salon Environord, un trophée INPI de l’innovation la même année, les ingénieurs des Mines sont finalistes du prix des ingénieurs décerné par l’Usine Nouvelle et en juillet dernier, Sunnypark est récompensé d’un Janus de l’industrie aux côtés d’entreprises comme Philipps, Brandt… L’Observeur du Design a également labellisé la borne de Solusun lui permettant d’être exposée en 2012 à la Cité des Sciences et d’Industrie à Paris. Philippe Ethuin est fier de cette réalisation « de conception et de fabrication française » comme il aime à préciser. Effectivement en 2010, c’est l’éclairagiste niçois Ragni qui industrialise le concept et le commercialise. Avec Sunnypark, Solusun a désormais sa carte de visite qui lui offre toute légitimité face aux industriels. Le gérant de Solusun dispose d’un autre atout : son pouvoir fédérateur. Il a d’abord rassemblé en tant qu’actionnaires, Estech, société de Design et de prototypage et Airele, spécialiste des questions environnementales pour les entreprises (réglementation, diagnostic). Tous les trois ont mutualisé leurs compétences pour développer une plateforme appelée Green Design offrant aux industriels la possibilité de conceptualiser, développer et labelliser leur projet d’éco-produit. A peine débarqué en Aveyron, sa deuxième révélation, le jeune homme cherche déjà de nouvelles collaborations. A Sainte-Eulalie d’Olt où il a élu domicile avec son épouse originaire du coin, Philippe Ethuin a noué des contacts avec Sébastien Blaquière de la Brasserie d’Olt au sujet d’un vélo électrique rechargeable à l’énergie solaire, avec Laurent Reynaud fabricant de roulottes traditionnelles équipées de panneaux solaires. L’Aveyron inspire l’homme aux 1000 projets. « Lorsque je me lève ici le matin et que j’ouvre les volets, je vois tout vert, c’est une vraie source d’inspiration » justifie le dirigeant qui a fait le choix de l’Aveyron par conviction. L’accompagnement d’Aveyron Expansion et le positionnement éco-territoire du département ont été autant d’éléments persuasifs pour l’entrepreneur qui croit plus que jamais au potentiel Aveyronnais pour développer Solusun. Ayant l’objectif de rendre autonome énergétiquement des équipements du quotidien tels que le mobilier urbain (dans les éco-quartiers), il envisage aussi d’aborder les secteurs automobile et aéronautique. Implanté à la pépinière de Millau, célébrée pour son viaduc, symbole de l’excellence francaise en matière d’ingénierie, Philippe Ethuin souhaite également renforcer ces partenariats techniques en créant un pont entre les Mines de Douai et d’Albi. La collaboration avec les associations telles que Canopée, en Aveyron, et Bientôt Electrique, à Blois, sont aussi porteuses de beaux projets à l’image de la Solardyane, Dyane Electrique Solaire, qui roulera prochainement silencieusement et sans essence sur les routes de la vallée d’Olt. C’est sûr Philippe Ethuin est une nouvelle énergie pour l’Aveyron, une énergie verte !

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